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Habib FALL, directeur de la Daf : "24 063 militaires se sont inscrits sur les listes électorales"

vendredi 3 novembre 2006

Ceux qui n’ont pas encore reçu leurs cartes d’électeur n’ont pas à se faire du souci. Le Directeur de l’automatisation du fichier se veut formel : "D’ici à la fin du mois de novembre ou, au plus tard, en mi-décembre, toutes les cartes seront produite". Mieux, indique habib Fall, tous les électeurs pourront entrer en possession de leurs cartes au moins un mois avant les élections.

Wal Fadjri : Du retard est noté dans la distribution des cartes d’identité et d’électeur. Qu’est-ce qui explique ce dysfonctionnement ?

Habib Fall : Le retard au niveau de la distribution des cartes d’identité et d’électeur est dû à un décalage dans la fabrication des cartes. En fait, les inscriptions sur les listes électorales ont débuté le 6 septembre 2005. Mais, la fabrication des cartes, à proprement parler, a commencé en février 2006. Donc, au bout de 6 mois. Il est logique alors qu’il y ait un décalage entre le moment de l’inscription et celui de la réception des cartes. Actuellement, ce retard est relativement absorbé et les dernières inscriptions sont en train d’être traitées. D’ici à la fin du mois de novembre ou, au plus tard, en mi-décembre, toutes les cartes seront produites.

Wal Fadjri : Ceux qui n’ont pas à ce jour reçu leurs cartes, pourront-ils voter ?

Habib Fall : Ils pourront effectivement voter parce qu’ils auront leurs cartes, au moins, un mois avant les élections. Ce qui est remarquable parce que, avant, les cartes étaient distribuées à partir de 60 jours avant les élections et jusqu’au jour du scrutin. Mais, cette fois, la distribution a commencé depuis longtemps alors qu’on aurait dû attendre deux mois avant de distribuer les cartes. C’est pour favoriser les électeurs, parce que le volume est important, qu’on a décidé de distribuer les cartes bien avant la date normale de distribution.

Wal Fadjri : Des inquiétudes sont, aussi, soulevées pour ce qui concerne la période des contentieux. Les électeurs qui auront relevé des anomalies dans leurs cartes auront-ils le temps de les faire rectifier ?

Habib Fall : Il y a deux cas. Le cas d’erreur sur la carte, c’est-à-dire l’électeur constate que son lieu de vote ne correspond pas à ce qui est mentionné. Dans ce cas, il peut réclamer une modification. Il y a un autre cas où l’électeur n’est même pas dans le fichier. C’est un cas d’omission. Parce que nous traitons des fiches qui viennent de toutes les régions. Il se peut qu’il y ait des fiches qui ne soient pas traitées. En ce moment, la personne peut se présenter devant les tribunaux pour faire une réclamation, pendant le mois de contentieux. Maintenant, le délai d’un mois peut paraître très court. Mais, en réalité, si on considère les informations qui sont en notre possession, le volume de cas concernés ne sera pas énorme. Parce qu’on a apporté des modifications dans la procédure. Avant, l’électeur devait aller au tribunal, qui établissait une ordonnance pour le rétablir dans ses droits. Il fallait, ensuite, rassembler toutes les ordonnances pour les envoyer à la Direction de l’automatisation du fichier (Daf) pour traitement. Il y avait au moins un délai de 10 jours avant qu’un cas ne soit traité. Maintenant, le juge dispose de moyens informatiques qui lui permettent de vérifier séance tenante quelle est la raison de l’intervention de l’électeur. Si l’électeur n’est pas dans le fichier et a quand même son récépissé, tout de suite une ordonnance est établie. L’électeur prend l’ordonnance et se présente dans le bureau d’à-côté où se trouve une commission spéciale chargée de prendre en compte son cas. Celle-ci dispose aussi de moyens informatiques connectés à la Daf, donc l’opération est tout de suite prise en compte. Sans délai !

Wal Fadjri : Le nombre d’inscrits est chiffré à combien ?

Habib Fall : Les inscriptions sur les listes électorales ont été arrêtées depuis le 15 septembre. Le chiffre exact à cette date est de 4 907 088 inscrits. Ce chiffre correspond aux électeurs inscrits sur le territoire national. Il faut y ajouter les militaires inscrits qui sont dans l’ordre de 24 063 et les Sénégalais de l’extérieur dont le nombre d’inscrits est estimé à 140 000, mais nous n’avons pas encore le chiffre exact les concernant parce que celui-ci doit nous parvenir du ministère des Affaires étrangères. C’est pour cette raison que l’on parle globalement d’un peu plus de 5 000 000 d’inscrits. C’est le chiffre d’inscription brut. C’est à l’issue du traitement par la Daf, parce que cette dernière va prendre en compte pas mal de paramètres, notamment les incriptions multiples, que l’on aura un chifre, toujours provisoire, qui sera annoncé le 15 novembre au moment de la publication des listes provisoires. Il est clair que le chiffre définitif sera inférieur à celui de 5 000 000 annoncé.

Wal Fadjri : Il a été fait état de l’inscription massive d’étrangers. Quelles sont les mesures qui sont prises pour les extraire du fichier ?

Habib Fall : Il y a des tentatives d’inscription de la part d’étrangers favorisés par un état civil qui n’est pas très bien contrôlé parce que n’importe qui peut se procurer un extrait de naissance. Néanmoins, des contrôles ont été effectués au niveau des commissions. Il ne faut pas oublier que les instructeurs des commissions sont des spécialistes de la carte nationale d’identité. Ce sont d’anciens policiers qui étaient chargés de ce travail dans les commissariats. Donc, ils ont l’habitude de rencontrer des cas pareils. Dans la plupart des cas, ils ont pu détecter des tentatives d’inscription frauduleuse. Et, notons qu’à tout moment, un électeur peut remettre en cause l’inscription d’un autre s’il a la preuve que celui-ci ne s’est pas inscrit de manière régulière ou s’il le soupçonne d’être un étranger.

Wal Fadjri : Les partis de l’opposition avaient émis le souhait d’auditer le fichier. Qu’en est-il de cette requête ?

Habib Fall : Les partis politiques ont demandé, conformément d’ailleurs à leur droit, à contrôler le fichier. Nous avons accédé à cette requête. Mais, ils nous ont dit, aussi, qu’ils veulent contrôler le fichier par l’intermédiaire de leurs experts. Ce que nous avons, également, accepté. Par la suite, ils ont demandé à ce qu’on leur fournisse des cartes d’accès impersonnel, mais nous leur avons fait savoir que cela comportait des risques parce que ces documents peuvent tomber entre les mains de n’importe qui. C’est ainsi que nous leur avons proposé, par courrier, de nous envoyer la liste de tous les experts qu’ils auront désignés pour que nous puissons leur confectionner une carte d’accès personnalisée avec les références de l’acquéreur. Nous en sommes là. Depuis une dizaine de jours, ils ont reçu notre courrier, mais jusqu’à présent, nous attendons leur réponse.

Propos recueillis par Amadou DIOUF

(Source : Wal Fadjri, 3 novembre 2006)

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