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Contrôle des secteurs stratégiques : Le privé national se sent marginalisé

mercredi 22 avril 2009

Le secteur privé sénégalais ne veut plus être confiné au seul rôle de création d’emplois. La prise de parts dans les secteurs stratégiques comme les télécommunications, l’aviation ou encore les banques est exigée par les organisations patronales.

Après que Dubaï Port World a gagné le marché de la concession du terminal à conteneurs, la gestion d’Air Sénégal International confiée aux Marocains et aujourd’hui la cession programmée de 9,87 % de parts de l’Etat dans le capital de la Sonatel, au profit de France Télécom, les organisations patronales se sentent exclues du système. Elles estiment que l’Etat du Sénégal n’a, jusque-là, pas donné au privé national, la place qui lui revient. Et les chefs de file des organisations patronales comme le Conseil national du patronat, la Confédération nationale des entreprises du Sénégal, le Groupement des entreprises du Sénégal, le Mouvement des entreprises du Sénégal, les organisations syndicales et des acteurs de la société civile ont relevé, hier, les incohérences dans la gestion des biens publics.

Selon les conférenciers du jour, le fait d’entendre parler, de la part de l’Etat, de privatisation, de concession ou de libéralisation amène à se poser des questions sur le portefeuille de l’Etat, sur la visibilité et la lisibilité de la politique de l’Etat à court, moyen et long terme, sur la notion de secteur stratégique et sur la place que l’Etat accorde aux acteurs socio-économiques nationaux. ‘Ces questions se posent aujourd’hui pour la Sonatel, Air Sénégal International, Transrail, Dp World, Sudatel, Sunéor, Ics, Senelec, Méridien Président et pour bien d’autres entreprises. Elles se posent aussi avec beaucoup d’acuité au niveau du secteur bancaire où on note une quasi-absence du capital national’, soulignent-ils.

Le président du Conseil national du patronat, Baïdy Agne, est formel. Le partenariat public/privé a été un échec au Sénégal. Il estime que le débat sur l’implication des privés dans la gestion des secteurs stratégiques ne devrait plus se poser à l’heure actuelle. Il est vrai que le secteur privé sénégalais est ‘faible’, reconnaît le président du Cnp, qui déclare que cela ne devrait pas empêcher de leur faire des parts quand il s’agit de concéder des biens publics. ‘Il n’est pas normal que des Sénégalais qui s’engagent, qui s’endettent et qui investissent ne soient pas concernés par la cession des actions de l’Etat’, avancent certains. Et pour d’autres, ‘il n’y a pas d’indépendance sans une indépendance financière’.

Mansour Cama de la Cnes ne trouve ‘pas acceptable’ le fait que l’Etat se dessaisisse de son portefeuille au profit des étrangers. ‘Le secteur privé réclame sa place dans toutes les opérations qui sont en train d’être faites’, dit-il. Souhaibou Guèye du Groupement des entreprises du Sénégal (Ges) avance que, quand il s’agit de création d’emploi, l’Etat se décharge sur le dos du secteur privé. Aussi soutient-il que la Stratégie de croissance accélérée (Sca) ne veut rien dire si une entreprise aussi stratégique que la Sonatel n’est contrôlée ni par l’Etat du Sénégal ni par les nationaux.

Le secrétaire général de la Cnts/Fc, Cheikh Diop, pour sa part, affirme que la mission syndicale ne fait pas de différence entre des patrons nationaux et expatriés, l’essentiel étant que les droits des travailleurs soient respectés. Ramant à contre courant, il demandera aux responsables des organisations patronales si le patriotisme économique pour lequel ils disent se battre, intègre la dimension de l’entreprise équitable. Alors qu’Ibrahima Sarr de l’Unsas a estimé que le patronat sénégalais a réagi trop tard. Dans la même veine, des intervenants ont rappelé à ces responsables que, lors de la privatisation de la Sonatel, ils avaient refusé de prendre part dans l’entreprise, arguant que cela ne les intéressait pas et qu’ils voulaient plutôt une libéralisation des licences.

Mamadou Aïdara Diop, secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la Sonatel, pour sa part, annonce, dans les jours à venir, la mise en place d’une coalition nationale pour la transparence et la bonne gouvernance. Cette coalition, dit-il, enclenchera un vaste mouvement, avec l’appui d’Ong, pour faire rapatrier les fonds placés à l’étranger.

Khady Bakhoum & Marème B. Fall

(Source : Wal Fadjri, 22 avril 2009)

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