OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2005 > Juillet > Emigration au Canada : Internet fait danser la diaspora africaine

Emigration au Canada : Internet fait danser la diaspora africaine

mardi 26 juillet 2005

Art et culture

Le jour, Jean Marc Mensah est informaticien à Silicon Valley, la Mecque des nouvelles technologies. Le soir, ce Californien d’origine béninoise retrouve ses ordinateurs et ses platines de disc-jockey pour mixer ses musiques préférées et faire danser les immigrés africains et antillais par le biais d’Internet. « Au départ, explique le jeune homme, je voulais combiner mes deux passions : l’informatique et la musique. J’ai donc fondé ZoukStation.com en 2001. » Le succès du site Internet est immédiat auprès des internautes friands de Ndombolo, de Zouk, de Morna, de Coupé-décalé et autres rythmes à la mode. « Nous recevons en moyenne 12 000 visiteurs par jour », se félicite Jean-Marc qui anime une équipe d’une centaine de disc-jockeys répartis entre l’Amérique du Nord et l’Europe, à l’image de leurs cyber-auditeurs qui se recrutent aux quatre coins du monde.

De cette manière, la diaspora africaine investit la Toile et en fait un instrument de promotion de la culture afro-caribéenne. Erik Ekoué, québécois d’origine togolaise, a lui aussi trouvé son salut dans Internet après s’être fait refuser par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes de créer une radio Fm à Montréal. Porté par le succès de son émission Sun Tropic, diffusée sur les ondes pendant 12 ans à la radio étudiante montréalaise CISM, Erik a fondé il y a trois ans radiosuntropic.com. « C’est pratique, convivial et interactif », constate-t-il. Le « studio » de Sun Tropic se résume à un ordinateur muni de logiciels d’encodage et de diffusion. « Tous les autres animateurs ont le même équipement et nos ordinateurs sont branchés en réseau, » explique-t-il.

« L’Afrique n’a jamais été aussi proche », claironne le Camerounais Assoumou Franck. Cet étudiant en communication de Montréal, féru de Coupé-décalé, se tient au courant de l’actualité musicale ivoirienne et antillaise sur Paradise Fm (www.paradiseteam.net), un nouveau venu dans le paysage des Web radios, qui permet aux internautes et auditeurs de faire des dédicaces en ligne. Pour Assoumou, l’arrivée sur le Net de ces radios règle en partie le problème de diffusion auquel les artistes africains sont confrontés. « Au Canada, regrette-t-il, l’Afrique occupe une portion congrue dans les bacs à musique. Elle se résume à quelques rares artistes comme Youssou Ndour ou Alpha Blondy. Pour les radios commerciales locales, la musique des tropiques n’existe même pas ! » La situation est bien pire aux Etats-Unis. « Ici à Miami, la plupart des Africains sont coupés de leurs racines et isolés », constate l’Ivoirien Francis Eganko. Depuis quatre mois, il a entrepris de créer une communauté virtuelle. Le jeune homme de 24 ans a mis sur pied Africa Hit (www.africahit.com), la première télévision de musique africaine sur Internet. Elle diffuse en boucle des clips vidéo, 24 heures sur 24. La musique d’Afrique de l’Ouest et du Centre compose la sélection musicale d’Africa Hit. « Mes contacts en Afrique et en Europe m’informent des nouveautés et me fournissent les clips que je mets en ligne », se félicite Francis.

Si ces radios et télévisions assurent aux artistes une plus grande visibilité à travers le monde, les groupes n’en tirent pas de retombées financières directes, les médias sur Internet échappant à la réglementation sur les droits d’auteur. Par contre, précise Erik Ekoué, « nous devons nous assurer que personne n’arrive à copier la musique à partir de notre site ». Dans ce cas, les radios en ligne n’ont pas à reverser de royalties aux maisons de disques, mais elles ne gagnent pas non plus d’argent. De toute façon, les initiateurs de ces radios et télés par Internet ont la main sur le cœur. « Je le fais pour le plaisir », déclare Francis Eganko qui termine des études d’informatique. Erik confie, lui, que « le défi, c’est d’arriver un jour à rentabiliser ces sites ». Ce qui est loin d’être simple. « Les annonceurs sont encore hésitants à nous confier leurs publicités », dit-il. Certains, comme le Sierra-Léonais Alpha Hsy, ont tout de même trouvé le moyen de gagner de l’argent en se spécialisant dans la vente de disques africains sur Internet. Le fondateur de panafricanallstars.com a ainsi « des clients aussi bien en Europe, au Japon qu’en Australie ».

