OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2005 > Juillet > Centres d’appels - Des téléopérateurs au bord de la crise de nerfs ?

Centres d’appels - Des téléopérateurs au bord de la crise de nerfs ?

jeudi 14 juillet 2005

Téléservices

Travailler dans une même salle avec des dizaines, voire, pour certains, des centaines d’autres personnes ainsi que sous une surveillance de tous les instants, est le lot des téléopérateurs.

Peut-on vieillir téléopérateur ou téléopératrice ? Pourquoi pas. Mais si une telle question se pose, c’est en raison notamment de la forte pression qui règne sur ceux-ci et que bon nombre d’interlocuteurs soulignent. “ J’ai une fois été contacté par un centre d’appels de la place où j’avais déposé un dossier de candidature. Mais quand mes amis, qui avaient tenté l’expérience, m’ont parlé de la pression qu’ils vivaient au quotidien, je me suis dit que ce métier-là n’est pas fait pour moi ”, explique Meïssa, diplômé d’une école de commerce de la place. Mais, dans un pays où le marché de l’emploi accueille quelque 100 000 nouveaux arrivants chaque année, tous n’ont pas la frilosité de Meïssa. Et ce ne sont pas les candidats qui manquent, comme en témoigne la course à l’embauche qui se déroule en ce moment au Pcci. À près de 28 ans, Seynabou ne s’est pas posé autant de questions à sa sortie de l’université.

Diplômée en finances et à la recherche d’emploi, elle a vite sauté sur l’offre que lui proposait un centre d’appels de la place. Quoique satisfaite d’avoir pu trouver du travail, sa hantise permanente est de tomber dans la routine au point d’oublier que son bac+4 devait lui ouvrir un emploi de cadre dans une banque ou une société d’assurance.

Une crainte plus vive encore depuis qu’une de ses anciennes collègues de Faculté, qui exerçait le métier de téléopératrice, a pu trouver un emploi correspondant à son profil universitaire.

Avec la course aux performances, les sources de stress ne sont pas négligeables. Sept heures à passer au téléphone avec des clients dont certains n’acceptent pas les prospections commerciales, n’est pas toujours chose aisée, même si des pauses sont organisées.

Il s’y ajoute qu’il faut veiller, en permanence, à ne pas se faire trahir par son accent naturel et, surtout, ne pas perdre son sang-froid quelle que soit la situation. “ Le sourire s’entend au téléphone, souligne Mme Diouf, formatrice à Center Value. Il faut non seulement de l’empathie et du dynamisme chez le téléacteur, mais aussi ne jamais s’énerver et surtout ne jamais raccrocher à un client au bout du fil parce qu’il est agressif ”.

Pour ceux qui seraient tentés d’oublier cette règle, attention aux contrôles inopinés de la hiérarchie ! Au-delà des résultats à atteindre, le fait de savoir qu’on peut être écouté à tout instant est pesant pour certains employés. “ Ici, c’est la règle. Tout le monde peut être écouté et à n’importe quel moment ”, explique le responsable de la communication du Pcci.

Depuis leurs postes de travail, responsables de production et superviseurs peuvent entrer dans le réseau, cibler n’importe lequel de leurs agents et contrôler en direct la qualité de ses communications. Cela expose-t-il les employés à la crise de nerfs, faute de confiance en eux ? “ Cela est un motif de pression supplémentaire ”, reconnaît Seynabou. “ Jusqu’à la crise de nerfs, cela est plutôt rare. Peut-être est-ce possible au début, mais c’est vraiment rare après la période d’initiation ”, explique un responsable de production. “ La pression est une question d’individus. Objectivement, cela peut motiver énormément ”, analyse, pour sa part, Anne Marie Lanchas, la responsable du recrutement et de la formation à Pcci.

MANQUE DE MATURITE

“ Nous privilégions l’esprit maison chez nous et une ambiance de travail conviviale ”, avance, de son côté, El Hadj Malick Seck, le directeur de “ Call me ”. “ Notre objectif est d’aider les téléopératrices et téléopérateurs à mieux travailler. C’est un métier émergent.

Le côté management est donc très important. Ce n’est pas la répression qui est notre objectif en surveillant de près les conditions dans lesquelles les prestations sont faites”, estime Bruno Correct, responsable de la production à “ Center Value ”. Si les patrons de centres d’appels interrogés sont plutôt rassurants sur la question, la charge de stress est loin d’être un phénomène négligeable. “ Le fait de devoir quotidiennement être mis en compétition n’est pas une chose aisée. Une fois, un de mes amis a préféré abandonner le métier pour aller gagner 100 000 FCfa ailleurs.

