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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2014 > Janvier 2014 > L’e-commerce au Sénégal : un phénomène encore bien absent

L’e-commerce au Sénégal : un phénomène encore bien absent

vendredi 31 janvier 2014

Commerce électronique

Parallèlement au développement de la technologie, le commerce électronique est un secteur très prometteur à l’ère du 2.0. Par contre le Sénégal comme bon nombre de pays africains d’ailleurs est très en marge de l’e-commerce qui représente un chiffre d’affaire de 144 milliards d’euros dans le monde.

Une solution e-commerce permet à un vendeur disposant d’une plateforme adéquate de mettre ses produits à la disposition du public via internet et d’en recevoir le paiement par ce même cheminement. Il ne se charge pas contrairement au e-business de l’aspect fidélisation du client par divers moyens qui seront mis en place, mais se contente juste de mettre en pratique les fonctionnalités liées au panier du client sur la plateforme.

Pourquoi le e-commerce est-il vraiment important

Pour un marché désordonné comme le nôtre où les mêmes produits sont rarement aux mêmes places, ce genre de solution serait carrément un bonheur parce qu’alliant rapidité des recherches, économie du déplacement et peut être même autre et autre chose. Et au Sénégal, où un marché peut pousser tellement vite qu’on ne s’en rendrait même pas compte et avec des produits très diversifiés, une plateforme e-commerce serait assez souhaitable par et pour tout un chacun.

Mais cela n’existe pas

Tout du moins le peu de sites e-commerce qui existent n’ont pas un développement assez fulgurant leur permettant de se faire remarquer et d’avoir la confiance des consommateurs. L’e-commerce rappelons le nécessite la mise en place d’une politique de sécurité irréprochable vu la vulnérabilité du web. Et de ce fait dans au Sénégal les blocages qu’ont pourrait citer sont dans plusieurs axes :

  • la sécurité. Confier son numéro de code bancaire à un site web avec un back-end plus tôt douteux est un grand risque. Enplus avec la technologie nul n’est exempté de faille. Donc un système de paiement assez fiable devrait être employé.
  • La disponibilité des produits. Ce serait assez outrageux d’exposer des produits dont on n’a pas possession.
  • La clientèle. La plupart des gens n’ont pas tellement confiance en la technologie et donc mettre une solution e-commerce avec une bonne clientèle relève beaucoup du miracle.
  • La vulgarisation de l’internet au Sénégal. Malgré les offres de moins en moins chères des fournisseurs, le net reste encore inconnu par une bonne partie de la population. En effet pour un père de famille commerçant qui se bat tous les jours pour donner à manger à sa famille, acheter un ordinateur passe absolument en seconde position et est même des fois inconcevable.
  • L’analphabétisation de la majeure partie des commerçants qui ne peuvent de ce fait pas utiliser ces technologies et du coup ont une totale manque de confiance en cela.
  • Sur le plan compétence technique dans les nouvelles technologies le Sénégal n’a cependant rien a envié à aucun autre pays. Les ingénieurs formés chaque année sont bel et bien assez qualifiés pour mener à bien ce type de projet.

Et ce n’est pas tout. Les problèmes sont encore là et évoluent avec le temps.

Il y a eu bien sûr des tentatives avant. Malheureusement avortées. Notons celle de la styliste de renom Oumou sy, qui en 2000 donc il y a 14 ans, avait prévu de lancer un site virtuel de commerce dénommé « la boutique d’Oumou Sy ». Ce qui montre juste que le débat du commerce électronique au Sénégal ne date pas d’hier mais que rien de concret n’a encore été fait jusqu’à présent. Il y a aussi TPS qui se veut être le premier opérateur de commerce électronique au Sénégal mais hélas qui est toujours méconnu du public.

Cependant les perspectives sont bel et bien là

Le sujet est vaste et là on a fait que le brosser. Espérons qu’avec la concurrence active des divers opérateurs on pourra bientôt bénéficier d’infrastructures contribuant au développement de la solution. Surtout que les jeunes passionnés sont en train de développer leurs idées du type Sandag’art.

(Source : Social Net Link, 31 janvier 2014)

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