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Développement des TIC au Sénégal : Prendre des mesures fortes

mardi 31 janvier 2006

Désireuses de faire du Sénégal un pays émergent à l’horizon 2015, les autorités sénégalaises sont actuellement en train d’élaborer une stratégie de croissance accélérée (SCA) visant la réalisation d’un taux de croissance annuel compris entre 7 et 8% afin de pouvoir doubler le PIB en dix ans. A cette fin, un certain nombre de grappes porteuses ont été retenues parmi lesquelles les TIC et les téléservices. Le choix de cette grappe se justifie pleinement lorsque l’on sait que le Sénégal possède une infrastructure de télécommunications de qualité ainsi que des entreprises innovantes présentes sur le marché national, régional voire international. Le secteur joue d’ores et déjà un rôle significatif dans le développement économique et social du pays avec une contribution de 7% dans la constitution du PIB et de 5,4% dans le total des investissements. La volonté de faire des téléservices un des leviers du développement économique et social du pays n’est pas nouvelle puisqu’elle a été exprimée dès le milieu des années 90. Cependant, il faut constater que depuis cette date les mesures préconisées par les principaux acteurs du secteur afin de lever les hypothèques qui obèrent son décollage n’ont pas été prises. Or en la matière, chaque semaine perdue constitue une longueur de retard de prise par rapport aux concurrents du Sénégal. Ainsi, au niveau macro, il faut déplorer jusqu’à présent l’absence d’une stratégie nationale, seul instrument de politique capable de prendre en compte l’ensemble des considérations permettant d’assurer, pour le plus grand nombre et dans les meilleures conditions, l’entrée du Sénégal dans la société de l’information et du savoir partagée. De plus, sur le plan de la politique des télécommunications, le gouvernement s’en tient à une position timorée consistant pour l’essentiel à attribuer une licence globale (Téléphonie fixe et mobile et Internet) à un troisième opérateur qui viendrait ainsi concurrencer la Sonatel et Sentel. Les opérateurs alternatifs qui pourraient pourtant apporter des solutions intéressantes dans les zones urbaines comme dans les zones rurales ne sont toujours pas pris en compte par le code des télécommunications. De même, alors que la fracture numérique est béante, les collectivités locales, qui ailleurs jouent un rôle important dans l’aménagement numérique du territoire, sont réduites à l’inaction en la matière faute de pouvoir mettre en place et gérer des réseaux de télécommunications locaux. Si l’on souhaite véritablement que le secteur des TIC et des téléservices joue le rôle de locomotive du développement, il est nécessaire de prendre des mesures fortes à l’image de la politique mise en œuvre par la Malaisie sous la direction de Mahatir Mohamed ou encore de la décision prise par le Nigeria d’interdire, à partir de juillet 2006, l’importation de postes radios, téléviseurs, ordinateurs et autres équipements électroniques sous la forme de produits finis afin d’encourager le développement d’une industrie locale. Il ne fait en effet pas de doute pour nous que l’Etat doit non seulement se comporter comme un Etat stratège ayant le devoir, à travers un processus participatif, d’élaborer une vision, une stratégie nationale et un plan d’action mais également comme un Etat interventionniste pesant de tout son poids afin de créer le cadre propice au développement d’un secteur privé national fort et ayant des ambitions internationales.

Amadou Top
Président d’OSIRIS

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