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Doing Business...

dimanche 30 septembre 2007

Attendue depuis des années, l’attribution de la licence globale de télécommunications a été finalement conclue le 7 septembre 2007 avec l’annonce par l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) du choix porté sur la société soudanaise Sudatel. Cette décision a provoqué la stupeur dans les milieux spécialisés compte tenu du fait que personne ne s’attendait à ce que cet opérateur peu connu, présent uniquement au Soudan et en Mauritanie, soit préféré à Celtel présent dans quinze pays africains et dont la renommée n’est plus à établir. L’explication tient tout simplement au fait la Présidence de la république a préféré mettre en avant les critères financiers et attribuer la licence au plus offrant plutôt qu’au mieux disant. De ce point de vue, Sudatel ayant offert la somme de 200 millions de dollars a largement surpassé Bintel (152 millions de dollars) et Celtel de même qu’elle avait obtenu sa licence en Mauritanie pour avoir proposé une somme trois fois plus importante que France Télécom après semble-t-il avoir été informée du montant de l’offre faite de cette dernière...Alors que les uns et les autres discutaient sur les capacités techniques de Sudatel à véritablement apporter un plus en matière d’infrastructures et de services, l’information donné en Conseil des ministres comme quoi l’opération avait été menée directement par Karim Wade, fils du Président de la République et Thierno Ousmane Sy, Conseiller spécial du Président de la république pour les NTIC, jeta encore un peu plus le trouble dans l’opinion et montra comment l’ARTP avait été complètement « switchée » ! Parmi les premiers à réagir, le secteur privé national, par la voix de l’Organisation des professionnels des TIC (OPTIC), a déploré le fait de n’avoir pas été associé au processus et de s’être vu seulement réservé 15% du capital du nouvel opérateur alors que le privé malien avait obtenu 30% du capital d’Ikatel la filiale de la Sonatel et qu’il avait réclamé 51% du capital des nouveaux opérateurs lors des journées sur la libéralisation des télécommunications de 2004. Comme si cette affaire n’avait pas suscité assez de questions, de suspicions et de polémiques, la révélation faite par le Parti socialiste (PS) que la société Sudatel faisait partie d’une liste de trente entreprises soudanaises mises sous embargo par les Etats-Unis sous l’accusation d’avoir « mené, soutenu, entretenu et financé des activités criminelles au Darfour » a fait l’effet d’une bombe et plongé les autorités dans un silence assourdissant. Résultant les demandes de commissions d’enquête fusent de toutes part les uns voulant faire la lumière sur ce qu’ils appellent le bradage de la licence accordée à Sentel il y a presque dix ans de cela et les autres sur les conditions nébuleuses dans lesquelles Sudatel a été sélectionné. Dans cette atmosphère les protestations de l’APIX contre le classement du Sénégal à la 162ème place sur 178 pays dans le rapport Doing Business 2008 de la Banque mondiale ont quelque chose de dérisoires et de pathétiques. En effet à quoi bon mettre en place un cadre formel conforme aux standards internationaux les plus élevés alors que dans la réalité quotidienne les affaires se font sur de toutes autres bases ? Ce qui vient de se passer est un mauvais signal envoyé aux investisseurs étrangers ayant des projets d’envergure au Sénégal et qui souhaitent pouvoir opérer dans notre pays en étant à l’abri de toutes sortes de pression. Il est donc grand temps que ceux qui, au sein de l’appareil d’état, souhaitent faire des faire sortent de son giron protecteur et se comportent comme de véritables entrepreneurs capitalistes en prenant des risques plutôt que d’user et d’abuser de leurs positions. Doing business oui mais en y mettant la forme.

Amadou Top
Président d’OSIRIS

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