Télévisions sans frontières

Qu’ils soient installés au fin fond du Texas, dans les Balkans ou en Australie, les Africains de la diaspora n’ont plus besoin d’une antenne satellite pour suivre en direct leurs télévisions nationales. Une connexion Internet suffit désormais. C’est cette petite révolution technologique que leur offre depuis deux mois Télé Diaspora (www.telediaspora.net), un bouquet télévisuel consacré à l’Afrique. Pour le moment, trois chaînes de télévision nationales y figurent : celles du Mali, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. « Nous avons commencé avec des pays qui ont un très grand nombre d’expatriés à travers le monde », explique Demba Traoré, le directeur de la compagnie basée à Washington.

L’Ivoirien espère couvrir toute l’Afrique francophone d’ici 2006. « Suivront les pays anglophones, notamment la Gambie en raison de la forte demande. » Le service n’est pas gratuit. L’abonnement mensuel à Télé Diaspora s’élève à 15 $ US (12,50 €). L’objectif de Demba Traoré est clair : « Réduire l’écart technologique entre l’Afrique et l’Occident tout en relevant les défis de la communication ». L’ex-employé d’IBM caresse aussi le rêve de voir les Africains se rapprocher les uns les autres grâce à leurs propres images. Selon lui, « on réduirait à coup sûr certaines tensions entre les États ! »

(Source : Wal Fadjri, 26 juillet 2005)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4636/5201 Régulation des télécoms
  • 412/5201 Télécentres/Cybercentres
  • 3453/5201 Economie numérique
  • 1846/5201 Politique nationale
  • 5084/5201 Fintech
  • 540/5201 Noms de domaine
  • 1988/5201 Produits et services
  • 1584/5201 Faits divers/Contentieux
  • 836/5201 Nouveau site web
  • 5201/5201 Infrastructures
  • 1881/5201 TIC pour l’éducation
  • 220/5201 Recherche
  • 248/5201 Projet
  • 3527/5201 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1940/5201 Sonatel/Orange
  • 1690/5201 Licences de télécommunications
  • 294/5201 Sudatel/Expresso
  • 1037/5201 Régulation des médias
  • 1288/5201 Applications
  • 1083/5201 Mouvements sociaux
  • 1698/5201 Données personnelles
  • 161/5201 Big Data/Données ouvertes
  • 641/5201 Mouvement consumériste
  • 373/5201 Médias
  • 690/5201 Appels internationaux entrants
  • 1697/5201 Formation
  • 108/5201 Logiciel libre
  • 2164/5201 Politiques africaines
  • 1084/5201 Fiscalité
  • 175/5201 Art et culture
  • 639/5201 Genre
  • 2074/5201 Point de vue
  • 1058/5201 Commerce électronique
  • 1509/5201 Manifestation
  • 329/5201 Presse en ligne
  • 132/5201 Piratage
  • 228/5201 Téléservices
  • 1042/5201 Biométrie/Identité numérique
  • 350/5201 Environnement/Santé
  • 363/5201 Législation/Réglementation
  • 371/5201 Gouvernance
  • 1816/5201 Portrait/Entretien
  • 161/5201 Radio
  • 785/5201 TIC pour la santé
  • 292/5201 Propriété intellectuelle
  • 61/5201 Langues/Localisation
  • 1144/5201 Médias/Réseaux sociaux
  • 2070/5201 Téléphonie
  • 196/5201 Désengagement de l’Etat
  • 1076/5201 Internet
  • 129/5201 Collectivités locales
  • 431/5201 Dédouanement électronique
  • 1211/5201 Usages et comportements
  • 1075/5201 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 617/5201 Audiovisuel
  • 3403/5201 Transformation digitale
  • 390/5201 Affaire Global Voice
  • 187/5201 Géomatique/Géolocalisation
  • 343/5201 Service universel
  • 689/5201 Sentel/Tigo
  • 184/5201 Vie politique
  • 1627/5201 Distinction/Nomination
  • 41/5201 Handicapés
  • 725/5201 Enseignement à distance
  • 726/5201 Contenus numériques
  • 587/5201 Gestion de l’ARTP
  • 209/5201 Radios communautaires
  • 1960/5201 Qualité de service
  • 471/5201 Privatisation/Libéralisation
  • 144/5201 SMSI
  • 512/5201 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2756/5201 Innovation/Entreprenariat
  • 1375/5201 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5201 Internet des objets
  • 173/5201 Free Sénégal
  • 894/5201 Intelligence artificielle
  • 203/5201 Editorial
  • 17/5201 Gaming/Jeux vidéos
  • 31/5201 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous