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Coopération technique : Les compétences sénégalaises s’affichent sur un site Internet

mercredi 15 janvier 2003

Depuis le mois dernier, la direction de l’Assistance technique (DAT) est en train de doter le pays d’une " base de données sur l’expertise humaine et les centres d’excellence ". L’initiative découle d’abord d’un constat. Celui que " le Sénégal a hérité d’un ensemble d’infrastructures de formation d’une très grande qualité, renforcée au lendemain de son indépendance, par des politiques nationales d’éducation et de formation ciblée ". C’est justement à cause de la qualité de cette expertise que le PNUD, Programme des Nations unies pour le développement, à travers son Unité spéciale de coopération technique entre pays en développement (CTPD), a conféré au Sénégal, et ce depuis 1997, le statut de pays pivot de la coopération technique entre pays en voie de développement.

Le Sénégal est ainsi l’un des seize pays choisis dans le monde pour dynamiser la coopération technique. En Afrique, nous précise M. Papa Birama Thiam, directeur de l’Assistance technique, seuls quatre autres Etats demeurent dans ce lot : la Tunisie, l’Egypte, le Ghana et le Nigeria.

La base de données des compétences sénégalaises devra non seulement permettre de mieux résoudre nos problèmes internes de développement, mais aussi servir de moteur de la coopération avec d’autres pays de la sous-région qui pourraient avoir besoin d’expertise ciblée. "Si l’Etat, par exemple, a un besoin d’une expertise dans un domaine particulier, il sera facile de vérifier dans la base si celle-ci existe, avant d’aller chercher ailleurs ", explique en substance M. Papa Birama Thiam. En outre, ajoute-t-il, la base de données permettra de constater nos propres faiblesses sur ce plan et de les corriger, à travers les programmes de formation par exemple.

Les inscriptions à la base qui ont débuté le 15 décembre devaient en principe s’arrêter aujourd’hui (15 janvier), mais la DAT a décidé de les poursuivre jusqu’en mars, aussi bien sur Internet (www.senexpertise.gouv.sn) que sur les formulaires imprimés. A ce jour, entre 600 et 700 personnes se sont inscrites via le site. Parmi elles, un grand nombre de Sénégalais de l’extérieur où, selon M. Thiam, " nous avons beaucoup de compétences ". Des coopérants sénégalais, révèle-t-il d’ailleurs, sont dans nombre de pays qu’on n’imaginerait même pas, Djibouti, l’Algérie, les Seychelles, entre autres.

La base de données en gestation concernera aussi bien les personnes physiques que les personnes morales, privées ou publiques, qui disposent d’une expertise avérée. Pour M. Thiam, le Sénégal a un certain nombre de centres d’excellence qui peuvent beaucoup apporter dans le cadre de la coopération africaine. Et de citer en exemple, le Centre de suivi écologique, l’Institut de technologie alimentaire et l’Institut de recherche agricole qui, tous, avec d’autres structures, seront intégrés à cette base.

Quid d’éventuelles inscriptions fantaisistes sur Internet, lorsque l’on sait qu’il existe toutes sortes de surfeurs du web ? Cela n’émeut nullement le directeur de l’Assistance technique. Les données recueillies, explique-t-il, sont soigneusement examinées par une commission qui statue sur l’ensemble des données sur la base de critères bien définis. Bref, ne va pas faire partie de la base de données des compétences qui veut… Dans ce travail sélectif, la DAT est aidée par le cabinet Eco-Afrique, conseil en ressources humaines et organisation Une fois constituée, cette base des compétences disposera d’un portail web qui permettra les inscriptions futures ainsi que les mises à jour par les experts eux-mêmes directement dans le site (les corrections de profil et mises à jour sont déjà possibles sur l’accès web actuel). Il est aussi prévu de mettre en place, plus tard, une agence sénégalaise de coopération technique.

La Direction de l’assistance technique est une structure administrative rattachée au secrétariat général du Gouvernement dont les principales missions sont de gérer l’assistance technique étrangère et nationale.

ALAIN JUST COLY

(Source : Le Soleil 15 janvier 2003)

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