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Internet : Vers le rapatriement du .GN en Guinée…

jeudi 7 avril 2016

Une journée de concertation pour la ré-délégation de la gestion du .GN s’est ouverte à Conakry ce mercredi 6 avril 2016. Cette rencontre a réuni les autorités et les acteurs privés évoluant dans la fourniture d’accès à internet en Guinée. Les participants ont discuté des activités du .Gn, de la gestion des noms de domaine, de la gouvernance de l’Internet et surtout du Processus de Ré-délégation du .Gn ainsi que des stratégies de rapatriement.

Moustapha Mamy Diaby, Ministre des Postes, Télécommunication et de l’Economie Numérique a présidé l’ouverture des travaux. Dans son discours, il est revenu sur l’importance du rapatriement du .Gn. Selon lui, au-delà de toute considération, le .Gn est un élément de souveraineté, déclencheur d’un ensemble d’activités dans le cyberespace.

« Ce que nous faisons aujourd’hui, on aurait dû le faire, il y a des décennies. Quand vous allez aux Nations-Unies, le seul pays qui s’identifie derrière le Gn, c’est la République de Guinée. C’est un élément de souveraineté, d’identité nationale », résume le Ministre Diaby.

Qu’est-ce que le .Gn peut apporter à la Guinée ?

C’est d’abord, a-t-il dit, cette reconnaissance à l’échelle internationale. A chaque fois, explique le Ministre, que quelqu’un reçoit un message électronique avec une adresse qui a une extension Gn, il comprend automatiquement que cette personne, s’il elle n’est pas guinéenne, elle est enregistrée derrière un fournisseur de service et d’accès internet qui se situe sur le territoire guinéen.

« Je voudrai appeler à votre esprit de collaboration pour faire en sorte que tout ce retard que nous avons accusé puisse être derrière et qu’on fasse qu’à l’issue de ce séminaire, qu’on s’entende sur le mode de gestion, sur la structure de gestion, que nous voulons donner à la structure qui sera amenée à gérer ce .GN pour le compte des citoyens guinéens, de l’économie guinéenne », déclaré Moustapha Mamy Diaby, s’adressant aux participants.

Il a ensuite assuré qu’il supportera toutes les conclusions ainsi que toutes les recommandations qui seront issues des travaux. « J’en appelle à votre esprit de compréhension et de sacrifice. Parce que, ce que nous sommes en train de poser aujourd’hui, nous le faisons pour le futur », a-t-il insisté, demandant aux participants de faire en sorte que d’ici trois à quatre mois, « qu’on puisse se rencontrer pour fêter la ré-délégation complète et opérationnelle du .GN ».

Le Coordonnateur National du Projet WARCIP, a indiqué pour sa part, que la question de nom de domaine constitue une des préoccupations fondamentales de l’Etat guinéen et de tous les acteurs dans l’écosystème de l’internet de la Guinée.

« Ce processus que nous avons engagé avec le soutien de la Banque Mondiale, nécessite de la part de l’Etat, du secteur Privé et des structures associatives, de regarder dans la même direction, de parler le même langage et de porter à bras le corps, cette question qui, depuis des décennies a échappé à notre souveraineté », a invité Cellou Diallo, assurant que l’Etat guinéen peut compter sur la disponibilité du projet WARCIP pour atteindre cet objectif. Il a par ailleurs noté que toutes les conditions sont réunies pour le rapatriement du .Gn.

M. Cellou Diallo a annoncé que la requête officielle va être amenée à ICANN (l’organisme mondial de la gestion de l’internet) pour rapatrier le .GN en Guinée.

« C’est notre identité sur la toile. Tous les internautes réalisent qu’on a besoin de notre .GN pour qu’on puisse amorcer la gestion de notre économie numérique », a précisé le Coordonnateur du projet Warcip-Guinée.

« Insécurité »

« Imaginez que des ministres qui se promènent avec des Yahoo.com, gmail.com, c’est extrêmement critique en terme de sécurité. Puisque les données que nos responsables au plus haut niveau échangent, sont accédées à l’extérieur du pays. Mais si ces données sont hébergées en Guinée, on ne peut pas avoir accès à ces données », a alerté Cellou Diallo.

Diallo Boubacar 1

(Source : Africaguinée, 7 avril 2016)

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- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 11 081 424 abonnés Internet

  • 10 817 325 abonnés 2G+3G+4G (97,62%)
    • 2G : 33,28%
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  • 97 453 clés et box Internet (0,88%)
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  • 2729 abonnés aux 4 FAI

- Liaisons louées : 22 825

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(ARTP, 30 juin 2019)

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(Internet World Stats 31 décembre 2018)

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(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

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(ARTP, 30 juin 2019)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
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- Taux de pénétration : 109,38%

(ARTP, 30 juin 2019)

FACEBOOK

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(Facebook, Juin 2019)