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L’éducation aux médias permet de se prémunir contre les fake news

mardi 6 mars 2018

L’introduction de l’éducation aux médias dans les programmes scolaires peut permettre de lutter contre les ravages des fake news (fausses informations), a indiqué Charles Sanches, coordonnateur de la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF).

« La première des choses, c’est d’introduire dans les programmes scolaires ce qu’on appelle l’éducation aux médias », a dit M. Sanches, activiste et blogueur, dans une interview avec Ouestafnews.

Les fake news sont des informations délibérément fausses ou truquées émanant en général d’un ou de plusieurs médias, d’organismes ou d’un individu, selon une définition de l’encyclopédie en ligne Wikipédia.

Elles participent à des tentatives de désinformation que ce soit via les médias ou sur les réseaux sociaux, avec une intention d’induire en erreur.

« Les gens doivent pouvoir savoir comment on lit une information, quelle est la fiabilité d’une information », estime M. Sanches, un activiste basé à Dakar.

La réflexion est déjà entamée dans d’autres parties du monde. Mi-février 2018, des chercheurs de l’Université de Cambridge (Angleterre), en partenariat avec un collectif de journalistes hollandais ont mis en place un jeu pour apprendre aux citoyens les techniques pour déconstruire la désinformation.

Pour le coordonnateur du PPLAAF, « tant qu’on ne peut pas lutter contre l’ignorance, il sera très difficile de lutter contre les fake news », une information diffusée à dessin pour abuser et tromper.

En février 2018, une information, diffusée par beninwebtv, selon laquelle un collectif dénommé « Mon mari a droit à quatre femmes » a vu le jour. L’annonce a été largement relayée sur les réseaux sociaux et par certains médias en ligne. Il s’agissait d’une fake news véhiculée à des fins inavouées.

Les multiples possibilités qu’offre l’explosion des technologies de l’information, internet et les réseaux sociaux ont beaucoup contribué à la généralisation des fake news.

Force est de constater que ce phénomène s’amplifie au moment où les journalistes ne cessent de réfléchir sur la menace que les nouvelles technologies fait peser sur leur métier.

Selon Charles Sanches, il faut développer un certains nombres de choses comme l’idée d’Africa Check. C’est une excellente initiative qui va dans ce sens-là, développer le journalisme de vérification des faits, « c’est important », a-t-il dit.

La loi comme parade

Les fake news, a-t-il souligné, c’est simplement de la désinformation et cela a toujours existé. « Ce qui est nouveau, c’est l’amplification que cela peut avoir et cela peut aller jusqu’à la déstabilisation comme lors des élections aux Etats-Unis ».

Le 13 février 2018, le ministre français de la Culture, Françoise Nyssen, a présenté aux éditeurs de presse un projet de loi pour lutter contre la prolifération de fausses informations. Un projet annoncé début février par le président français Emmanuel Macron pour lutter contre les fake news en période électorale.

Selon M. Sanches, juriste de formation, « on peut lutter contre les fake news par une législation. Mais le plus « important, c’est ce qui va être dans cette loi ».

Le 1e premier janvier 2018, l’Allemagne a mis en application une nouvelle loi qui oblige Facebook, Twitter ou encore Youtube à lutter contre les propos haineux et les fake news. Cette loi donne sept jours aux réseaux sociaux pour décider si un contenu a un caractère haineux.

Le 2 mai 2017, l’ONG Reporter sans frontière (RSF) avait dénoncé l’adoption de ce projet de loi allemande.

« RSF rejette ce projet, ce qui ne ferait que contribuer au mouvement général de privation de la censure, en déléguant à des plateformes privées le rôle de juges, les laissant décider de ce qui doit être supprimé ou non, comme si les géants du web allaient remplacer les cours indépendantes et impartiales », a dénoncé le responsable du bureau Journalisme et technologie de RSF, Elodie Vialle, cité dans un communiqué du dit ONG .

Pour Charles Sanches, il faudra « faire attention » pour que la volonté de lutter contre les fake news ne finisse par être « une censure qui ne dit pas son nom », une censure du « débat public, du travail des journalistes ».

« En soit, ce qui est important, c’est non pas les fake news parce qu’il sera très difficile de lutter contre. Il faut plutôt cibler les sites, les plateformes et tous les outils qui vont faire la promotion des fake news », a-t-il expliqué.

(Source : Ouestaf, 6 mars 2018)

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