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Il est urgent que le secteur bancaire tende la main aux PME TIC

vendredi 11 avril 2014

La construction d’un tissus économique constitué d’entreprises numériques fortes passent par le soutient des Banques et du patronat. C’est la conviction du ministre de la Communication et de l’économie numérique, Cheikh Abiboulaye Dièye qui assure de l‘engagement de l‘Etat à accompagner ce mouvement.

Le problème du financement étouffe toujours les PME évoluant dans les TIC. Qu’est-ce qu’on peut attendre de vous ?
C’est tout l’objet de notre rencontre. Il faut voir comment ouvrir tout le secteur bancaire et financier à toutes les opportunités importantes dont le secteur privé est porteur. Je crois que le Chef de l’Etat l’a reconnu, notre secteur est catalyseur, mais en même temps, un secteur à part entière de notre économie. Le potentiel qu’il y a en termes de valeur ajoutée dans ce secteur milite à ce que les banques viennent accompagner, qu’elles comprennent qu’il y a un vivier pour la création d’emplois, pour plus de croissance économique. Heureusement que l’Organisation des professionnels des TIC (OPTIC) a compris qu’il fallait créer ce pont nécessaire entre les banques et les entreprises qui ont besoin de financements. Il est donc urgent que le secteur bancaire et les nouvelles structures de financement, que le Chef de l’Etat a mis en place, tendent la main aux entreprises. Que tout cela, concourt à aider un secteur très dynamique qui se lance à la conquête du marché sénégalais et de la sous-région.

L’organisation des professionnels des TIC a émis des réserves sur quelques attributions du (Comité national de pilotage de la transition de l’Analogique vers le Numérique) CONTAN, notamment sur la 4G. Qu’est-ce que vous répondez ?
Avec OPTIC, nous sommes dans une synergie d’actions et restons ouverts à toutes formes de sollicitation et d’interpellation. Aujourd’hui, la question de la télévision numérique terrestre (TNT) et de l’avenir des télécommunications, notamment avec la 4G, intéresse tous les acteurs du secteur. Il est de notre responsabilité, essentiellement, celui du Chef de l’État, d’organiser cette transition au mieux, avant la date butoir du 17 juin 2015. Au-delà, il y a tout l’avenir du secteur des télécoms à prendre en charge, les inquiétudes venant d’OPTIC et beaucoup d’autres secteurs. Le Président de la République est au courant de tout ça. Nous même, nous militons pour une plus grande clarification du jeu de tous les acteurs impliqués dans cette transition. Mais au-delà de tout ça, il faut savoir que la transition n’est qu’une étape, il y a le développement du secteur des Télécoms qui est beaucoup plus important. On parle aujourd’hui, des gains sur la voix qui vont diminuer au profit des données. C’est ce gros débat qu’il faut engager et nous l’avons compris. Parce que dans le focus group que nous avons élaboré, dans le cadre de la Stratégie nationale pour le développement du secteur du Numérique, nous avons impliqué les organisations patronales et tous les acteurs du secteur. Le Chef de l’Etat veut que, dans ce secteur, tout le monde parle le même langage, qu’il y ait une synergie. Mais, il est souhaitable que les interpellations nous viennent du secteur privé, parce que sa vocation c’est de créer des emplois. La vocation de l’Etat, c’est de créer un environnement ouvert, propice et très attrayant pour que le développement se fasse dans les meilleures conditions avec un secteur privé, catalyseur de la croissance. Il n’y a pas que OPTIC, il y a d’autres acteurs qui se posent pas mal de questions qu’il faudra régler.

Il y a aussi un besoin de régulation quand même ?
Vous savez, le secteur du numérique a ces spécificités. Nous avons travaillé avec au moins trois structures. Il y a l’Etat qui définit la politique, qui cadre les options lui-même avant de conférer aux ministères l’exécution. Enfin, il y a l’ARTP, chargée de réguler le secteur pour que son développement se passe correctement. Mais, il faut reconnaitre qu’on ne peut pas développer un tel secteur, qu’on ne peut pas débattre l’avenir du secteur sans impliquer le privé. Notre objectif, c’est d’aller à la conquête de la sous-région, en aidant d’abord nos entreprises à inventer notre futur numérique et à être des vrais acteurs. Pour cela, il faut que, dans les dossiers de l’Etat, qu’elles soient parties prenantes, pour leur permettre de faire un grand saut qualitatif.

Oumar Fédior

(Source : Réussir Business, 11 avril 2014)

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