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L’internet haut débit, un atout pour le développement de l’Afrique à travers la réalisation des ODD

jeudi 14 juillet 2016

Dans un monde en pleine révolution numérique, l’Union Internationale des Télécommunications exhorte les pays, notamment ceux d’Afrique, à tirer parti de cette mutation pour améliorer les conditions de vie de leurs populations. Dans une déclaration publiée, le 11 juillet 2016, par la Commission sur le haut débit pour le développement durable, l’agence des Nations Unies a exhorté les gouvernements, le secteur privé et les partenaires au développement à investir davantage dans l’infrastructure Internet à très haut débit pour accélérer la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), leur développement en somme.

En Afrique, le déploiement de l’internet haut débit résoudrait bien des problèmes. Avec un accès Internet de qualité, les populations pourront créer des activités génératrices de revenus au niveau local, accéder à des opportunités d’emplois, autant de facilités à même de faciliter l’atteinte de l’objectif 1 « pas de pauvreté » et 8 « travail décent et croissance économique ». Pour ce qui est de l’atteinte de l’objectif 2 « faim zéro », l’accès aux capacités du haut débit aidera les agriculteurs à apprendre de nouvelles techniques agricoles, obtenir des informations précises sur des événements météorologiques et entreprendre ainsi leurs activités au bon moment pour une abondance des récoltes.

Actuellement, plusieurs nations africaines développent l’e-santé pour rapprocher les populations des spécialistes de la santé. Les populations n’auront plus à parcourir de longues distances pour consulter un médecin. La consultation, l’analyse des examens et le suivi médical pourront se faire à distance, directement grâce à Internet. Le haut débit, dans cette mesure, est une solution pour l’atteinte de l’objectif 3 « Bonne santé et bien-être ». Idem pour l’atteinte de l’objectif 4 « éducation de qualité ». Le haut débit donnera aux populations un accès à une multitude de connaissances dans divers domaines. Tout le monde, garçons comme filles, pourra y accéder. Un bon point pour l’atteinte de l’objectif 5 « égalité entre les sexes », qui promeut l’accès aux mêmes chances pour les deux genres.

Les smart cities (villes intelligentes) qui se mettent progressivement en place au Gabon ou encore au Sénégal, avec l’appui de Microsoft, représentent des solutions pour l’atteinte des objectifs 11 « villes et communautés durables », 6 « eau propre et assainissement », 7 « énergie propre et d’un coût abordable », 9 « industrie, innovation et infrastructure » et 12 « consommation et production responsables », 13 « mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques », 14 « vie aquatique » et 15 « vie terrestre ». L’internet haut débit, dans ces agglomérations urbaines, permettra une meilleure gestion de l’espace urbain (sécurité, voirie, infrastructures, circulation, etc.), une distribution efficace et rationnelle de l’eau et de l’énergie pour éviter les gaspillages. Des capteurs reliés aux agences gouvernementales adéquates par l’infrastructure haut débit pourront donner l’alerte lors de l’atteinte de niveaux élevés de pollution des eaux et de l’air, nécessitant la prise de solutions pour la protection des milieux aquatiques et terrestres.

L’e-gouvernement que sont en train d’adopter plusieurs nations africaines viendra, lui, répondre, grâce au réseau large bande qu’il nécessite pour interconnecter les administrations publiques aux usagers, aux objectifs 16 « paix, justice et institutions efficaces », 10 « inégalités réduites » et 17 « partenariats pour la réalisation des objectifs ». Les populations pourront en effet participer pleinement à la gouvernance politique, scruter les activités des décideurs, attirer l’attention des pouvoirs publics sur les injustices et les cas de mauvaise gestion, etc.

A travers l’internet haut débit, l’UIT considère que les populations africaines auront le pouvoir de transformer davantage leur vie et celle de leur société. Le rapport 2016 de la Banque Mondiale, intitulé Digital Dividends le prouve. Le document démontre comment les capacités Internet actuelles ont déjà contribué à améliorer l’accès des populations africaines à l’éducation, aux services financiers, à l’emploi, à l’information, à interagir avec le gouvernement.

(Source : Agence Ecofin, 14 juillet 2016)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 11 081 424 abonnés Internet

  • 10 817 325 abonnés 2G+3G+4G (97,62%)
    • 2G : 33,28%
    • 3G : 54,50%
    • 4G : 12,13%
  • 97 453 clés et box Internet (0,88%)
  • 145 964 abonnés ADSL/Fibre (1,341%)
  • 17 953 abonnés bas débit (0,16%)
  • 2729 abonnés aux 4 FAI

- Liaisons louées : 22 825

- Taux de pénétration des services Internet : 70,46%

(ARTP, 30 juin 2019)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 307 030 abonnés
- 236 665 lignes résidentielles (77,08%)
- 70 274 lignes professionnelles (22,89%)
- 91 lignes publiques (0,03%)
- Taux de pénétration : 1,952%

(ARTP, 30 juin 2019)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 201 494 abonnés
- Taux de pénétration : 109,38%

(ARTP, 30 juin 2019)

FACEBOOK

- 3 171 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 18,6%

(Facebook, Juin 2019)