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Dépasser les enjeux nationaux

vendredi 30 septembre 2005

Comme la presse en a rendu compte, ce n’est pas sans difficulté que s’est déroulée la réunion des ministres africains en charge des technologies de l’information et de la communication consacrée à la gouvernance d’Internet, tenue à Dakar du 5 au 7 septembre 2005, afin d’adopter des postions communes en vue de la prochaine réunion de la deuxième phase du SMSI qui doit se tenir à Tunis. L’adoption de positions communes, sur ces questions d’intérêt stratégique pour l’Afrique, a en effet souvent buté sur les particularismes nationaux, et empêché les consensus nécessaires. Au-delà de cet évènement ponctuel, il est important d’attirer l’attention des décideurs politiques africains sur l’impérieuse nécessité de dépasser les perspectives nationales et d’intégrer la dimension régionale dans les politiques relatives aux TIC. Qu’il s’agisse des politiques, des infrastructures, de l’environnement légal et réglementaire, des produits et services d’information voire même de la formation des ressources humaines, la nature et l’ampleur des défis posés appellent à une collaboration étroite entre les états africains, à l’échelle régionale comme à l’échelle continentale. A quoi bon élaborer des politiques nationales qui ignorent où sont même en contradiction avec les politiques du même genre élaborées par les pays voisins ? A quoi bon disposer de bonnes infrastructures de télécommunications si celles-ci ne sont faiblement voire pas du tout interconnectées entre pays voisins comme à l’échelle du continent ? A quoi bon développer des produits et services d’informations pour des marchés nationaux, pour l’essentiel de taille limitée, à l’heure où le marché est devenu global et voit s’affronter de grands groupes multinationaux ? A quoi bon légiférer et réglementer sur le plan national alors que la nature des transactions et la nécessité de créer un vaste marché impliquent l’adoption de règles applicables à l’échelle régionale voire continentale et de plus compatibles avec ce qui se fait sur le plan international ? Enfin, à quoi bon vouloir créer des dispositifs de formation nationaux qui ne disposeront ni des ressources humaines, ni des ressources financières, ni des ressources matérielles nécessaires à l’accomplissement de leur mission alors que le contexte exige que nos pays puissent compte tenu de la nécessité de disposer de ressources humaines de mieux en mieux formées et ce dans des domaines de plus en plus spécialisés. Les états africains, à travers notamment les cadres d’intégration régionale tels l’UEMOA, la CEDEAO, la CEMAC ou encore la COMESA, doivent donc élaborer, sur toutes ces questions, des politiques régionales seules capables d’apporter des réponses fiables et durables. En la matière, plus que dans d’autres encore, il ne saurait y avoir de salut pour l’Afrique que si elle s’engage résolument dans des politiques et des entreprises qui se déclinent à l’échelle continentale où du moins à l’échelle régionale.

Amadou Top
Président d’OSIRIS

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