OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2005 > Décembre > Conseil national de régulation de l’audiovisuel : Reporters sans Frontières (…)

Conseil national de régulation de l’audiovisuel : Reporters sans Frontières demande à Wade de ne pas promulguer la loi

vendredi 30 décembre 2005

Régulation des médias

Parce qu’elle est mal écrite et ambiguë, injuste et liberticide, la loi portant création du Conseil national de régulation de l’audiovisuel doit être remisée dans les tiroirs. La proposition est de Reporters sans Frontières qui a ainsi demandé au président de la République de ne pas promulguer cette loi.

La loi n°38/2005 portant création du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra), adopté le 21 décembre 2005, « doit être oubliée avant d’avoir pu naître ». C’est un texte « mal écrit et ambigu, injuste et liberticide », remarque Reporters sans Frontières (Rsf). L’organisation qui s’étonne de ce texte, voté par onze voix contre deux, sur cent-vingt députés que compte le Parlement, estime que la mise en place en l’état du Cnra sera dangereuse pour la liberté de la presse. Selon Rsf, avec cette structure, l’Etat cherche à « instituer un tribunal suprême des radios et télévisions, composé de personnalités adoubées par le chef de l’Etat et n’ayant aucun rapport avec les métiers de l’information, chargé de surveiller et de punir les médias ». Et l’argumentaire servi par le gouvernement sénégalais en faisant adopter ce texte, est « d’apporter des réponses pragmatiques face aux défis d’un nouveau paysage audiovisuel ». Reporters sans frontières estime que cet objectif ne serait pas atteint.

Afin de rétablir la sérénité dans les débats en cours sur la réforme de la loi sur la presse, il est important, pense l’organisation dirigée par Robert Ménard, que « le président Abdoulaye Wade refuse de la promulguer ». Puisqu’il ne sert à rien de dépénaliser les délits de presse et d’instituer une créature bureaucratique régissant les médias sans leur participation. Aujourd’hui, affirme Reporters sans Frontières, le gouvernement et la presse ont besoin de renouer un dialogue serein. Car, lors des crises, le gouvernement se défausserait hypocritement sur le Conseil national de régulation de l’audiovisuel, en s’appuyant sur son indépendance pourtant contestable. De son côté, la presse indocile ferait tout ce qui est en son pouvoir pour saboter cette machine à sanctionner. Aucun problème ne serait réglé. Il en existerait de nouveaux.

En faisant un schéma du fonctionnement du Cnra, Reporters sans Frontières estime que le Cnra composé de neuf membres à l’identité floue et nommés par le chef de l’Etat, où ne siégerait qu’un seul professionnel de la communication audiovisuelle, pourra prononcer des sanctions à l’encontre des médias, allant de la suspension à une amende exorbitante pouvant atteindre 10 millions de francs.

Sur quels dérapages cet organisme non représentatif devra-t-il statuer ? Il devra veiller « au respect des règles d’éthique et de déontologie dans le traitement de l’information (...), notamment en assurant le respect des institutions de la République, de la vie privée, de l’honneur et de l’intégrité de la personne humaine ; au respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et du caractère laïc de la République dans les contenus des messages audiovisuels », dit le texte de la loi. Autant de questions qui restent sans réponse. Ainsi, souligne Rsf, il existera au Sénégal, avec ce Cnra, des thèmes placés sous surveillance. Pourra-t-on enquêter ou s’exprimer, sans être sanctionné, sur le président, le gouvernement, les corps constitués, les élus, les juges ? Pourra-t-on dénoncer le népotisme et la corruption ? Pourra-t-on évoquer les séparatistes de Casamance ? Sans doute pas. On n’abordera pas donc les sujets qui fâchent, sans être mis à l’amende par ce collège qui devra déterminer qui a respecté ou non l’éthique et la déontologie. Les journalistes n’auront qu’à bien se tenir. Du reste, s’ils souhaitent contester les sanctions prononcées par le Cnra devant le Conseil d’Etat, les journalistes devront tout de même se soumettre aux diktats de l’autorité de régulation. Un tel recours, dit la loi, « n’est pas suspensif ». Payez d’abord ou taisez-vous, nous verrons plus tard qui avait raison.

