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En Afrique, le grid lutte contre la fuite des cerveaux

jeudi 18 septembre 2008

Un noeud de la grille de calcul européenne EGEE vient d’être déployé dans une université sénégalaise. Le projet vise à développer la coopération internationale et fournir plus de ressources de calcul aux chercheurs.

Projets de connexion au haut-débit portés par des banques, multiplication des initiatives de micro-finance, arrivée des sociétés de capital risques... Les initiatives se multiplient en Afrique pour aider particuliers et entreprises à accéder et profiter des technologies. Dans ce panorama, les universités font souvent figure de parent pauvre. Or ce sont souvent elles qui hébergent les "cerveaux" du pays : chercheurs, scientifiques... Pour permettre à ces institutions de bénéficier des ressources informatiques nécessaires à la réalisation de leurs projets, une grille informatique vient d’être déployée à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal). Le but est de permettre aux facultés de devenir plus compétitives, et de freiner la migration des diplômés.

Aider au développement économique

"Internet et les grilles de calcul sont des outils privilégiés du développement de centres d’excellence émergents sur le continent africain et de leur intégration au niveau mondial", est-il indiqué dans le communiqué. Le grid permettra également d’encourager la coopération internationale, avec le Nord et avec d’autres pays africains. Le nœud de grille, mis en place par l’Institut des Grilles du CNRS et financé par l’Unesco et le fabricant Hewlett-Packard [1], fait en effet partie du réseau développé par l’Union européenne EGEE (pour Enabling Grids for E-sciencE) qui vise à développer la collaboration scientifique à l’échelle mondiale. Les universités de cinq autres pays du continent africain devraient à terme en être aussi dotées.

Des projets qui facilitent l’accès à la connaissance

En Europe, d’autres grilles informatiques visent à apporter plus simplement les ressources nécessaires à l’apprentissage. En 2003, Hewlett-Packard et l’Unesco ont ainsi travaillé en Europe du Sud-est sur une initiative similaire à celle lancée en Afrique. Selon les responsables du projet, le système a permis à plusieurs universités de développer des sites web, de créer des bases de données et de mettre en place des projets de recherche de plus grande envergure. ELeGI, de son côté, propose une plate-forme d’e-learning capable d’identifier les modes de compréhension de l’apprenant afin de s’adapter à lui. La plate-forme se connecte ensuite à un grid pour obtenir les différentes données qui seront enseignées à l’élève.

(Source : L’Ateleir, 18 septembre 2008)

[1] Dans le cadre de leur projet "Passer de la fuite des cerveaux à leur reconquête en Afrique"

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