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Classement : quels présidents africains ont les meilleurs sites internet ?

jeudi 21 août 2014

Rendre son site attrayant fait-il partie de la stratégie de communication des présidences africaines ? Pas vraiment, au regard de l’ensemble des plateformes officielles que nous avons passées au crible. Qui remporte la palme de l’ergonomie ? Et celle de la désuétude ? Classement. Tapez "el Mouradia" sur votre moteur de recherche puis cliquez. Que voyez-vous ? Une charte graphique démodée, une arborescence limitée, des couleurs ternes et aucune mise à jour de l’actualité d’Abdelaziz Bouteflika ? La promesse du chef de l’État était pourtant alléchante lors de la mise en ligne : le site devait "ancrer pleinement l’Algérie dans l’ère des nouvelles technologies", tel qu’il est écrit sur la page "message du Président". Visiblement, c’est raté.

Si la quasi-totalité des services de communication des présidences africaines ont mis au point un site officiel qui leur permet de présenter l’organigramme des institutions, la biographie et l’agenda du chef de l’État, elles ne jouent toutefois pas dans la même catégorie en matière de communication.

En parcourant les sites internet des présidences, Jeune Afrique a eu l’idée de dresser le classement des plateformes selon dix critères. Des critères objectifs comme le multilinguisme, le lien avec les réseaux sociaux, l’existence d’une application mobile, et d’autres plus subjectifs tels que l’esthétisme et la facilité de navigation. D’un pays à l’autre, l’écart est parfois saisissant. Jeune Afrique distribue les bons et les mauvais points.

Mention honorable pour l’Afrique de l’ouest

L’Afrique de l’ouest, qui tient le haut de notre classement, semble avoir pris la mesure de l’intérêt de rendre le site d’une présidence attrayant pour l’internaute. La plateforme "RepublicOfTogo", qui se veut singuli[ère], audacieu[se] dans ses choix, au ton différent", caracole en première place grâce à son esthétisme, son ergonomie et la facilité de navigation.

Au Sénégal, en deuxième position, la priorité est à l’intuitivité et au dynamisme. "L’internaute ne doit pas chercher l’information, elle doit venir à lui", résume Abdoul Aziz Mbaye, le conseiller spécial du président sénégalais en charge des technologies de l’information et de la communication (TIC). En 2012, lors de l’élection de Macky Sall, les services du président ont entrepris un véritable chantier pour la construction d’une nouvelle plateforme, mobilisant ingénieurs, développeurs et communicants locaux "qui ont travaillé en étroite collaboration, dans le périmètre de la présidence", selon Mbaye.

Du côté des anglophones kényans et sud-africains, à la deuxième place ex-aequo, le pari de l’attractivité est également remporté même si les développeurs pêchent encore sur l’application mobile et la traduction des contenus.

Mention passable avec encouragements

La dernière moitié de notre classement peine encore à valoriser le site de la présidence comme véritable support de communication et de médiation entre le chef de l’État et les citoyens. Il faut toutefois saluer les efforts de certains, à l’image de la RDC, qui sont sur la bonne voie. Si l’arborescence du site congolais n’est qu’indicative, avec des liens morts qui ne renvoient sur aucune page web, son design graphique est prometteur. "Beaucoup d’institutions ont développé leur propre site, se contente de justifier Jean-Marie Kassamba, conseiller spécial de la présidence congolaise en charge des stratégies de communication. L’internaute peut aisément chercher l’information en profondeur sur les autres sites web s’il le souhaite."

Le site de la présidence de la République de Guinée se distingue quant à lui par une utilisation judicieuse des réseaux sociaux, des classiques Facebook et Twitter à la chaîne Youtube.

Avertissement ?

Certains sites, jamais actualisés et peu fonctionnels, n’entrent pas dans une stratégie de communication et de fidélisation de l’internaute, au contraire. À l’image de la plateforme algérienne, la présidence somalienne a mis en ligne un fouillis virtuel où l’information se noie sous une masse de photographies - dont celle du président Hassan Sheik Mohamoud avec Barack Obama - dont la plupart ne s’affichent pas. Le site de la présidence zimbabwéenne se contente d’une simple bannière - un montage des armoiries et de Robert Mugabe - pour illustrer la plateforme, qui ne contient aucune information actualisée sur la magistrature suprême.

Pourtant, la plateforme du chef de l’État refléte l’image du pays aux yeux du monde, explique le conseiller de Macky Sall, Abdoul Aziz Mbaye. "L’internaute doit pouvoir vivre l’information au jour le jour sur le site de la présidence qui est l’un des supports de communication les plus visibles", assure-t-il. Bon nombre de gouvernants n’en ont visiblement pas encore conscience.

Emeline Wuilbercq avec Mathieu Olivier

(Source : Jeune Afrique, 21 août 2014)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 10 770 683 abonnés Internet

  • 10 512 647 abonnés 2G+3G+4G (97,60%)
  • 99 177 clés et box Internet (1,11%)
  • 138 743 abonnés ADSL (1,31%)
  • 17 952 abonnés bas débit (0,17%)
  • 2164 abonnés aux 4 FAI

- Liaisons louées : 22 633

- Taux de pénétration des services Internet : 68,49%

(ARTP, 31 mars 2019)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 307 736 abonnés
- 237 282 lignes résidentielles (77,11%)
- 70 363 lignes professionnelles (22,86%)
- 84 lignes publiques (0,03%)
- Taux de pénétration : 1,95%

(ARTP, 31 mars 2019)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 16 977 104 abonnés
- Taux de pénétration : 107,95%

(ARTP, 30 septembre 2018)

FACEBOOK

- 3 171 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 18,6%

(Facebook, Juin 2019)