OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2019 > Mars 2019 > Dégroupage : l’éternel conflit entre Maroc Telecom et les deux autres opérateurs

Dégroupage : l’éternel conflit entre Maroc Telecom et les deux autres opérateurs

mercredi 13 mars 2019

Régulation des télécoms

Le problème du partage d’infrastructures des télécommunications refait l’actualité avec la récente publication au BO de la loi 12.121 modifiant et complétant la loi n° 24.96 relative à la poste et télécommunications, en attendant sa version consolidée. Ce problème date de plus de dix ans ; c’est-à-dire après que Méditel, rebaptisé Orange, et Wana (Inwi) ont obtenu leur licence d’opérateurs respectivement en 2005 et 2009. Maroc Telecom, alors opérateur public qui a hérité de l’infrastructure de l’ONPT (Office national des postes et télécommunications), a le monopole (99,9% du marché de l’ADSL, aujourd’hui). Après sa privatisation puis l’entrée de l’émirati Etisalat dans son capital, il continue de bénéficier de ses infrastructures et de déployer son réseau ADSL. Laissés à l’écart de ce créneau très lucratif, Orange et Inwi se sont rabattus sur la fibre optique, jugée comme étant l’avenir d’internet surtout en milieu professionnel. « Rendu obligatoire par les pouvoirs publics il y a 10 ans, le dégroupage devient essentiel pour généraliser rapidement l’accès à Internet et éviter au Maroc un sous-développement numérique. Maroc Telecom avait même reçu un avertissement de la part de l’ANRT en 2016 à cause du retard pris sur le dégroupage », commente un expert. Inwi a même déposé plainte auprès de la justice et réclame des dommages et intérêts de 5,7 milliards de DH. L’affaire étant toujours en justice. C’est certainement pour cette raison que l’ANRT et les opérateurs se sont abstenus de répondre à nos questions. D’après un expert, il existe aujourd’hui deux millions de foyers déjà équipés ne bénéficiant pas encore du service internet haut débit ADSL.

Selon Ahmed Elazrak, directeur général de G-Tel Dev, opérateur d’ingénierie télécoms, le partage d’infrastructures ne changera rien à la position de l’opérateur historique. Les autres opérateurs ne seront pas compétitifs à cause du prix prohibitif de la redevance pour l’utilisation de la dernière boucle locale de cuivre qui connecte l’abonné au réseau (last mile) et du coût d’exploitation. « Dans l’Hexagone, France Telecom loue la boucle locale à 6 DH/mois/client, un prix calculé sur la base des coûts et non des règles de marché. Au Maroc, le tarif facturé est de 120 DH mensuellement par client. Cela coûte trois fois plus cher que de l’installer soi-même. Ce coût de la redevance devrait être répercuté sur le prix de l’ADSL. Les prix étant prohibitifs, les deux opérateurs n’ont jamais pu louer un last mile pour un client », remarque Karl Stanzick, directeur général de MTDS, entreprise de solutions de télécommunications. C’est la raison pour laquelle les deux opérateurs se rabattent sur d’autres produits, la fibre optique principalement.

Plusieurs détails techniques à régler par la loi, y compris le tarif

La loi 12.121 oblige les opérateurs à publier une offre de partage technique et tarifaire de leurs infrastructures et la mise en place d’une base de données de ses infrastructures. Mais rien n’est dit sur les tarifs en vigueur. « Plusieurs détails techniques ne sont pas réglés par la loi y compris le tarif. Cela est du ressort de l’opérateur et n’est pas contrôlable par l’ANRT. Nous aurons donc besoin d’arbitrage et de médiation », explique M. Elazrak. Sans dégroupage, un opérateur désirant offrir des services alternatifs devra installer ses propres équipements pour fournir internet à ses clients.

