OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2016 > Janvier 2016 > Birahim Seck, Forum civil : « La responsabilité est partagée »

Birahim Seck, Forum civil : « La responsabilité est partagée »

mercredi 20 janvier 2016

Licences de télécommunications

Devant le refus des trois opérateurs (Orange, Tigo, Expresso) de soumissionner à l’appel d’offre lancé par l’Autorité de régulation des Télécommunications et des postes (Artp), pour l’attribution des licences et des fréquences de la 4G, Birahim Seck du Forum civil indexe l’autorité contractante, en l’occurrence Artp.

Laquelle autorité (Artp), estime-t-il, « est entièrement responsable de l’infructuosité de cet appel à concurrence restreint ». Premièrement, soutient M. Seck « l’étude à la base du cahier des charges n’est ni transparente, ni inclusive.

De plus, les consommateurs n’ont pas été associés à l’élaboration de ce document si important pour le développement de l’économie numérique.

Le système de benchmark utilisé par l’Artp ne constitue en rien, une démarche transparente ». « Une chose que nous avions dénoncée à l’époque », a-t-il affirmé.

Deuxièmement, tonne Birahim Seck : « c’est une faute stratégique de choisir l’appel d’offre restreint comme mode de concurrence restreint ».

« Il fallait, selon lui, impérativement s’ouvrir aux opérateurs de l’espace Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa), à défaut de lancer un appel international aux bénéfices du consommateur ».

D’ailleurs, poursuit-il « l’Artp semble adhérer à cette procédure en annonçant vouloir lancer un appel international. Ce qui permettrait d’avoir d’autres fournisseurs d’accès internet (Fai) pouvant utiliser la 4G ».

Evoquant les sanctions d’exclusion de la procédure, il déclare : « La sanction évoquée d’exclusion préconiser par l’Artp ne peut pas prospérer dans la mesure où en matière de marché ou de concession, l’exclusion temporaire ou définitive ne peut être prononcée que par le Comité de Règlement des différends de l’Artp en dehors des sanctions prononcées par le juge ».

Par conséquent, dira-t-il « cette situation est de la responsabilité exclusive de l’Artp qui n’a pas fait les choix stratégiques opportuns ».

Cependant, M. Seck estime que « les opérateurs ne sont pas, non plus, exempts de reproche car, ne devant pas signer une lettre commune de refus de participer à cet appel d’offre restreint.

La collusion, sous toutes ses formes, est prohibée par la loi sur la concurrence, le prix et contentieux économique mais aussi par la loi sur le code des télécommunications ».

En somme, conclut-il « ce sont les conditions d’exercice de la mise en œuvre de la mise en concurrence restreinte qui sont à la base de cette lettre commune », a-t-il dit.

Antoine Gnansounou, spécialiste de la 4G, enseignant à l’ESMT Dakar : « Il est possible d’avoir un opérateur avec l’appui de l’Etat »

« La 4G est une révolution technologique qui offre beaucoup d’avantages », a précisé Antoine Gnansounou, enseignant à l’Ecole supérieure multinationale des télécommunications (Esmt).

D’ailleurs, selon lui « des Etats comme le Maroc, le Ghana, le Tchad on déjà obtenu la 4G. Le Benin va bientôt l’obtenir.

Si les autorités veulent la 4G, elles peuvent l’obtenir. Le déploiement du matériel ne pose aucunement problème car, il est moins lourd. C’est du matériel Internet Protocol (Ip), facile à déployer.

Le nouvel opérateur peut bel et bien opérer si les autorités contractantes lui facilitent la tâche, en l’affectant du matériel en place », a-t-il expliqué.

Par exemple, sur smartphone ou sur tablette, on peut être amené à télécharger énormément de choses.

Qu’il s’agisse de musique, de films ou encore de données d’un autre ordre, la vitesse de téléchargement sera extrêmement rapide.

L’intérêt d’un mobile 4G dans ce cas est que la vitesse de téléchargement n’est plus un frein à quoi que ce soit. Lancer un téléchargement revient à cliquer sur un simple lien...

Et les mobiles 4G permettent de la même manière de donner une nouvelle dimension à de très nombreux usages. Le partage de connexion avec son smartphone permettra de travailler avec son PC en mobilité d’une manière complètement transparente par exemple.

L’argument de la 4G consiste à vendre une connexion à l’Internet mobile plus rapide que jamais. Par exemple, lorsque l’on se contente de lire et d’envoyer des e-mails, majoritairement sans pièce jointe, l’intérêt de la 4G LTE est plus que limité, s’il n’est inexistant. Pour autant, le très haut débit mobile procure de véritables avantages pour d’autres usages.

S’agissant des 30 milliards fixés par l’Etat, l’enseignant dit ignorer combien les pays précités ont vendu la licence aux opérateurs.

Précision de la Sonatel sur la 4G : « Les conditions ne permettent pas de créer de la valeur ajoutée »

La Société nationale de télécommunication (Sonatel) estime que la barre fixée à 30 milliards de francs CFA de réserve de la licence 4G pour l’attribution de fréquences est très élevée.

