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Gestion du système éducatif - L’intégration des Tic pour un saut qualitatif

vendredi 9 décembre 2011

TIC pour l’éducation

Le Sénégal connaît des avancées très significatives dans l’intégration des Technologies de l’information et de la communication. Cependant, il reste que des défis importants sont à relever, en matière de qualité des enseignements/apprentissages et de gestion des ressources.

Les Technologies de l’information et de la communication (Tic) sont devenues des intrants pour assurer une éducation de qualité, de même que pour la gestion administrative et financière du système éducatif. C’est la raison pour laquelle, les enseignants sont appelés à se professionnaliser en informatique. En effet, l’intégration des Tic dans les programmes scolaires constitue un des meilleurs moyens permettant aux éducateurs de partager et d’augmenter leurs connaissances avec leurs collègues du monde entier.

Ainsi, Microsoft Afrique a décidé d’accompagner le Sénégal dans la mise en oeuvre d’un système d’information au niveau de l’enseignement. Pour ce faire, Microsoft Afrique a organisé, hier, une réunion avec les experts de l’enseignement sur les financements innovants pour l’éducation. Cette réunion de deux jours a enregistré la participation des pays de la sous-région à l’instar du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Gabon et du Mali.

Le secrétaire général du ministère de l’Education, Mafakha Touré, présidant la cérémonie, s’est appesanti sur les défis qui restent à être relevés par le système éducatif, en dépit des avancées. ’Il reste, note-t-il, des défis majeurs à relever concernant le système éducatif sénégalais à l’instar de la qualité des apprentissages et de la gestion des ressources’. Pour lui, ces deux aspects, qui deviennent de plus en plus complexes, exigent la mise sur pied d’outils informatiques appropriés. ’Le devoir de rendre compte au niveau mondial sous-tend la fiabilité des données ; ce qui doit découler d’une professionnalisation des enseignements et apprentissages’, reconnaît Mafakha Touré.

Il se dit convaincu que pour relever le défi de la qualité des apprentissages, il faudrait assurer l’équité en matière d’éducation dans toutes les régions. ’Elles n’ont pas les mêmes offres ni les mêmes opportunités en matière d’éducation’, observe-t-il à ce propos. Pour ce qui est des ressources, M. Touré milite pour une gestion efficace et efficiente.D’où, selon lui, l’importance de cette réunion d’experts sur les financements innovants pour l’éducation. La réflexion, initiée par le bureau Microsoft de l’Afrique de l’Ouest et du centre avec l’Unesco, entre dans le cadre de la mise en oeuvre d’un partenariat public/privé pour les systèmes d’information, de gestion de l’éducation.

Auparavant, le secrétaire général du ministère de l’Education avait indiqué que la mise en oeuvre des politiques éducatives de ces vingt dernières années a conduit à des résultats probants au Sénégal. Cela découle, d’après lui, de la décision de la communauté internationale de faire de l’éducation une priorité dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et le sous-emploi. ’Des recherches ont prouvé que les meilleurs investissements devaient aller vers l’éducation pour asseoir des progrès économiques durables’, informe-t-il.

Selon lui, c’est pour cela que le Sénégal a consenti beaucoup d’efforts dans le domaine de l’éducation. Et depuis quelques années, le budget du secteur de l’éducation est de 40 % du budget national. Les résultats de ces efforts sont notés au niveau du taux brut de scolarisation qui est de 93 %, aujourd’hui ; alors que le taux d’achèvement tourne au tour de 67 %, sans compter une avancée significative enregistrée par rapport à la scolarisation des filles et leur maintien au niveau des établissements scolaires.

Paule Kadja Traoré

(Source : Wal Fadjri, 9 décembre 2011)

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