Pour résoudre définitivement le problème du dégroupage, l’Etat français, par exemple, a fait appel à des entreprises locales de gestion qui louent pour son compte ses infrastructures aux entreprises qui en font la demande. Pendant ce temps, au Maroc, on multiplie les travaux de génie civil pour servir les clients. « Au lieu d’avoir un pylône de télécommunication pour trois opérateurs, chacun doit installer le sien. En plus d’être coûteux, ce n’est pas esthétique. Dans le génie civil, les travaux sont multipliés par trois. C’est aberrant, d’autant plus que le Maroc n’est pas un pays riche », dit M. Stanzick qui propose lui-même une offre ADSL à 49 DH/mois soir et week-end, non rentable certes mais qu’il considère comme un produit d’appel. « Si l’ADSL permet une consommation de 20 Go/mois en illimité, la fibre optique peut offrir jusqu’à 500 Go/mois. La tendance de consommation actuelle est exponentielle vu l’utilisation de Netflix (télévision par internet) et autres objets connectés dans l’avenir. La consommation augmentera mais les opérateurs de télécommunications finiront par la plafonner comme ce qui se passe aux Etats-Unis », poursuit-il.

En attendant, divers zones rurales, où la population n’est pas dense, sont encore dépourvus d’accès à internet. On n’y retrouve ni connection internet 3G ni 4G ni ADSL, encore moins la fibre.

Wiam Markhouss

(Source : La Vie Eco, 13 mars 2019)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5222/6070 Régulation des télécoms
  • 418/6070 Télécentres/Cybercentres
  • 4417/6070 Economie numérique
  • 2088/6070 Politique nationale
  • 5943/6070 Fintech
  • 634/6070 Noms de domaine
  • 2645/6070 Produits et services
  • 1757/6070 Faits divers/Contentieux
  • 890/6070 Nouveau site web
  • 6070/6070 Infrastructures
  • 2168/6070 TIC pour l’éducation
  • 231/6070 Recherche
  • 291/6070 Projet
  • 4418/6070 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2240/6070 Sonatel/Orange
  • 1874/6070 Licences de télécommunications
  • 328/6070 Sudatel/Expresso
  • 1924/6070 Régulation des médias
  • 1523/6070 Applications
  • 1337/6070 Mouvements sociaux
  • 2108/6070 Données personnelles
  • 150/6070 Big Data/Données ouvertes
  • 726/6070 Mouvement consumériste
  • 434/6070 Médias
  • 789/6070 Appels internationaux entrants
  • 2031/6070 Formation
  • 108/6070 Logiciel libre
  • 2822/6070 Politiques africaines
  • 1321/6070 Fiscalité
  • 201/6070 Art et culture
  • 766/6070 Genre
  • 2030/6070 Point de vue
  • 1370/6070 Commerce électronique
  • 1763/6070 Manifestation
  • 372/6070 Presse en ligne
  • 153/6070 Piratage
  • 242/6070 Téléservices
  • 1078/6070 Biométrie/Identité numérique
  • 354/6070 Environnement/Santé
  • 417/6070 Législation/Réglementation
  • 433/6070 Gouvernance
  • 2153/6070 Portrait/Entretien
  • 175/6070 Radio
  • 969/6070 TIC pour la santé
  • 330/6070 Propriété intellectuelle
  • 73/6070 Langues/Localisation
  • 1421/6070 Médias/Réseaux sociaux
  • 2538/6070 Téléphonie
  • 233/6070 Désengagement de l’Etat
  • 1289/6070 Internet
  • 141/6070 Collectivités locales
  • 501/6070 Dédouanement électronique
  • 1339/6070 Usages et comportements
  • 1226/6070 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 657/6070 Audiovisuel
  • 4297/6070 Transformation digitale
  • 456/6070 Affaire Global Voice
  • 258/6070 Géomatique/Géolocalisation
  • 378/6070 Service universel
  • 870/6070 Sentel/Tigo
  • 213/6070 Vie politique
  • 1849/6070 Distinction/Nomination
  • 44/6070 Handicapés
  • 833/6070 Enseignement à distance
  • 970/6070 Contenus numériques
  • 703/6070 Gestion de l’ARTP
  • 236/6070 Radios communautaires
  • 2057/6070 Qualité de service
  • 519/6070 Privatisation/Libéralisation
  • 158/6070 SMSI
  • 676/6070 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3349/6070 Innovation/Entreprenariat
  • 1721/6070 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 56/6070 Internet des objets
  • 195/6070 Free Sénégal
  • 1196/6070 Intelligence artificielle
  • 228/6070 Editorial
  • 4/6070 Gaming/Jeux vidéos
  • 32/6070 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous