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Dérapages dans certaines émissions, utilisation abusive des sms, etc. : Le Cnra va sévir contre les "médias fautifs"

vendredi 2 novembre 2007

Dans son troisième avis trimestriel, publié mercredi 31 octobre 2007, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) met en demeure nombre de médias publics et privés pour déficit de pluralisme, publicités mensongères et non-respect des institutions, etc. Un délai de quelques jours leur est accordé pour application du Cnra, sous peine de voir le Conseil passer au stade supérieur qui peut aller jusqu’à la fermeture.

Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra), qui va fêter son premier anniversaire d’existence le 22 novembre prochain, a encore dans sa dernière sortie trimestrielle épinglé des organes de presse pour "non-respect de la loi". La Rts, Walf Tv et la Rdv sont les télévisions citées dans le troisième avis du Cnra, publié le mercredi 31 octobre 2007.

La structure, présidée par Mme Nancy Ndiaye Ngom reproche, à ces médias audiovisuels, des manquements qui ont trait : "à un déficit de pluralisme et d’équilibre dans les domaines politique, syndical et culturel dans les programmes pour la Rts ; aux dérapages dans l’émission "Xumb té dagan" qui tourne en dérision l’institution du président de la République ainsi que le montage caricatural sur les propos d’un officier et les danses obscènes sur une émission durant le mois de ramadan sur Walf Tv ; à la publicité obscène relative à un produit dénommé Ngora keng (Rdv)."

Outre ces organes cités, le Cnra relève sur toutes les télévisions la prédominance des télénovelas au détriment de la production nationale et le défilement de Sms dont le caractère intempestif est de nature à gêner les téléspectateurs. Mais le constat du Cnra ne se limite pas simplement aux télévisions. Certaines radios, notamment Walf Fm et Rfm sont accusées de diffuser "des commentaires ne respectant ni les institutions ni la dignité humaine dans les revues de presse". Pour tous ces manquements, l’organe de régulation a envoyé, informe Nancy Ndiaye Ngom, "une mise en demeure aux médias concernés pour se conformer aux dispositions de la loi et au respect du cahier des charges". Si rien n’est fait et passé le délai de quelques jours qui leur est octroyé, poursuit-elle, "le Cnra compte passer au stade supérieur et faire usage de son pouvoir coercitif". "La procédure ainsi enclenchée, avertit la présidente du Cnra, peut à aller de la fermeture de l’organe de presse à une amende de dix millions".

Ainsi, pour éviter d’en arriver là, le Cnra exige le retrait de l’image du chef de l’Etat dans le générique de l’émission "Xumb té dagan" de Walf Tv et la cessation immédiate de la publicité sur Ngora Keng par la Rdv. L’organe de régulation exige aussi la mise en place, par toutes les radios, d’un système de retardement de voix d’au moins trois secondes. Répondant à cette exigence du Cnra, le Pdg du groupe Wal Fadjri, Sidy Lamine Niasse a fait hier face à la presse pour dégager la position de son entreprise (voir ci-dessous).

En outre, au-delà de ces exigences applicables dans les plus brefs délais, le Cnra recommande "la mise en place d’un comité interne de visionnage au niveau des télévisions pour éviter les scènes de violence et les images obscènes dans les films et clips". "Concernant les Sms, le Cnra recommande de restreindre l’utilisation abusive des Sms, de veiller sur leurs contenus et d’indiquer clairement le coût". Nancy Ndiaye Ngom, qui s’est réjouie de la libéralisation du secteur de l’audiovisuel, estime que "cette situation implique un surcroît de responsabilités pour le Cnra". Avant d’ajouter que la libéralisation suppose aussi que "chaque organe respecte les règles du jeu en respectant les dispositions de la loi".

F. K. Sène

(Source : Wal Fadjri, 2 novembre 2007)

Post-Scriptum

Assisses du Cnra : Cahiers des charges, programmes des médias..., au menu

22 novembre 2006-22 novembre 2007. Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel aura bientôt un an. L’organe de régulation que préside Mme Nancy Ndiaye Ngom se prépare à tenir des assisses pour discuter des programmes mis en œuvre dans les différents organes et des cahiers des charges signés par ces derniers. Car, selon la présidente du Cnra, beaucoup de choses ne sont pas respectées aujourd’hui. "Par exemple, il ne peut pas y avoir de télévision genre téléradio, ils font tout sauf de la télévision... La télévision c’est le contenu et l’image", relève-t-elle. Avant d’ajouter : "nous donnerons notre avis sur ce fait".

Appréciant la politique de libéralisation du secteur, la présidente du Cnra estime que "les problèmes survenus entre Walf Tv et Rdv vont continuer à se poser sur l’espace". Et pour éradiquer cela, estime Mme Nancy Ndiaye Ngom, "nous allons essayer d’anticiper en posant le débat". Sur ce différend opposant Walf Tv à la Rdv, le Cnra soutient qu’il a eu à intervenir en amont pour un règlement à l’amiable avant que l’affaire ne soit portée au niveau des juridictions. Qualifiant le secteur de "l’audiovisuel de très sensible", le Cnra compte aussi poser "le débat pour qu’il ait son mot à dire sur l’octroi des fréquences". Comment assurer l’égalité culturelle et rendre visible les minorités, qui ont eux aussi droit à l’image, sont autant de questions sur lesquelles les assises du Cnra vont se pencher.

Journal télévisé : La 2STv s’ouvre à l’information

Annoncé à plusieurs reprises sur la 2STv, le journal télévisé va enfin commencer sur la première chaîne de télévision culturelle du Sénégal à la fin de la semaine prochaine. L’annonce a été faite mercredi dernier par le patron de ladite chaîne, El Hadj Ndiaye, lors du point de presse du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra). "La 2STv va démarrer son journal télévisé la fin de la semaine prochaine", révèle El Hadj Ndiaye qui avance qu’un point de presse sera tenu dès cette semaine pour informer tout le monde.

S’invitant dans le débat du respect des cahiers de charges par les télévisions, le patron du Studio 2000, souligne que "le même problème qui secoue la musique avec la piraterie, risque de se passer dans l’audiovisuel avec la concurrence entre télévisions". Selon lui, toutes les dispositions, qui régulent les télévisions, existent dans les cahiers des charges signés et obtenus conformément à la loi. Aujourd’hui, estime-t-il, "s’engager et signer pour ensuite ne pas respecter les engagements pris, pose problème". Le Patron de la 2STv interpelle le Cnra pour qu’"il joue son rôle pour le respect strict des cahiers des charges".

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