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Fréquences radio : L’Artp veut une gestion qualitative du spectre

jeudi 5 octobre 2017

L’Artp mettra en place un environnement favorable au développement des réseaux de télécommunications à travers une bonne politique de gestion du spectre des fréquences. L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) a tenu, hier, un séminaire annuel de vulgarisation des procédures relatives à la gestion des fréquences. Cette rencontre a été une opportunité d’échanger sur les enjeux et nouveaux défis liés aux procédures d’agrément des équipements radioélectriques et des installateurs, de délivrance des autorisations relatives à la radiodiffusion sonore, aux affaires maritimes et aux réseaux amateurs et privés indépendants.

Axe important à prendre en compte dans l’élaboration de tout programme de développement, le numérique ne peut être un levier de croissance économique durable que lorsqu’il y a une gestion qualitative du spectre des fréquences. Lesquelles sont devenues indispensables à de nombreux secteurs de la communication, de l’audiovisuel, des réseaux satellites, du transport ou encore de la sécurité publique ou privée. Au regard de ce rôle majeur, au Sénégal, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) s’est engagée à mettre en place un environnement favorable au développement des réseaux de télécommunications à travers une bonne politique de gestion du spectre des fréquences.

Le séminaire annuel de vulgarisation des procédures relatives à la gestion des fréquences de Artp remet au goût du jour les enjeux et nouveaux défis dans les procédures d’agrément des équipements radioélectriques et des installateurs, de délivrance des autorisations relatives à la radiodiffusion sonore, aux affaires maritimes et aux réseaux amateurs et privés indépendants. L’évolution de ces dernières années, a rappelé le directeur général de l’Artp, « se caractérise par la généralisation et la convergence des applications grand public de radiocommunication, facilitée par une déspécialisation des infrastructures qui a entrainé un développement exponentiel du trafic mobile, surtout de la bande passante. »

Ce qui, aux yeux de Abdou Karim Sall, impose de mettre à disposition des acteurs une part toujours « importante » du spectre des fréquences avec des procédures simplifiées et dans des conditions qui assure l’accès à tous, qui soient à la fois « abordables, équitables et durables ». Selon lui, ces conditions et procédures sont la clé de voûte du développement de l’économie numérique. « Je suis convaincu que l’économie numérique, qui est une des priorités du gouvernement, repose pour beaucoup sur l’utilisation des fréquences. Les fréquences, au-delà des procédures de gestion, sont au cœur des usages de l’économie numérique, car elles irriguent la plupart des activités économiques aujourd’hui qui s’appuient, dans de très nombreux cas, sur le spectre radioélectrique », a souligné M. Sall.

Le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes, qui présidait la cérémonie d’ouverture de ce séminaire, a tenu à rassurer que « même si la gestion du spectre est une activité éminemment internationale, nous travaillons au niveau national pour définir les règles, méthodes et services répondant aux meilleures normes et pratiques dans l’usage du spectre ».

Ibrahima Ba

(Source : Le Soleil, 5 octobre 2017)

Post-Scriptum

Dakar face à une forte de mandes de fr&quences analogiques

La capitale sénégalaise n’endure pas seulement un problème d’espace. Dakar souffre aussi d’une pénurie de fréquences analogiques. La forte demande de cette ressource rare a fait que la région est « totalement saturée ».

Selon le directeur général de l’Artp, il n’y a plus de marge de manœuvre. D’une manière générale, Abdou Karim Sall dit constater l’exploitation de plusieurs réseaux radioélectriques au Sénégal avec une demande en forte augmentation. Sans être exhaustif, il a cité, pour les radios Fm, 276 réseaux autorisés pour 457 canaux de fréquence. Pour les télévisions, 31 réseaux sont autorisés pour 147 canaux de fréquence. Toutefois, a-t-il précisé, avec l’avènement de la Télévision numérique terrestre (Tnt), certaines fréquences peuvent être redéployées dans le numérique pour libérer des espaces. Au regard de l’utilisation large des fréquences et de la forte croissance de la demande, M. Sall invite à un usage intensif, tout en minimisant le risque de pénurie de fréquences qui peut nuire au développement des activités.

I. Ba

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 12 045 735 abonnés Internet

  • 11 779 800 abonnés 2G+3G+4G (97,8%)
    • 2G : 25,88%
    • 3G : 53,06%
    • 4G : 21,06%
  • 108 945 clés et box Internet (0,90%)
  • 152 047 abonnés ADSL/Fibre (1,29%)
  • 1766 abonnés bas débit (0,02%)
  • 3 177 abonnés aux 4 FAI
  • Internet fixe : 1,30%
  • Internet mobile : 98,70%

- Liaisons louées : 22 060

- Taux de pénétration des services Internet : 74,31%

(ARTP, 31 décembre 2019)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 5800 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, décembre 2019)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 207 592 abonnés
- 165 915 lignes résidentielles (79,92%)
- 41 677 lignes professionnelles (20,08%)
- Taux de pénétration : 1,28%

(ARTP, 31 décembre 2019)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 880 594 abonnés
- Taux de pénétration : 110,31%

(ARTP, 31 décembre 2019)

FACEBOOK

- 3 171 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 18,6%

(Facebook, Juin 2019)