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Gambie : Comment les Réseaux sociaux ont fait chuter le régime de Jammeh

mardi 6 décembre 2016

C’est reconnu par tous, de nos jours, les réseaux sociaux jouent un rôle primordial dans toute élection, partout à travers le monde.

C’est pourquoi, il est rare de voir une élection se déroulait dans un pays africain et qu’internet ne soit pas coupé la veille ou le jour du scrutin.

Pour preuve, l’élection récente en Gambie qui a emmené Adama Barrow au pouvoir, en remplacement de Yahya Jammeh.

« Notre plus grand secret sur ce qui nous a mené jusqu’ici, c’est l’utilisation des médias sociaux. Car, ici en Gambie, la télévision publique ne diffuse pas les activités de l’opposition. Du coup, notre seul moyen pour communiquer était basé sur le social média, particulièrement, WhatsApp. On avait seulement internet pour communiquer avec nos militants », a explique Barrow dans une interview exclusive avec la TFM.

D’après le nouveau président gambien, c’est WhatsApp et Facebook qui leur permettaient d’aviser les militants quand ils organisaient des meetings.

« Dès qu’on annonçait un meeting sur WhatsApp, les gens le partageaient rapidement. Ainsi, plusieurs personnes sont au courant et viennent assister. Ce qui nous a beaucoup aidé. »

En fait, leurs messages étaient diffusés uniquement à travers internet, c’est sur la toile que la population partageaient les informations de l’opposition. Cela a permis à la diaspora gambienne de se mobiliser et de pouvoir communiquer et mieux s’organiser sur les réseaux sociaux. Par exemple, sur Twitter c’est les hashtags #GambiaDecides et #Gambie qui étaient utilisés par les internautes.

En conséquence, on peut comprendre, d’une part, que les réseaux sociaux ont joué un grand rôle sur le départ de Jammeh. Malgré que l’internet ait été coupé au dernier moment, mais c’était trop tard pour cet homme qui a fait vingt-deux ans au pouvoir. En plus, les autorités ne pouvaient pas bloquer l’accès au réseau durant toute la campagne électorale, parce que, simplement, différents services dans l’économie se réalisent à travers l’utilisation de l’internet. Il est incontournable.

(Source : Social Net Link, 6 décembre 2016)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 50 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 8 761 804 abonnés Internet

  • 8 483 435 abonnés 2G+3G+4G (96,9%)
  • 1131 453 clés et box Internet (1,5%)
  • 117 807 abonnés ADSL (1,3%)
  • 17 965 abonnés bas débit (0,2%)

- Liaisons louées : 21 044

- Taux de pénétration des services Internet : 57,44%

(ARTP, 30 juin 2018)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 59,80%

(Internet World Stats 31 décembre 2017)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

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Téléphonie fixe

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(ARTP, 30 juin 2018)


Téléphonie mobile

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(ARTP, 30 juin 2018)

FACEBOOK

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(Facebook Ads, décembre 2017)