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L’Etat veut céder ses parts de la SONATEL, SAR et des ICS : Le Ps crie au scandale

samedi 15 septembre 2007

“Après le patrimoine foncier et l’immobilier, le pouvoir libéral s’attaque maintenant à la participation de l’Etat dan le capital des entreprises majeures de notre pays”. Le constat est du Parti socialiste (Ps) qui tire la sonnette d’alarme dans une déclaration.

Les sociétés visées sont la Sonatel, les Ics et la Sar. Le Ps demande au pouvoir de Me Wade de réviser sa position sur ces entreprises qui constituent les fleurons de notre économie. Aussi, les socialistes s’inquiètent de l’opacité qui a entouré l’octroi de la 3ème licence de téléphonie global à Sudatel.

“Dans la série des affaires nébuleuses, le régime d’Abdoulaye WADE se signale une nouvelle fois avec le bradage des richesses nationales. En effet, après le patrimoine foncier et immobilier, le pouvoir libéral s’attaque maintenant à la participation de l’Etat dans le capital des entreprises majeures de notre pays”. Lit-on dans une déclaration du Parti socialiste (Ps) qui s’inquiète de certaines décisions prises par l’Etat du Sénégal. Et au nombre desquelles, celle de vouloir céder la totalité de ses actions dans le capital de la SONATEL. Pour les socialistes, cette décision “ ne manquerait pas de heurter le bon sens quand on sait que cette société, cotée en bourse avec l’ouverture de son capital à un partenaire stratégique et son exploitation largement bénéficiaire, rapporte à l’Etat chaque année 24 milliards de dividendes”. Et cela “point n’est besoin d’être économiste pour comprendre que le prix de cession avancé correspond à un certain nombre d’années de dividendes pour solde de tout compte et que la cession de ces actions priverait l’Etat d’une source durable de recettes”, renchérissent les responsables socialistes.

La logique de la liquidation

Aussi, disent-ils, la vente envisagée des actions de l’Etat dans la SAR obéit aux mêmes desseins. C’est avec les mêmes réserves, souligne la même source, que le “Parti socialiste apprécie la récente convention d’actionnaires des ICS dans laquelle l’Etat du Sénégal consent, contre tout bon sens, à renoncer, sans contrepartie financière, à 37 % de sa part de capital au profit du Consortium IFFCO”. Dans le dernier cas cité, il est difficile, toujours de l’avis des socialistes, de saisir la logique du régime libéral sauf à connaître les relations d’affaires entre le pouvoir en place et le Consortium IFFCO dont l’identité de tous les membres devrait être connue de l’opinion. “C’est seulement une connivence contre les intérêts du Sénégal qui peut justifier les avantages fiscaux et les abandons de créances accordés au Consortium et ses prérogatives exorbitantes, notamment dans le choix des repreneurs de la filière engrais et de la filiale phytosanitaire des ICS, les activités les plus rentables de cette entreprise”, font-ils remarquer.

Opacité autour de l’octroi de la 3ème licence

Dans le catalogue des mauvaises affaires ou des affaires fumeuses, c’est selon, il faut également, avancent les socialistes, ranger la procédure insolite et pour le moins cavalière qui a abouti à l’attribution d’une licence de téléphonie globale à SUDATEL. “Comme pour tous les marchés publics depuis l’avènement du pouvoir d’Abdoulaye WADE, les procédures d’appel d’offres et conditions d’octroi de cette licence sont entourées d’une grande opacité : absence d’un cahier des charges digne de ce nom, critères de notation des offres définies de manière volontairement lapidaire, délai trop court de deux semaines pour répondre à l’appel d’offres, absence d’ouverture publique des offres financières, etc”, soutiennent les socialistes. Et pour ces derniers les conditions d’octroi de la 3ème licence à Sudatel “laissent sans réponse les questions sur le contenu des obligations de l’opérateur, notamment sur ses engagements pour la couverture du territoire national, sur l’existence d’une redevance annuelle et sur la création d’emplois pour les nationaux”.

Que l’Etat révise sa position

Les socialistes reprochent alors au pouvoir libéral de n’avoir d’yeux que pour les milliards qui pourraient rentrer dans ses caisses. “Au fond, ce qui peut sembler être une démarche insensée correspond à une option dangereuse consistant, après avoir vidé les caisses de l’Etat et accumulé les déficits, à brader les « bijoux de famille » pour encaisser les milliards destinés au financement des dépenses de prestige d’un régime budgétivore”, disent-ils. Avant d’exiger du pouvoir de Me Wade de “réviser sa position sur la SONATEL et sur les ICS qui, parce qu’elles sont des fleurons de notre économie et font notre fierté, doivent rester dans le patrimoine économique de l’Etat pour une part importante en bénéficiant, pour les ICS, des choix stratégiques nécessaires à son redressement”.

Bacary Domingo Mané

(Source : Sud Quotidien, 15 septembre 2007)

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