« La Sonatel a décidé de ne pas déposer d’offres compte tenu des conditions qui ne permettent pas de créer de la valeur pour l’entreprise et l’ensemble des parties prenantes au vu du benchmark effectué ». Ces précisions sont de la Sonatel, dans un communiqué en date d’hier, mardi.

Sur la base d’étude scientifique comparative, la Sonatel légitime sa non soumission en ces mots : « A titre d’exemple, au Maroc, 2 des 3 opérateurs ont payé l’équivalent de 30 milliards de francs CFA alors que ce pays est 2,5 fois plus peuplé que le Sénégal et 3,5 fois plus riche.

Sous ce rapport, le prix total des licences 4G au Sénégal serait évalué autour de 14,5 milliards francs CFA ».

« De même, en Guinée Bissau, le groupe Sonatel, par le biais de sa filiale Orange Bissau, a pu acquérir les licences 3G et 4G pour un montant de 2 milliards de francs CFA au mois de décembre dernier », cite le document.

Orange Sénégal a tenu à rappeler qu’elle a déroulé avec succès sur le plan technique, une phase pilote de 14 mois qui s’est terminée en mars dernier, à la suite d’une autorisation de l’Artp faite en 2013.

Nonobstant, la Sonatel réaffirme « son fort intérêt pour la technologie 4G et sa volonté de la développer au plus vite au Sénégal ».

« Sonatel, opérateur historique au Sénégal, défend depuis plus de 30 ans des valeurs dont l’éthique et la transparence et reste engagé aux côtés de l’Etat pour l’émergence numérique du Sénégal », argumente le texte.

Pour rappel, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) a lancé un appel public à candidatures pour l’attribution de licences et de fréquences autorisant l’utilisation des technologies mobiles 4ème Génération en vue de l’exploitation de réseaux publics de télécommunications 4G au Sénégal.

Jean Pierre Malou

(Source : Sud Quotidien, 20 janvier 2016)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6703/7620 Régulation des télécoms
  • 529/7620 Télécentres/Cybercentres
  • 5237/7620 Economie numérique
  • 2679/7620 Politique nationale
  • 7409/7620 Fintech
  • 801/7620 Noms de domaine
  • 2985/7620 Produits et services
  • 2358/7620 Faits divers/Contentieux
  • 1124/7620 Nouveau site web
  • 7620/7620 Infrastructures
  • 2667/7620 TIC pour l’éducation
  • 283/7620 Recherche
  • 364/7620 Projet
  • 5227/7620 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2877/7620 Sonatel/Orange
  • 2416/7620 Licences de télécommunications
  • 419/7620 Sudatel/Expresso
  • 1536/7620 Régulation des médias
  • 1947/7620 Applications
  • 1636/7620 Mouvements sociaux
  • 2494/7620 Données personnelles
  • 216/7620 Big Data/Données ouvertes
  • 912/7620 Mouvement consumériste
  • 549/7620 Médias
  • 976/7620 Appels internationaux entrants
  • 2443/7620 Formation
  • 142/7620 Logiciel libre
  • 3204/7620 Politiques africaines
  • 1510/7620 Fiscalité
  • 259/7620 Art et culture
  • 894/7620 Genre
  • 2865/7620 Point de vue
  • 1553/7620 Commerce électronique
  • 2424/7620 Manifestation
  • 494/7620 Presse en ligne
  • 186/7620 Piratage
  • 309/7620 Téléservices
  • 1529/7620 Biométrie/Identité numérique
  • 475/7620 Environnement/Santé
  • 541/7620 Législation/Réglementation
  • 547/7620 Gouvernance
  • 2688/7620 Portrait/Entretien
  • 219/7620 Radio
  • 1157/7620 TIC pour la santé
  • 440/7620 Propriété intellectuelle
  • 87/7620 Langues/Localisation
  • 1623/7620 Médias/Réseaux sociaux
  • 3047/7620 Téléphonie
  • 291/7620 Désengagement de l’Etat
  • 1568/7620 Internet
  • 180/7620 Collectivités locales
  • 626/7620 Dédouanement électronique
  • 1826/7620 Usages et comportements
  • 1547/7620 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 838/7620 Audiovisuel
  • 4939/7620 Transformation digitale
  • 582/7620 Affaire Global Voice
  • 258/7620 Géomatique/Géolocalisation
  • 499/7620 Service universel
  • 998/7620 Sentel/Tigo
  • 263/7620 Vie politique
  • 2455/7620 Distinction/Nomination
  • 54/7620 Handicapés
  • 1054/7620 Enseignement à distance
  • 1087/7620 Contenus numériques
  • 890/7620 Gestion de l’ARTP
  • 274/7620 Radios communautaires
  • 2751/7620 Qualité de service
  • 701/7620 Privatisation/Libéralisation
  • 205/7620 SMSI
  • 732/7620 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4148/7620 Innovation/Entreprenariat
  • 2048/7620 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 69/7620 Internet des objets
  • 256/7620 Free Sénégal
  • 1242/7620 Intelligence artificielle
  • 319/7620 Editorial
  • 19/7620 Gaming/Jeux vidéos
  • 36/7620 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous