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Kenya : le gouvernement installera un système de contrôle sur tous les téléphones mobiles actifs pour bloquer les contrefaçons

lundi 20 février 2017

L’Autorité des communications du Kenya (CAK) a demandé, aux opérateurs de téléphonie mobile présents sur le marché télécoms local, un accès aux appareils présents sur leur réseau afin de combattre la contrefaçon et la fraude télécoms. A travers cet accès aux téléphones mobiles de près de 50 millions d’abonnés, le régulateur télécoms compte y introduire un système de gestion des périphériques (DMS). La nouvelle a immédiatement suscité la désapprobation de nombreux médias locaux qui y voient une manière pour l’Etat de contrôler les communications des populations.

Francis Wangusi (photo), le directeur général de la CAK, a vivement démenti ces allégations. D’après lui, le système DMS qu’installera Broadband Communications Ltd, en accord avec les opérateurs et les associations de protection des consommateurs, n’accèdera pas aux appels, SMS et autres données personnelles des abonnés. Il comparera la base de données des opérateurs télécoms avec celle du régulateur télécoms afin de dénicher les appareils mobiles contrefaits qui figurent sur la liste noire de la CAK. L’opération permettra aussi de traquer les cartes SIM non identifiées encore en activité. Ce sont les opérateurs télécoms qui auront alors la responsabilité de bloquer les utilisateurs hors-la-loi sur leur réseau, souligne Francis Wangusi.

Selon les explications du patron de la CAK, « les opérateurs mobiles nous disent qu’ils n’ont aucun téléphone contrefait sur leur réseau, mais quand nous nous rendons dans leurs locaux pour les inspections et les exercices de conformité, nous retrouvons beaucoup de gens avec des appareils non conformes et même des cartes SIM pré-activées […] Les pays voisins ont déjà écrit à l’Autorité pour se plaindre des volumes de trafic illégal provenant du Kenya. Cela pose un défi dans la mise en œuvre effective du réseau unique pensé par les États membres du corridor nord ».

Contrôler les téléphones mobiles des abonnés, sans intrusion dans leur vie privée, la CAK estime qu’il lui permettra de remporter définitivement le combat contre la contrefaçon de ces appareils, les numéros non identifiés actifs et le phénomène de fraude télécoms par Simbox.

Muriel Edjo

(Source : Agence Ecofin, 20 février 2017)

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