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Cameroun-Zone anglophone : Les ONG s’insurgent contre la coupure d’internet

mardi 28 février 2017

Plus d’un mois déjà que les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont sans Internet avec de nombreuses incidences sur l’activité économique locale.

Depuis plus d’un mois, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays sont privés du service Internet sur une décision du gouvernement dans le but est de limiter les communications dans cette zone estimée hautement sensible pour la stabilité du Cameroun. Elle vise à limiter l’impact de la crise anglophone sur l’opinion nationale et internationale.

Cette coupure est à l’origine de la mobilisation de nombreux internautes qui dénoncent les conséquences de cette privation sur les particuliers et les opérateurs économiques donc l’activité est fonction de cette ressource combien importante pour l’essor économique locale, la productivité des entreprises et les échanges diverses.

Suite à cette interruption, Les internautes soutenus par plusieurs figures internationales crient leur désarroi. Ils estiment que les coupures d’Internet perturbent la libre circulation de l’information et facilite la répression sous silence des acteurs de cette crise dans ces régions.

Ils démontrent par ailleurs que cette coupure a de graves conséquences sur l’activité économique, et sur le chiffre d’affaire des opérateurs économique exerçant dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et même sur l’économie même du pays tout entier.

Et que des Pme installées par exemple à Limbé ou à Buea, dont l’activité est tributaire d’internet ont été d’ailleurs contraint pour la circonstance de délocaliser momentanément pour des zones encore couvertes par l’internet avec toutes les incidences financières que cela incombe.

Des Ong tels, Internet sans frontières ou Access now, ce sont pour ainsi indignées auprès des opérateurs de télécommunications locaux à savoir MTN, Nextel et Orange, pour que le service internet revienne à la normale en zone anglophone.

Elles estiment que « Justifiées par des raisons d’ordre public, les coupures Internet au contraire coupent l’accès à des informations vitales, empêchent les services financiers de fonctionner, représentent un frein pour les services d’urgence, plongeant ainsi des sociétés entières dans la peur, et déstabilisant la capacité d’Internet à soutenir les Pme et à booster l’économie locale ».

Ces Ong appellent depuis lors, ces opérateurs de télécommunications à « repousser et rejeter conjointement la demande du gouvernement, à travers tout moyen légal et politique » à leur disposition afin de restaurer l’accès à Internet dans ces régions.

En attendant que ces derniers soient écoutés par le gouvernement et qu’il décide du rétablissement d’internet dans ces régions, les affaires et les services continuent d’accuser le coup dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.

(Source : Camer, 28 février 2017)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 25 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 8 701 175 abonnés Internet

  • 8 473 462 abonnés 2G+3G (97,4%)
  • 182 023 clés Internet (1,3%)
  • 98 353 abonnés ADSL (1,1%)
  • 18 428 abonnés bas débit (0,2%)

- 635 liaisons louées
- Taux de pénétration des services Internet : 58,79%

(ARTP, 31 décembre 2016)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 285 933 abonnés
- 1 156 lignes publiques
- Taux de pénétration : 1,93%

(ARTP, 31 décembre 2016)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 186 485 abonnés
- Taux de pénétration : 102, 61%

(ARTP, 31 décembre 2016)

FACEBOOK

- 2 300 000 utilisateurs

(Internet World Stats, 30 juin 2016)