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Genre et société de l’information

lundi 22 novembre 2004

Le débat sur les questions de genre ne cesse de soulever des polémiques. Et il ne faut pas s’attendre à une exception quand la question se pose de promouvoir l’égalité dans le domaine des technologies de l’information et de la communication, voire d’encourager l’habilitation des femmes à un meilleur accès à ces Ntic. Mercredi dernier, les journalistes conviés à discuter de la question n’ont pas fait dans le détail, au cours d’un débat organisé par Enda.

Dans une société où la participation des femmes dans tous les domaines de la vie est souvent sous estimée, l’accès aux médias est jugée indispensable dans la sensibilisation des décideurs comme des populations, sur certaines questions importantes. D’où l’interpellation pour savoir si le traitement des femmes au niveau des médias sénégalais est de bonne facture. Mais que ce soit pour la question du genre et des Ntic, le constat est que les médias n’en font pas un enjeu majeur. Si la radio Manooré Fm s’est faite « la voix des femmes », elle est seule dans ce créneau.

« Le journaliste qui se réveille se pose toujours la même question : qu’est-ce qu’il y a de neuf et d’intéressant ? Si dans ce qu’il y a de neuf et d’intéressant il n’y a pas de question qui concerne la femme spécifiquement, on n’en parle pas », défend le directeur des programmes de Walf Fm, Alioune Ndiaye. « Nous traitons des problèmes de la société sénégalaise en tant que problèmes et auxquels, il faut trouver des solutions », poursuit-il, pour dire que sa rédaction ne s’intéresse pas particulièrement aux questions de genre mais de gouvernance en général. Et « quand on parle de gouvernance, on parle aussi des questions de genre. Nous faisons du traitement de l’information sans nous arrêter sur les détails de sexe ou de couleur de peau ».

Pas d’idée arrêtée non plus à Wal Fadjri, dont le rédacteur en chef Jean Maïssa Diop estime qu’« un sujet de reportage est un sujet de reportage. Un professionnel est un professionnel et nous refusons le carcan consistant à confier systématiquement certains reportages qu’à priori qu’on croit être destiné à des femmes ». C’est ainsi que lors de manœuvres militaires, il lui est arrivé d’envoyer une journaliste pour la couverture.

Pour le directeur de publication de L’Observateur, Mamadou Thierno Talla, l’argument-massue est d’ordre financier : « Dans une année, on fait 250 Une. Est-ce qu’on a vu une seule fois les journaux titrer sur les genres et les Tic ? Non, parce que ça ne vend pas. Ce n’est pas comme la politique ou le football. Ce n’est pas porteur comme la politique, les faits divers, etc. ».

Issa NIANG

(Source : Wal Fadjri, 22 novembre 2004)

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