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Conférence de presse de la Sonatel sur l’introduction de Global Voice Group : Une situation qui dérange

vendredi 30 juillet 2010

L’introduction de Global voice n’est pas nécessaire. Son vice président sera assigné en justice et un questionnement sur le rôle réel de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes. Tels sont les points saillants de la communication du directeur de la réglementation et des affaires juridiques de la Sonatel, Seydi Ahmed Sy Sarr. C’était au cours d’un point de presse qui s’est tenu hier, jeudi 29 juillet, au siège de la société.

Un ménage impossible ! La Société nationale de télécommunication (Sonatel) ne supporte pas Global voice. L’augmentation des tarifs de communication internationaux, non plus. Les travailleurs de la Sonatel se disent prêts à accepter une augmentation fiscale du secteur des télécommunications si toutefois l’objectif de l’Etat est d’augmenter les ressources tirées du secteur des télécommunications. Ils estiment, également, que pour ce qui est de la lutte contre la fraude, le Sénégal dispose de sociétés à même de faire ce travail. Du moins c’est ce qu’à indiquer le directeur de la réglementation et des affaires juridiques de la Sonatel, Seydi Ahmed Sy Sarr.

Faisant face à la presse hier, jeudi 29 juillet, dans les locaux de la compagnie, M. Sarr souligne : « Nous sommes d’accord pour trouver des pistes pour l’augmentation des bénéfices tirés du secteur des télécommunications ». Le conférencier de préciser que c’est l’Etat qui a décidé de réduire le système d’imposition et que la Sonatel est entièrement pour une autre alternative.

En ce qui concerne la lutte contre la fraude, le directeur de la réglementation et des affaires juridiques de la compagnie a affirmé que « la Sonatel est la première victime de ce fait ». Mais, souligne-t-il, « il y a des sociétés sénégalaises qui ont la possibilité de mettre en place des systèmes de lutte contre la fraude. On est même prêt à les aider à acquérir les matériels qu’il faut ». D’ailleurs, selon M. Sarr, en augmentant les tarifs de communication internationaux, on gonfle le ballon de la fraude.

En effet, explique Seydi Ahmed Sy Sarr, une augmentation du coût des communications internationales, ne peut qu’attirer les fraudeurs. Car le trafic international est organisé de manière que les appels passent par les routes les plus accessibles. Et les fraudeurs préfèrent les routes coûteuses qui leur permettent de gagner plus. De plus dans le trafic international, une augmentation de coût peut entraîner une rupture des relations avec les opérateurs des autres pays. « Une réduction tarifaire est d’ailleurs un moyen sûr de lutter contre la fraude », a dit M. Sarr.

Une assignation en justice

Seydi Ahmed Sy Sarr a affirmé que la Sonatel va assigner en justice le directeur et le vice-président de Global Voice, Serigne Ben Niang, pour avoir accusé la Sonatel de vol. Ce dernier a proféré ces accusations dans une interview accordée à nos confrères du Soleil dans sa publication du mercredi 21 juillet 2010.

« Notre avocat va le traduire en justice. Là, il va prouver ses accusations. On ne peut dire des choses aussi graves », a avancé le directeur de la réglementation et des affaires juridiques de la Sonatel.

La Sonatel n’exclut pas l’éventualité d’attaquer le décret 2010-632 devant la Cour suprême.

L’Artp : régulateur ou pourvoyeur de fonds ?

Le rôle d’une agence de régulation est d’écouter toutes les parties pour trouver une solution concertée à chaque problème, estime M. Sarr. « Tel n’est plus le cas de l’Agence de régulation des télécommunications et postes (Artp). Elle est devenue un pourvoyeur de fonds pour l’Etat », a soutenu Seydi Ahmed Sy Sarr. Cela est bien souligné dans l’article 4 du décret 2010-632 qui dispose : « l’Artp est autorisé à acquérir, installer et exploiter des équipements de contrôle de signalisation aux fins de mesurer les communications téléphoniques internationales entrants sur les réseaux des dits opérateurs et à facturer la quote-part de l’Etat ».

De plus, il a informé que les chiffres donnés par leur société ne sont pas erronés. Toutefois, le code des télécommunications donne l’autorisation, chaque année, à l’Artp d’auditer la Sonatel. « Chose qu’ils n’ont jamais fait en dix ans d’existence. Ils veulent simplement valider un projet », a-t-il martelé.

Bemba Ibn Younoussou Siby

(Source : Sud quotidien, 30 juillet 2010)

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