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Conseil national de régulation de l’audiovisuel : La présidente Nancy Ndiaye Ngom installée dans ses fonctions

jeudi 23 novembre 2006

Moment d’émotions et de congratulations chaleureuses, la passation de service entre Mme Aminata Cissé Niang, ancienne présidente du Haut conseil de l’audiovisuel (Hca) et Mme Nancy Ndiaye Ngom, la présidente du tout nouveau Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) a eu lieu hier matin, à l’immeuble Fahd, en présence des membres de cette institution de régulation créée par la loi du 4 janvier 2006.

La passation de service au Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra), un événement protocolaire, a surtout été une occasion, pour Mme Aminata Cissé Niang, ancienne présidente du Haut conseil de l’audiovisuel (Hca), d’évoquer quelques aspects de l’exécution de sa mission terminée.

Mme Nancy Ndiaye Ngom , la présidente du Cnra, a, pour sa part, dégagé une perspective de sa nouvelle mission.

La régulation de l’audiovisuel n’est pas chose aisée. L’ancienne présidente Aminata Cissé Niang, en remerciant ses collaborateurs, s’est félicité de voir une succession de deux autorités féminines à la tête d’une institution réputée difficile, en considérant un contexte marqué par un bouillonnement au plan médiatique et politique, ainsi qu’une évolution technologique qui constitue un véritable défi pour le régulateur.

Le Hca n’était pas bien armé pour faire face à la situation avec une unique chaîne de télévision nationale et une prolifération des radios privées, souligne Mme Niang, « nos ambitions ont dû être retaillées pour épouser modestement le choix d’une régulation de l’audiovisuel public ».

Malgré une certaine méfiance des autorités étatiques, soucieuses de gérer les prérogatives de l’Etat, Mme Niang rappelle que : « le régulateur est au service de l’Etat, il assure l’équilibre dans le fonctionnement d’un système » .

La présidente Nancy Ndiaye Ngom, magistrat de profession, ne sous-estime pas l’ampleur de sa tâche, consciente que la nouvelle mission du Cnra élargit les prérogatives de l’organe de régulation, tout en perpétuant ses anciens objectifs. Cette institution est un élément essentiel du renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit, nous a-t-elle confié. Le Cnra est créé par une loi nouvelle et le profil de son collège de personnalités vise toutes les sensibilités sociales et culturelles. Il y a des cadres, des personnes du 3e âge, des jeunes, des artistes, mais aussi des journalistes que la présidente Nancy Ngom considère comme des acteurs de premières lignes, puisque l’exercice de la régulation concerne essentiellement leur pratique professionnelle.

« Je ne suis ni de droite ni de gauche »

Le Cnra est d’abord un organe juridictionnel, précise Mme Ngom, en indiquant que les textes qui le mettent en forme seront publiés au Journal Officiel sous peu. « Cet organe est nouveau, révolutionnaire et il assure en même temps une continuité, nous n’avons pas trop de temps par rapport aux échéances électorales, mais au-delà des élections, nous avons un rôle permanent de conseil, de prévention et à la limite un rôle de censeur... », avance Mme Ngom, en considérant les caractéristiques des émissions dans les médiats, les langues dans lesquelles elles sont présentées, les aspects culturels et éthiques, les besoins des différentes couches de la population, etc. Il faudra prendre le temps de lire cette loi, afin d’en avoir, de manière consensuelle, une interprétation exacte de ses textes », affirme le présidente du Cnra, qui veut appliquer un triptyque auquel elle croit : « la concertation, la négociation et l’application des textes ».

La nouvelle instance de régulation de l’audiovisuel va se mettre incessamment au travail, malgré un contexte logistique et matériel totalement inopérant. Le matériel sur place, obsolète et non fonctionnel date de quinze ans, c’est-à-dire de l’époque du Hcrt qui avait précédé le Hca.

Un projet de budget est élaboré, ainsi qu’une évaluation des besoins en équipements modernes adaptés aux objectifs de la régulation dans un contexte de Nouvelles technologies sophistiquées.

Mme Ngom a une idée exacte de la mission de son institution qui participe à la consolidation de l’Etat de droit et à parfaire la démocratie et, dans sa nouvelle tâche, elle veut garder une équidistance et une neutralité nécessaires, cela ne sera pas difficile pour elle qui déclare avec le sourire : « je ne suis ni de droite, ni de gauche, je suis au milieu de nulle part... »

JEAN PIRES

(Source : Le Soleil, 23 novembre 2006

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