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Classement du dossier Artp : après les institutions, le président Wade casse ses décrets

vendredi 19 mars 2010

Des fonctionnaires ont abusé de derniers publics et bien sociaux, sans être inquiétés. C’est devenu la règle au Sénégal. Ainsi, le dossier des responsables de l’Agence de régulation des télécommunications et postes, qui ont détourné plus d’un milliard et demi ne seront plus inquiétés. Ils le savaient. Du coup, Wade dévalorise les décrets, après les institutions, ouvrant, grandement, la boîte de Pandore.

Classement du dossier Artp : après les institutions, le président Wade casse ses décrets L’ancien Directeur général de l’Artp, Daniel Goumalo Seck est libre, depuis Mardi. Il a confié à des journalistes, après sa libération, qu’il savait qu’il n’allait pas croupir en prison. Pourtant, il y a bel et bien eu détournement. Car, le décret présidentiel, signé par Abdoulaye Wade, suite à la remise d’un chèque de 90 milliards de francs Cfa au ministre de l’Économie et des finances le 15 novembre 2007, par le Directeur général de Sudatel à Dakar, pour l’achat d’une licence de téléphonie mobile, est très explicite.

Signé par le président de la République et son Premier ministre de l’époque, Cheikh Hadjibou Soumaré, il indique qu’à « l’occasion de chaque attribution de licence d’exploitation des réseaux et services de télécommunications ouvert au public, le prélèvement de 2% au profit de l’agence de Régulation des Télécommunications et des Postes, sur la contrepartie financière versée à l’Etat par l’entreprise attributaire d’une licence ». Mais, sans oublier de préciser que la somme sera « destinée à la réalisation des missions de l’ARTP et sa répartition est faite dans le budget approuvé par le Conseil de Régulation ». Or, justement, les « missions » de l’Artp ne sont pas de doter ses membres de fonds à se partager.

Ensuite, l’Artp est chargée « de l’application de la réglementation, du développement et de la promotion du secteur des télécommunications, des postes et des technologies de l’information ». Des objectifs qui n’ont rien à voir avec l’Agence nationale de l’Organisation de la conférence islamique, qui a encaissé 96 millions de francs Cfa de la somme détournée a l’Artp. Les responsables avaient bien calculé leur coup, en faisant tremper l’Anoci dans leur détournement de deniers publics et biens sociaux. Car, la défunte Anoci, « enterrée » en catimini, était présidée par le fils du chef de l’État en personne, Karim Wade. Connaissent sa cupidité. Ils savent, également, que son père ne peut rien entreprendre contre lui. Tout au contraire,il s’arme de seaux d’eau et de chiffons pour effacer à grande eau et avec tous les détergents les traces de ses crimes. C’est ce qui fait que le président Wade foule au pied le décret relatif à l’Artp qu’il avait signé.

Le scandale doit être étouffé, parce qu’impliquant son fils, en premier chef. D’ailleurs de sources proches du ministère de l’Économie et des Finances, les cent milliards de Sudatel ne sont pas dans le réseau du Trésor public, jusqu’aujourd’hui. Le montant serait entre Karim Wade et Thierno Ousmane Sy, conseiller en Ntic du président. Me Wade a encore violé la loi, pour sauver son fils. Après les institutions, ce sont les actes administratifs les plus élevés qu’il brise ; à savoir les décrets, dont le chef de l’État a la prérogative de la signature.

Le président Wade préfère son fils à la République. Mais, il ne saura pas l’extirper tout le temps des scandales. Car, il se fait vieux et est, plus que jamais, surveillé par les chancelleries et les institutions internationales. Attention au prochain scandale, qui ne va pas tarder. Car, Karim devenu ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures est assis sur le département qui lui sera fatal. Car si les insectes ne résistent pas à la lumière, Karim aussi, ne peut pas se retenir devant l’argent du contribuable. Il finira par renverser le fauteuil de son père. Il a déjà cassé un pied de celui-ci, qui reposait sur les milliards alloués au Sénégal par le Millenium challenge coorporation.

(Source : Xiba, 19 mars 2010)

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