Il se sentait plus à l’aise dans son nouveau travail, même s’il gagne nettement moins”, témoigne Meïssa, qui jure que personne ne l’y prendra.

“ Le stress est normal chez les jeunes gens qui constituent l’essentiel du personnel des centres d’appels. Ils n’ont pas encore de maturité et suffisamment de réflexes professionnels qui leur permettent de gérer les objectifs de production non stop ”, ajoute Mme Lanchas. Selon celle-ci, avec l’expérience, la pression devient moins pesante.

“ Pour moi, le métier de téléacteur est une bonne opportunité de me faire de l’expérience professionnelle et un peu d’argent. Je crois que c’est surtout intéressant si on a possibilité d’exercer un autre métier après ”, tranche P. Diop, téléopérateur dans un centre d’appels de la place.

Enquête réalisée par Malick M. Diaw

(Source : Le Soleil, 14 juillet 2005)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6613/7738 Régulation des télécoms
  • 556/7738 Télécentres/Cybercentres
  • 5118/7738 Economie numérique
  • 2727/7738 Politique nationale
  • 7353/7738 Fintech
  • 821/7738 Noms de domaine
  • 2925/7738 Produits et services
  • 2278/7738 Faits divers/Contentieux
  • 1127/7738 Nouveau site web
  • 7738/7738 Infrastructures
  • 2650/7738 TIC pour l’éducation
  • 283/7738 Recherche
  • 363/7738 Projet
  • 5177/7738 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2819/7738 Sonatel/Orange
  • 2399/7738 Licences de télécommunications
  • 430/7738 Sudatel/Expresso
  • 1524/7738 Régulation des médias
  • 1932/7738 Applications
  • 1621/7738 Mouvements sociaux
  • 2473/7738 Données personnelles
  • 217/7738 Big Data/Données ouvertes
  • 905/7738 Mouvement consumériste
  • 560/7738 Médias
  • 979/7738 Appels internationaux entrants
  • 2455/7738 Formation
  • 143/7738 Logiciel libre
  • 3111/7738 Politiques africaines
  • 1507/7738 Fiscalité
  • 259/7738 Art et culture
  • 885/7738 Genre
  • 2827/7738 Point de vue
  • 1553/7738 Commerce électronique
  • 2237/7738 Manifestation
  • 480/7738 Presse en ligne
  • 187/7738 Piratage
  • 314/7738 Téléservices
  • 1454/7738 Biométrie/Identité numérique
  • 472/7738 Environnement/Santé
  • 524/7738 Législation/Réglementation
  • 535/7738 Gouvernance
  • 2696/7738 Portrait/Entretien
  • 216/7738 Radio
  • 1143/7738 TIC pour la santé
  • 427/7738 Propriété intellectuelle
  • 87/7738 Langues/Localisation
  • 1739/7738 Médias/Réseaux sociaux
  • 3062/7738 Téléphonie
  • 290/7738 Désengagement de l’Etat
  • 1544/7738 Internet
  • 171/7738 Collectivités locales
  • 622/7738 Dédouanement électronique
  • 1835/7738 Usages et comportements
  • 1553/7738 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 836/7738 Audiovisuel
  • 4917/7738 Transformation digitale
  • 623/7738 Affaire Global Voice
  • 257/7738 Géomatique/Géolocalisation
  • 494/7738 Service universel
  • 996/7738 Sentel/Tigo
  • 261/7738 Vie politique
  • 2409/7738 Distinction/Nomination
  • 51/7738 Handicapés
  • 1056/7738 Enseignement à distance
  • 1068/7738 Contenus numériques
  • 878/7738 Gestion de l’ARTP
  • 267/7738 Radios communautaires
  • 2715/7738 Qualité de service
  • 682/7738 Privatisation/Libéralisation
  • 199/7738 SMSI
  • 731/7738 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4082/7738 Innovation/Entreprenariat
  • 2034/7738 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 69/7738 Internet des objets
  • 262/7738 Free Sénégal
  • 1165/7738 Intelligence artificielle
  • 301/7738 Editorial
  • 15/7738 Gaming/Jeux vidéos
  • 36/7738 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous