OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2019 > Novembre 2019 > Free Sénégal : un fauteur de trouble, doublé d’un fin stratège

Free Sénégal : un fauteur de trouble, doublé d’un fin stratège

lundi 25 novembre 2019

Free Sénégal

Dix-huit mois après son entrée sur le marché télécoms sénégalais, la nouvelle société de téléphonie mobile, portée par Saga Africa Holdings Ltd, accumule les rappels à l’ordre de l’Autorité de régulation des télécommunications et de la poste (Artp). Entre promotions illégales, offres à petits prix jugées anticoncurrentielles et autres frasques qui l’ont rapidement mise sous le feu des projecteurs, Free semble avoir maille à partir avec le régulateur télécoms. Mais les actions du nouveau venu dissimulent une stratégie plus élaborée, destiné à le propulser sur le marché sénégalais.

Depuis son changement officiel de nom, de Tigo à Free, le 1er octobre 2019, le nouvel opérateur télécoms, propriété de Xavier Niel, Yérim Sow et Hassanein Hiridjee, accumule les mises en garde de l’Autorité de régulation des télécommunications et de la poste (Artp). La société télécoms s’est fait taper sur les doigts pour divers motifs relatifs à la concurrence. Elle a tout d’abord été rappelée à l’ordre pour non-respect de la réglementation sur les promotions télécoms en instituant des bonus de télécommunications sur des transactions marchandes via Free Money ainsi que sur des offres télécoms, sans approbation préalable de l’Artp par voie de courrier officiel.

L’infraction a été commise en toute connaissance de la décision n° 2019-008 du 29 mai 2019 portant encadrement des promotions relatives à la fourniture de produits et services de télécommunications, entrée en vigueur 11 mois après le début d’activité de Saga Africa Holdings Ltd, maison-mère de Free, sur le marché télécom local.

Le 5 novembre, la société télécom s’est aussi vue rappelée à l’ordre sur la gratuité de WhatsApp, qu’elle a tenté d’instituer dans un contexte ou la réflexion s’approfondit sur le statut à accorder aux applications Over-The-Top qui déstabilisent les marchés télécoms traditionnels.

Le 5 novembre, la société télécom s’est aussi vue rappelée à l’ordre sur la gratuité de WhatsApp, qu’elle a tenté d’instituer dans un contexte ou la réflexion s’approfondit sur le statut à accorder aux applications Over-The-Top (OTT) qui déstabilisent les marchés télécoms traditionnels. Puis, sa publicité sur son expérimentation de la 5G ; technologie au coeur de l’actualité télécoms mondiale mais que très peu de marchés africains envisagent d’adopter de sitôt ; lui a aussi valu une remontrance du régulateur télécoms. Il n’est d’ailleurs pas exclu que ces frasques ne soient pas les dernières de la société télécoms qui reproduit au Sénégal une stratégie commerciale en deux étapes, déjà éprouvée avec succès par Xavier Niel en France, tout premier marché de Free.

Anti-conformisme

En intégrant le marché télécoms français en 2012, dominé par Orange, SFR et Bouygues, Free qui n’était alors que du menu fretin face à trois géants, a réussi au fil du temps à se faire une place en misant sur la provocation.

Bien que la stratégie soit risquée, la société a, la plupart du temps, su doser son impertinence afin d’éviter des sanctions financières et administratives trop douloureuses. C’est visiblement la même stratégie que l’entreprise déploie au Sénégal où le marché télécoms est confisqué à près de 55% par Sonatel, filiale d’Orange, depuis de nombreuses années déjà. Free veut bâtir une image d’opérateur plus proche du peuple, qui souhaite accroître leur pouvoir de communiquer, mais qui est freiné dans son élan révolutionnaire par le système. La société qui trouve des abonnés longtemps acquis à des concurrents, investit ainsi sur son capital sympathie de défenseur des intérêts des consommateurs. Cette image devrait contribuer sur le long terme à les attirer à elle.

Free veut bâtir une image d’opérateur plus proche du peuple, qui souhaite accroître leur pouvoir de communiquer, mais qui est freiné dans son élan révolutionnaire par le système.

Selon Mamadou Mbengue, le directeur général de Free Sénégal, l’entreprise veut représenter une marque forte, elle veut casser les codes car « Free est une marque de rupture ». Une rupture que l’entreprise a aussi prévu de réaliser à travers des prix cassés.

La guerre des prix relancée

Depuis son entrée officielle sur le marché télécoms sénégalais, en avril 2018, jusqu’au 30 juin 2019, date des dernières statistiques de l’Artp sur le marché télécoms, la part de marché de Free est passée de 24,29% à 25,55%.

L’entreprise qui revendique un investissement de 150 millions de dollars US (89 milliards Fcfa) dans le réseau, est bien décidée à bousculer l’ordre établit en contraignant ses adversaires à sortir de leur zone de confort. « Notre ambition est d’offrir le meilleur de la télécommunication aux consommateurs et à des prix très accessibles. Il ne s’agit pas simplement de tarifs, mais il fallait également travailler sur le réseau (…) Pourquoi en Europe, un consommateur paierait moins que le consommateur sénégalais ? Son pouvoir d’achat est relativement plus faible, donc on aurait dû lui apporter un juste prix », affirme Mamadou Mbengue.

Pourquoi en Europe, un consommateur paierait moins que le consommateur sénégalais ?

Pour Hassanein Hiridjee, coactionnaire au sein de Free, « jusqu’à présent, au Sénégal, il y avait trop d’offres tarifaires et les prix étaient trop élevés. La data était même plus chère qu’en France. On vient simplifier tout ça. Bref, on fait du Free ».

Les tactiques de Free pour parvenir à sa « révolution » suscitent déjà les protestations de ses compétiteurs qui dénoncent une violation des textes qui régissent la concurrence. Mais pour Free, la conformité ne tient pas uniquement au respect strict de la loi. Pour la société télécoms, « la conformité, c’est également d’être convergeant avec les objectifs du régulateur : le premier, c’est de faire baisser les tarifs ; le deuxième, c’est de promouvoir les investissements et le troisième est d’encourager l’innovation », soutient Mamadou Mbengue.

Muriel Edjo

(Source : (AgenceEcofin->https://www.agenceecofin.com/], 25 novembre 2019)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6390/7720 Régulation des télécoms
  • 527/7720 Télécentres/Cybercentres
  • 5693/7720 Economie numérique
  • 2891/7720 Politique nationale
  • 7720/7720 Fintech
  • 774/7720 Noms de domaine
  • 3079/7720 Produits et services
  • 2188/7720 Faits divers/Contentieux
  • 1096/7720 Nouveau site web
  • 7625/7720 Infrastructures
  • 2559/7720 TIC pour l’éducation
  • 279/7720 Recherche
  • 370/7720 Projet
  • 5028/7720 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2626/7720 Sonatel/Orange
  • 2527/7720 Licences de télécommunications
  • 411/7720 Sudatel/Expresso
  • 1582/7720 Régulation des médias
  • 1943/7720 Applications
  • 1740/7720 Mouvements sociaux
  • 2497/7720 Données personnelles
  • 190/7720 Big Data/Données ouvertes
  • 904/7720 Mouvement consumériste
  • 543/7720 Médias
  • 970/7720 Appels internationaux entrants
  • 2937/7720 Formation
  • 138/7720 Logiciel libre
  • 3072/7720 Politiques africaines
  • 1778/7720 Fiscalité
  • 253/7720 Art et culture
  • 867/7720 Genre
  • 2486/7720 Point de vue
  • 1483/7720 Commerce électronique
  • 2275/7720 Manifestation
  • 479/7720 Presse en ligne
  • 190/7720 Piratage
  • 310/7720 Téléservices
  • 1426/7720 Biométrie/Identité numérique
  • 454/7720 Environnement/Santé
  • 587/7720 Législation/Réglementation
  • 561/7720 Gouvernance
  • 2716/7720 Portrait/Entretien
  • 216/7720 Radio
  • 1162/7720 TIC pour la santé
  • 480/7720 Propriété intellectuelle
  • 87/7720 Langues/Localisation
  • 1603/7720 Médias/Réseaux sociaux
  • 2931/7720 Téléphonie
  • 294/7720 Désengagement de l’Etat
  • 1501/7720 Internet
  • 171/7720 Collectivités locales
  • 624/7720 Dédouanement électronique
  • 1836/7720 Usages et comportements
  • 1538/7720 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 826/7720 Audiovisuel
  • 5258/7720 Transformation digitale
  • 589/7720 Affaire Global Voice
  • 256/7720 Géomatique/Géolocalisation
  • 472/7720 Service universel
  • 990/7720 Sentel/Tigo
  • 264/7720 Vie politique
  • 2267/7720 Distinction/Nomination
  • 51/7720 Handicapés
  • 1031/7720 Enseignement à distance
  • 1019/7720 Contenus numériques
  • 878/7720 Gestion de l’ARTP
  • 270/7720 Radios communautaires
  • 2547/7720 Qualité de service
  • 641/7720 Privatisation/Libéralisation
  • 201/7720 SMSI
  • 693/7720 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4170/7720 Innovation/Entreprenariat
  • 1986/7720 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 69/7720 Internet des objets
  • 255/7720 Free Sénégal
  • 961/7720 Intelligence artificielle
  • 293/7720 Editorial
  • 33/7720 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous