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De l’impérieuse nécessité d’avoir un Internet local !!!

lundi 20 juin 2016

Definition : ce qu’on appelle internet local est en fait un centre de routage de traffic internet (IPX) conçu pour router et garder le traffic local dans le pays : quand j’envoie un email à un sénégalais localisé dans notre pays, le traffic n’a pas besoin d’aller a un centre un Europe pour ensuite être re-routé vers le Senegal pour atteindre son destinataire.

Contrairement a ce que j’ai entendu, le Sénégal ne peut plus être leader car la Gambie dispose deja d’un IPX à Serekunda de même que la Cote d’Ivoire à Abidjan.

Un IPX sénégalais est une nécessité sur le plan sécuritaire (la souveraineté numérique sonne plutôt creux) car toutes nos données personnelles ne seront pas à la merci de la NSA et/ou du Frencheelon (le réseau d’écoutes télécom de la France) et la CDP devrait en être ravie.

Un IPX sénégalais est une nécessité financière car le traffic de Dakar routé inutilement vers l’Europe pour ensuite revenir à Touba coute nécessairement de l’argent aux opérateurs donc au consommateur sénégalais (qui reçoit toujours la charge). Une bouffée sur notre balance de paiements (ça existe toujours ?).

Un IPX sénégalais est une nécessité économique car c’est une plateforme habilitant un éco-système de services présentement difficilement vendables (?) à cause des obstacles techniques liés à la configuration d’un réseau dont le nœud central se trouve à des milliers de km dans un autre pays. Un réseau local ultra-rapide et allégé contribuera à l’emergence de services e-commerce pour satisfaire la demande croissante des sénégalais en services d’habilitation et de convenance.

Finalement un IPX local est une nécessité technologique car le niveau de performance du secteur des télécoms et services et sévèrement impacté par la qualité du link entre nœuds de l’internet sénégalais et ses horribles temps de latence. Un IPX local permettra d’optimiser le traffic local et international et d’alléger la charge sur le lien international surtout avec la politique de CDN (content delivery nodes/network) de proximités des acteurs comme Apple, Google, Facebook.

Win-win-win all around, right ?

On ne saurait tarder avec cet important outil dans un monde ou la plate-forme habilitatrice a muté de l’électricité à l’information.

Pour fouetter l’orgueil des Sénégalais, la Gambie l’a déjà fait pourquoi pas nous ?

Sérigne Falilou Diop

(Source : Refondation, 20 juin 2016)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 25 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 8 623 820 abonnés Internet

  • 8 323 913 abonnés 2G+3G (96,5%)
  • 182 023 clés Internet (2,1%)
  • 99 457 abonnés ADSL (1,2%)
  • 18 427 abonnés bas débit (0,2%)

- 625 liaisons louées
- Taux de pénétration des services Internet : 58,27%

(ARTP, 30 septembre 2016)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 5324 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 17 juin 2016)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 290.096 abonnés
- 1 166 lignes publiques
- Taux de pénétration : 1,96%

(ARTP, 30 septembre 2016)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 967 659 abonnés
- Taux de pénétration : 107,89%

(ARTP, 30 septembre 2016)

FACEBOOK

- 2 300 000 utilisateurs

(Internet World Stats, 30 juin 2016)