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Diffusion de scènes obscènes ou de violence, non-respect des lois et règlements : Le CNRA met en garde les radios et télévisions

vendredi 10 février 2017

Le Conseil nationale de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a publié son quatrième et dernier avis trimestriel de l’année 2016. Face aux dysfonctionnements et manquements portant violation des dispositions des textes législatifs et des cahiers des charges en vigueur dans notre pays dans le domaine de l’audiovisuel, le CNRA recommande l’arrêt de la diffusion de scènes obscènes ou de violence et le respect des dispositions des lois et règlements, entre autres.

Face aux dysfonctionnements et manquements, qui constituent une violation des dispositions des textes législatifs, réglementaires et des cahiers des charges en vigueur au Sénégal dans le domaine de l’audiovisuel, le Collège du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), réuni en sa séance du 02 février 2017 et après en avoir délibéré, a rendu public son quatrième et dernier avis trimestriel de l’année 2016. Cet avis qui porte sur les faits constatés et répertoriés dans la période du 1er octobre au 31 décembre 2016.

Pour mettre un termes à ces écarts, le régulateur recommande « l’arrêt de la diffusion de scènes obscènes ou de violence et de propos grossiers et choquants aux heures de grande écoute, où le jeune public est susceptible d’être le plus présent devant l’écran. A cet effet, le CNRA réitère sa recommandation de mise en place, au sein des télévisions, conformément au cahier des charges, de commissions de visionnage qui seront chargées de recommander aux chaînes une classification des programmes ». Il s’y ajoute « le respect des dispositions des lois, des règlements et des stipulations des cahiers des charges relatives à la publicité », lit-on dans le document.

Affaire 2STV Gouvernement

Dans le même ordre d’idées, le CNRA a adressé une observation à la 2STV, suite à la diffusion, le 20 janvier 2017, de l’émission « Le Grand rendez-vous » consacrée ce jour-là, à l’esclavage en Mauritanie. Il « appelle les médias audiovisuels à une préparation particulière et une attention soutenue, lorsque des questions sensibles sont abordées, afin d’éviter des dérapages, confusions, prises de positions inappropriées, de nature à entraîner des conséquences préjudiciables », conseille le CNRA qui prévient qu’il « accordera une attention particulière à la mise en œuvre de ces recommandations par les acteurs du secteur, en vue de corriger les manquements constatés et d’éviter qu’ils ne se reproduisent ».

Au cours du quatrième trimestre de l’année 2016, les dysfonctionnements et manquements constatés ont trait à la programmation de films comportant des séquences obscènes et violentes à des heures de grande écoute et la diffusion de séries télévisées mettant en scène des victimes ensanglantées. De telles images qui banalisent la violence, diffusées aux heures où les familles sont en général devant la télévision, posent problème, surtout pour le jeune public particulièrement sensible et vulnérable et très attaché à ces séries, dénonce le CNRA.

Il y a également la diffusion par certaines télévisions de publicité autour de thématiques dédiées aux praticiens de la médecine traditionnelle en violation des lois et règlements, le placement systématique de produits ou publicité commerciale sauvage pendant des émissions télévisées et la persistance des dérives verbales, la diffusion de propos grossiers et choquants, notées lors d’émissions radiophoniques. Ces dérives sont notées principalement dans les émissions concernant des faits divers, qui sont diffusées quotidiennement le matin.

Ibrahima Diallo

(Source : Sud Quotidien, 10 févrir 2017)

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