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Internet - Blackout : Et si on faisait le dégroupage de la boucle locale de la Sonatel ?

jeudi 20 décembre 2012

Stop !! S’il vous plait arrêtons-nous un peu sur le sabotage hier de la connexion internet au Sénégal. Je ne reviendrai pas sur les conséquences de ce désastre « économique » que le premier opérateur a causé à ses clients. Ce serait une perte de temps pour moi.

L’objectif de ce petit commentaire qui se veut « informatif » et non « illustratif » est d’attirer l’attention des consommateurs, les professionnels du secteur mais surtout de l’Agence de Régulation des Télécommunications et des Postes (Artp) qui assure la régulation du secteur. Aujourd’hui force est de constater qu’on a trop donné à la Sonatel en matière de télécommunications. Même dans une jungle il arrive que le Roi s’abaisse devant une meute de féroces pour accepter son impuissance. Il est temps aussi pour Orange de s’abaisser et laisser la place aux autres opérateurs.

Etre leader, ne veut pas dire que tout est permis. Cette concurrence déloyale doit cesser puisqu’il existe au Sénégal des Fournisseurs d’accès internet (FAI) qui n’attendent que la démocratisation de la connexion internet. Il est temps de faire bouger les choses dans ce secteur qui occupe une place très importante dans le développement économique du pays.

Il faut impérativement poser le débat sur le dégroupage de la boucle locale de la Sonatel qui consiste, dans un but de libre concurrence, à obliger l’opérateur historique à louer une partie de ses infrastructures aux opérateurs alternatifs afin qu’ils puissent installer leurs propres équipements et ainsi proposer des offres concurrentes à celles de la Sonatel. Une demande raisonnable visant à obtenir un accès dégroupé suppose que cet accès est nécessaire à la fourniture des services du bénéficiaire et que le refus de satisfaire à cette demande est susceptible d’empêcher, de limiter ou de fausser la concurrence dans le secteur.

Pour certains, le dégroupage de la boucle locale de la Sonatel est un sujet archaïque car il est possible aujourd’hui de faire de l’internet sans cuivre, ou de passer par le mobile. Tout ça est bien beau, mais il faudrait d’abord baisser le prix de la connexion pour permettre aux Sénégalais de se balader avec des téléphones intelligents et connectés. Je me garde de faire comparaison sur la cherté de la connexion par rapport aux autres pays. Cependant, il faut avant tout, revoir l’aspect institutionnel pour réaliser cette ambition d’où la nécessité pour l’Etat du Sénégal de réfléchir sur les moyens efficaces pour mettre en place un plan d’urgence. Il faudrait avant tout rédiger des textes qui peuvent imposer à la Sonatel de faire le dégroupage » Cette réflexion devrait être une locomotive pour regrouper tous les acteurs du Secteur afin de trouver une solution définitive.

(Source : Sénégal Médias, 20 décembre 2012)

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- Taux de pénétration des services Internet : 57,59%

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Téléphonie fixe

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Téléphonie mobile

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(ARTP, 31 mars 2017)

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