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Impact dans l’économie sénégalaise : Les télécommunications génèrent 10,8 % du PIB et 70.000 emplois

vendredi 18 avril 2014

Les télécommunications contribuent pour près de 10,8 % au Produit intérieur brut (Pib) du Sénégal et ont généré plus de 70.000 emplois. C’est ce qui ressort d’une étude sur l’impact des télécommunications dans l’économie sénégalaise qui laisse entrevoir un bel avenir pour ce secteur avec l’arrivée de nouvelles générations de services.

La contribution des télécommunications dans la croissance économique sénégalaise est très significative. En termes d’impact direct dans l’économie, elles apportent environ 10,8 % au produit intérieur brut (Pib) et génèrent plus de 70.000 emplois. C’est le résultat d’une étude intitulée « l’impact des télécommunications dans l’économie sénégalaise », réalisée et présentée hier par le professeur Raul Katz, directeur de recherche en « business strategy » à la Columbia Business school.

Cette étude s’est fondée aussi bien sur les effets directs qu’indirects des services des télécommunications dans l’économie de notre pays. « On a mesuré les effets directs et indirects des télécommunications dans l’économie sénégalaise », affirme le professeur Katz. A en croire ce dernier, au-delà des effets directs (contribution au Pib et création d’emplois), il y a les effets indirects qui sont tout aussi importants. Il s’agit de l’adoption des technologies des télécommunications par les entreprises et par le marché.

Au Sénégal, indique Raul Katz, par ailleurs professeur à la Columbia business school de New York (Economics and Finance), et président de Telecom advisory services, l’adoption du mobile a atteint presque le niveau de 90 % et le haut débit mobile est à au moins 500.000 lignes. Ce qui autorise le professeur Katz à croire que le secteur a bien contribué à la croissance économique du pays. L’étude situe la contribution des technologies de communications à la croissance économique aux alentours de 20 % voire 23 %. Une étude similaire réalisée en Côte d’Ivoire, au Niger et au Mali a montré, selon le Pr. Katz, que l’impact économique des télécommunications est plus important au Sénégal que dans ces autres pays de la région francophone. Ceci, selon M. Katz, s’explique par deux raisons : d’abord le haut débit qui a commencé à se développer au Sénégal avant les autres pays. Par exemple, souligne Raul Katz, la Côte d’Ivoire, qui s’est lancée dans le haut débit à partir de 2010, est en retard par rapport au Sénégal. D’autre part, poursuit le Pr Katz, la composition du tissu économique sénégalais, notamment l’industrie de services, est particulièrement favorable au développement des télécommunications.

Une mutation accélérée

En 2002, les revenus du secteur des télécommunications représentaient un peu plus de 4 % du Pib. Ce poids a plus que doublé en 10 ans sous l’effet de la diffusion des services, principalement des mobiles, pour représenter près de 13 % du Pib du Sénégal. La pénétration des mobiles de seconde génération (la 2G) est très élevée au Sénégal et elle continue de progresser. L’étude restituée hier, montre qu’avec plus de huit millions d’abonnements, le taux de pénétration des mobiles a atteint aujourd’hui 93 %. Selon elle, le Sénégal occupe l’une des toutes premières places (4ème) en termes de taux de pénétration dans l’ensemble des pays de l’Afrique de l’Ouest. Dans le même temps, les accès haut débit commencent à atteindre un niveau significatif à savoir plus de 550.000 fin 2012 dont 450.000 en mobile avec les mobiles 3G et 3G+. Parallèlement, l’étude indique qu’un réseau pilote 4G est en test depuis octobre 2013. Par ailleurs, la mise en œuvre du câble transcontinental « West Africa cable system »(Wacs) entre l’Europe et l’Afrique décuple aujourd’hui les capacités d’interconnexion Internet notamment au Sénégal.

Au total, relève l’étude, grâce aux efforts réalisés par les opérateurs de télécommunications, ces données positionnent le Sénégal dans le groupe de tête des pays africains les plus avancés dans les télécommunications et dans le numérique. Pour l’avenir, conseille le document, il faut avoir à l’esprit que, du fait de la croissance démographique, les besoins d’investissements dans le déploiement des infrastructures vont continuer à être importants.

Adama Mbodj

(Source : Le Soleil, 18 avril 2014)

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