C’est l’évidence : les règles démocratiques exigent que la légitimité de l’instance de régulation des médias soit reconnue à la fois par le gouvernement et par les professionnels de l’information. Si tel n’est pas le cas, tous les abus pourraient se déguiser sous le prétexte de la contestation vertueuse. La relation de reconnaissance mutuelle entre le gouvernement et la presse serait brisée.

Le Conseil pour le respect de l’éthique et de la déontologie (Cred), que les journalistes ont mis en place de leur propre initiative, est dépouillé de toute autorité. En le mettant en place, le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) souhaitait à juste titre consacrer le fait qu’en « matière d’honneur, le journaliste ne reconnaît que le tribunal de ses pairs ». Or, pense Reporters sans Frontières, « on ne peut à la fois exiger que la presse soit responsable et la dessaisir des moyens qu’elle s’est donnés pour faire respecter l’éthique et la déontologie au sein de la profession ». Il peut avoir une traduction concrète et indispensable : la mise en place d’une autorité de régulation des médias qui ne ressemble ni à un conseil de famille, ni à une assemblée corporatiste. Ce chantier doit être ouvert sans délai.

Fatou K. SENE

(Source : Wal Fadjri, 30 décembre 2005)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2679/3023 Régulation des télécoms
  • 294/3023 Télécentres/Cybercentres
  • 2158/3023 Economie numérique
  • 1116/3023 Politique nationale
  • 3023/3023 Fintech
  • 337/3023 Noms de domaine
  • 1422/3023 Produits et services
  • 978/3023 Faits divers/Contentieux
  • 508/3023 Nouveau site web
  • 2858/3023 Infrastructures
  • 1101/3023 TIC pour l’éducation
  • 155/3023 Recherche
  • 219/3023 Projet
  • 2464/3023 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1208/3023 Sonatel/Orange
  • 965/3023 Licences de télécommunications
  • 224/3023 Sudatel/Expresso
  • 646/3023 Régulation des médias
  • 897/3023 Applications
  • 626/3023 Mouvements sociaux
  • 1010/3023 Données personnelles
  • 103/3023 Big Data/Données ouvertes
  • 370/3023 Mouvement consumériste
  • 273/3023 Médias
  • 371/3023 Appels internationaux entrants
  • 1134/3023 Formation
  • 75/3023 Logiciel libre
  • 1190/3023 Politiques africaines
  • 590/3023 Fiscalité
  • 121/3023 Art et culture
  • 411/3023 Genre
  • 1371/3023 Point de vue
  • 800/3023 Commerce électronique
  • 977/3023 Manifestation
  • 212/3023 Presse en ligne
  • 96/3023 Piratage
  • 224/3023 Téléservices
  • 712/3023 Biométrie/Identité numérique
  • 273/3023 Environnement/Santé
  • 247/3023 Législation/Réglementation
  • 246/3023 Gouvernance
  • 1194/3023 Portrait/Entretien
  • 113/3023 Radio
  • 438/3023 TIC pour la santé
  • 181/3023 Propriété intellectuelle
  • 45/3023 Langues/Localisation
  • 705/3023 Médias/Réseaux sociaux
  • 1333/3023 Téléphonie
  • 144/3023 Désengagement de l’Etat
  • 629/3023 Internet
  • 99/3023 Collectivités locales
  • 331/3023 Dédouanement électronique
  • 775/3023 Usages et comportements
  • 624/3023 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 442/3023 Audiovisuel
  • 2012/3023 Transformation digitale
  • 277/3023 Affaire Global Voice
  • 136/3023 Géomatique/Géolocalisation
  • 246/3023 Service universel
  • 437/3023 Sentel/Tigo
  • 137/3023 Vie politique
  • 982/3023 Distinction/Nomination
  • 26/3023 Handicapés
  • 546/3023 Enseignement à distance
  • 432/3023 Contenus numériques
  • 360/3023 Gestion de l’ARTP
  • 135/3023 Radios communautaires
  • 1275/3023 Qualité de service
  • 314/3023 Privatisation/Libéralisation
  • 187/3023 SMSI
  • 431/3023 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1667/3023 Innovation/Entreprenariat
  • 785/3023 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 31/3023 Internet des objets
  • 115/3023 Free Sénégal
  • 381/3023 Intelligence artificielle
  • 211/3023 Editorial
  • 2/3023 Gaming/Jeux vidéos
  • 16/3023 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous