twitter facebook rss

Articles de presse

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Interview avec Arona Diallo, Directeur des Réseaux, Systèmes et de la Sécurité Informatique, sur le projet E-gov

lundi 11 août 2014

Pouvez-vous nous expliquez en quoi consiste le Projet E-Gov ?

Le Projet E-Gov phase 2 est une extension de projets antérieurs exécutés par l’ADIE. En 2004, il y a eu le projet Intranet Gouvernemental qui consistait à la réalisation d’un réseau métropolitain interconnectant par fibre optique tous les cabinets ministériels situés dans le centre ville de Dakar. De 2008 à 2010, l’ADIE a entamé la phase I de la construction de l’Intranet administratif en déployant 500 km de fibre optique pour relier Dakar, Thiès, Louga, Saint Louis, Diourbel, Kaolack et Fatick. Cette phase a également permis la construction du nouveau siège de l’ADIE ainsi qu’un Datacenter moderne. Elle a surtout été marquée par le déploiement d’un réseau de téléphonie de dernière génération intégrant la téléphonie fixe, IP et mobile couvrant 11 capitales régionales (Dakar, Thiès, Louga, Saint Louis, Diourbel, Kaolack, Fatick, Matam, Tambacounda, Kolda et Ziguinchor).

Le Projet E-Gov phase 2 se traduit donc par une extension et un renforcement de toutes ces réalisations. En effet, 1 000 km de fibre sont en cours de déploiement pour relier Ziguinchor, Bignona, Sédhiou, Kolda, Vélingara, Tambacounda, Koungueul, Kaffrine, Mbour et AIBD. La couverture du réseau mobile et Internet 3G est en cours d’extension et atteindra 40 capitales départementales.

Ainsi, avant la fin du mois de septembre 2014, l’intranet administratif sera presque présent dans toutes les villes du pays. Ces dernières vont bénéficier de tous les services offerts par l’ADIE à savoir la téléphonie fixe et mobile, l’Internet haut débit et 3G, la visioconférence, la communication unifiée, l’accès aux informations et applications administratives.

Le déploiement de cette infrastructure fibre optique favorisera la pénétration du très haut débit indispensable pour développer la télémédecine et le téléenseignement. Cette infrastructure servira de socle à l’éclosion des e-services (e-gouvernement, e-citoyen, e-santé, e-éducation, e-agriculture, e-tourisme, …).

Y’a-t-il eues des contraintes dans la réalisation du projet E-Gov ?

C’est le lieu de souligner que le projet E-Gov avance comme prévu, plusieurs volets sont presque finalisés. Le Datacenter et le cœur du réseau sont réalisés à presque 100%. Il reste à finaliser le déploiement de la fibre optique qui est réalisé à hauteur de 70% et l’installation des sites pour le réseau mobile. La fin de tous les travaux est attendue avant fin Septembre 2014.

En quoi le choix de la Chine a été déterminant pour la réalisation du projet E-Gov ?

Vous savez la Chine est très réactive en terme de financement, la preuve c’est elle qui nous a accompagné pour la phase I du Projet E-Gov, et c’est tout naturellement qu’elle a accepté de financer la phase II. Ce qui témoigne une certaine continuité de notre collaboration et du dynamisme de notre partenariat. Sur le plan technique, la poursuite de notre partenariat se justifie par la qualité et la performance des produits et solutions acquis auprès de l’équipementier Huawei technologies.

Il faut aussi noter que cette infrastructure n’est pas uniquement financée par la Chine. En 2004 déjà, la Banque Mondiale et l’Etat du Sénégal avaient financé le projet Intranet gouvernemental, en 2009 nous avions eu un financement de la Corée du Sud qui a permis de mettre en place un réseau sans fil haut débit pour interconnecter des bâtiments administratifs répartis dans 35 capitales départementales.

Pensez-vous que le projet E Gov puisse aider le Sénégal à réduire la fracture numérique ?

Au-delà de nos missions de modernisation de l’administration publique, un des objectifs du projet E-Gov est aussi la réduction de la fracture numérique vu que nous sommes un service public. Contrairement aux opérateurs mus par le profit, notre ambition est de désenclaver numériquement le Sénégal.

Nous sommes même entrain d’acheminer la fibre optique et donc le très haut débit dans des endroits les plus reculés du pays, où même les opérateurs n’ont pas investi, freinés justement par le profit, voilà la vraie révolution numérique que nous sommes entrain de mener grâce au projet E-Gov . Nous amenons les TIC dans les coins les plus reculés pour développer l’administration en lui offrant le haut débit. Nous voulons également offrir aux citoyens la possibilité de bénéficier des services de l’administration avec la dématérialisation des procédures administratives dans un bref délai et en un clic. Aujourd’hui c’est le permis de construire grâce à la plateforme TeleDAC, demain ce sera l’acte de naissance ou le paiement de certaines factures en ligne, les TIC offrent des avantages dont nous voulons faire bénéficier à tous les citoyens avec des applications comme les vidéo conférences, entre autres.

(Source : Newsletter de l’ADIE, 11 août 2014)

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 25 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 8 592 990 abonnés Internet

  • 8 304 319 abonnés 2G+3G (96,6%)
  • 166 539 clés Internet (1,9%)
  • 103 706 bonnés ADSL (1,2%)
  • 18 426 abonnés bas débit (0,2%)

- Taux de pénétration des services Internet : 57,59%

(ARTP, 31 mars 2017)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 288 652 abonnés
- 1 156 lignes publiques
- Taux de pénétration : 1,95%

(ARTP, 31 mars 2017)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 281 488 abonnés
- Taux de pénétration : 103, 25%

(ARTP, 31 mars 2017)

FACEBOOK

- 2 300 000 utilisateurs

(Internet World Stats, 30 juin 2016)