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Cheikh Bakhoum, Chef du service informatique de la Présidence de la République : « Nous parlons maintenant du e-Conseil des ministres »

vendredi 18 juillet 2014

Lors du dernier Conseil des ministres, à la place des classeurs et autres papiers encombrants, ce sont des tablettes que les ministres et tous ceux qui participé à ce rendez vous hebdomadaire ont utilisé tous pour une première fois. Cela est l’œuvre du service informatique de la présidence sous la direction de Cheikh Bakhoum. Ce service a aidé les collaborateurs du président établis à la présidence de la République à s’automatiser et à dématérialiser leur procédures, ce avec un réseau interconnecté. Même le Président de la République dispose d’un parapheur électronique qui lui permet de suivre les dossiers en direct partout où il se trouve dans le monde. Ce service compte poursuivre la modernisation des outils de la présidence pour une meilleure opérationnalisation.

L’As : Lors du dernier Conseil des ministres on a vu tous les participants à la table avec des tablettes, qu’est-ce qui explique ces innovations ?

Tout ça aussi découle de ce plan qui a été défini par le ministre secrétaire général du gouvernement avec cet ensemble d’applications et d’outils qui permettront de moderniser la gouvernance de ce pays notamment au niveau du Conseil des ministres où des décisions stratégiques se prennent. Il nous fallait avoir des outils d’aide à la décision. Ces outils, il faut les stocker quelque part et avec notre Data Center, nous garantissons cela en termes de sécurité mais aussi avec ces tablettes nous avons pu dématérialiser carrément le Conseil des ministres. Nous parlons maintenant du e-Conseil des ministres qui permet à chaque ministre de pouvoir venir avec ses documents dans sa tablette et de pouvoir aujourd’hui faire ses présentations en interne ; et que durant le Conseil des ministres en faisant la présentation que toutes les personnes présentes dans la salle du Conseil puissent elles aussi visualiser le document présenté par le ministre concerné. On peut faire un Conseil des ministres beaucoup plus rapidement sans besoin d’imprimer de papiers ; on peut faire un Conseil des ministres en gagnant du temps grâce à un logiciel qui est dans cette tablette et qui permet d’avoir une efficience certaine.

Est-ce que tous les ministres sont à niveau. Maitrisent-ils cet outil ?

De toute façon, une série de mise à niveau a été commencée par rapport à certains ministres qui ne se sont pas encore familiarisés avec ses outils. Nos services sont aujourd’hui à pied d’œuvre pour le planning de formation, mais quand même la majeure partie d’entre eux sont aujourd’hui à niveau et pour les autres nous allons les accompagner, parce que c’est un processus d’accompagnement au changement qui est nécessaire pour garantir une bonne utilisation de ces outils. Si tous les acteurs jouent le jeu, nous pourrons véritablement avoir des résultats qui pourront dépasser les objectifs que nous nous sommes fixés c’est-à-dire d’avoir une gouvernance moderne et puis une indépendance technologique.

Est-ce que le président de la République, lui aussi est à niveau ?

Le Président est même en avance par rapport à l’ensemble de ses ministres parce que lui, il a commencé la dématérialisation de son Conseil depuis plus d’un mois. Les trois derniers Conseils des ministres, il a utilisé sa tablette avec le parapheur électronique. Aujourd’hui, il est vraiment celui qui a impulsé cette dynamique là et il veut l’imprimer au niveau du gouvernement pour que tous ses ministres puissent être à niveau parce que lui, il a déjà commencé ici au niveau de la présidence. Les ministres sont appelés à faire la même chose.

Au-delà de la Présidence est-ce que vous avez pensé faire profiter de cela à tous les ministères et même à l’administration sénégalaise ?

Toute cette infrastructure, tous ces logiciels ont été développés en interne ici par nos ingénieurs. Nous avons pu relever un défi qui était de pouvoir utiliser les ressources humaines de qualité qui ont été recrutées par le secrétaire général qui a permis d’avoir ces applications qui nous permettent aujourd’hui de pouvoir assurer un certains nombre d’automatisation et de dématérialisation. Ces applications sont développées par la présidence de la République et vont être mises à disposition pour l’ensemble des administrations. Nos équipes sont à pied d’œuvre et le ministre secrétaire général du gouvernement a prévu une série de partage avec ses collègues du gouvernement pour qu’ils puissent bénéficier de ces outils.

Récemment, le portail web du Palais a été primé par la Francophonie, qu’est-ce que vous prévoyez à votre niveau pour le rendre plus attrayant ?

C’est toujours dans le même bloc en termes de visibilité et de modernisation de la présidence de la République. La vitrine sur le Web est le site de la présidence. Nous avons déjà en termes d’infrastructures utilisé la technologie la plus au point avec le logiciel Droopan qui a permis de développer ce magnifique outil qu’est le portail de la présidence et surtout qui vit grâce au contenu qui est mis à jour par la cellule de la communication du palais. Sur la prochaine phase, c’est vraiment l’interactivité de l’ensemble des utilisateurs qui va être renforcée pour que l’utilisateur puisse participer à la construction du contenu du site.

Pour d’autres perspectives, nous mettrons en place un Smart Room, une salle de réunion où les participants aux réunions peuvent communiquer leurs idées de façon plus créative et collaborer de manière plus avisée. Il est aussi prévu la mise à disposition d’un package (Smartphone et tablette) à l’ensemble des collaborateurs du Président pour une opérationnalité quel que soit l’endroit où on se trouve avec l’accès des ressources de la présidence.

Oumar Kandé

(Source : [L’As, 18 juillet 2014)

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