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Batik n° 167 Juin 2013

dimanche 30 juin 2013

Bulletin sur l'actualité des technologies de l'information et de la communication


Sommaire

Éditorial

Actualités

Politique

Infrastructures et services

Projets

Rendez-vous

Editorial

Création de points d’échanges Internet : il faut accélérer la cadence

Depuis la connexion de l’Afrique du sud à Internet il y a de cela près d’un quart de siècle (1990), les autres pays africains se sont peu à peu connectés à Internet jusqu’à ce que le continent soit complètement intégré au « réseau des réseaux ». Au fil du temps, ce qui apparaissait au début comme un instrument réservé à une élite est devenu un outil banal pour des millions d’Africains, notamment parmi la jeunesse, qui l’utilisent désormais au quotidien sur leur lieu de travail, à domicile, dans les cybercafés ou en situation de mobilité dans un cadre professionnel, scolaire, académique ou purement privé. Le web, la messagerie électronique, la téléphonie par Internet via Skype ou Viber, et plus récemment les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Google +, LinkedIn, Viadéo, etc.) sont utilisés par un nombre croissant d’entreprises, d’administrations, d’institutions, d’associations et de personnes pour informer et communiquer à l’échelle locale, nationale, régionale voire mondiale. L’écrasante majorité des Africains utilisent des comptes de messagerie électronique et ou des réseaux sociaux dont les serveurs sont hébergés hors du continent africain et avec le développement du « cloud computing », applications, services et données sont de moins en moins stockés sur les machines des utilisateurs. Tout cela se donne dans un contexte où la libéralisation du marché des télécommunications ayant été imposé dans quasiment tous les pays africains, rares sont les situations dans lesquelles il n’existe qu’un seul fournisseur d’accès Internet. Conséquence de tout cela, en règle générale, les communications par Internet de deux Africains résidant dans la même localité, dans le même pays, dans la même sous-région ou en Afrique, transitent par des circuits de télécommunications internationaux là où des liaisons locales auraient été suffisantes, plus efficientes et surtout plus économiques. En effet, en raison d’un routage aberrant lié au fait que chaque opérateurs utilise les voies de communication qui lui sont propres en fonction de l’infrastructure dont il dispose et des accords de partenariats qu’il a signé avec d’autres opérateurs, aucune disposition n’est prise pour optimiser les transferts d’information et surtout en réduire le coût. Cette situation n’est ni propre à l’Afrique ni sans solution. Un peu partout dans le monde, des points d’échanges Internet ou Internet Echange Point (IXP) ont été mis en place en vue d’organiser l’échange de trafic entre opérateurs de manière rationnelle sur la base d’accord dit de « peering ». Ces derniers permettent d’optimiser les coûts en ayant recours à des liaisons internationales que si nécessaires, de réduire le temps de latence en utilisant les circuits les plus directs et de rationaliser l’utilisation de la bande passante internationale. Malheureusement, malgré les nombreuses déclarations de bonnes intentions, seuls une quinzaine de pays africains disposent d’un point d’échange Internet pour réguler le trafic national et aucun point d’échange à vocation sous-régionale voire continentale n’est disponible. Résultats, chaque année l’Afrique dépense, sans raison valable, plusieurs centaines de millions de dollars destinés aux paiements de frais de télécommunications internationaux qui auraient pu être évités et qui constituent par ailleurs une importante perte de devises.

Amadou Top
Président d’OSIRIS

Actualités

Le titre Sonatel stable à la BRVM

Le titre Sonatel, qui avait clôturé à 19 000 FCFA le FCFA le 31 mai 2013, a clôturé à la même cote de 19 000 FCFA le FCFA le 28 juin 2013, à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) d’Abidjan (Côte d’ivoire), après avoir atteint la cote de 19 200 FCFA le FCFA le 19 juin 2013.

BRVM : http://www.brvm.org/

Un hashtag ambivalent pour couvrir la visite de Barack Obama au Sénégal

A l’occasion de la visite du Président des États-Unis au Sénégal, Barack Obama, du 26 au 28 juin 2013, les « Twittos » sénégalais ont créé le hashtag #ObamaTakh, signifiant originellement « à cause d’Obama », pour décrire tous les désagréments provoqués par les mesures sécuritaires prises dans le cadre de cette visite officielle. Cela étant, cette expression wolof pouvant également signifier « grâce à Obama », l’ambassade des Etats-Unis au Sénégal l’a également utilisée pour vanter les mérites de la politique étrangère américaine.

Création d’une plateforme permettent d’envoyer des messages à Barack Obama

A l’occasion de la tournée africaine du des États-Unis au Sénégal, en Afrique du sud et en Tanzanie 26 juin au 3 juillet 2013, Aboubacar Sadikh Ndiaye, initiateur de Dakar 2.0, a lancé une plateforme web et mobile (tablettes) permettant d’envoyer des messages à Barack Obama.

Africatalk2obama : http://www.africatalk2obama.com/

Atelier régional sur la « Recherche collaborative Afrique-Europe dans le domaine des TIC »

Les 25 et 26 juin 2013, l’Ecole supérieure multinationale des télécommunications (ESMT) a organisé, dans le cadre du partenariat EuroAfrica-ICT/P8 mis en œuvre par la Commission européenne, un atelier régional de sensibilisation et de formation sur la « Recherche collaborative Afrique-Europe dans le domaine des TIC/Horizon 2020 ». L’objectif de cet atelier était de renforcer les liens en matière de recherche et de politique TIC dans le cadre du partenariat stratégique Afrique-Union européenne et d’offrir des opportunités de collaboration entre les institutions de formation et de recherche ainsi que les industriels d’Afrique et d’Europe.

EuroAfrica-ICT : http://euroafrica-ict.org/

Niokobok organise un jeu sur Facebook faisant la promotion de l’énergie solaire

Du 19 au 29 juin 2013, la société Niokobok fondée en 2011, a proposé sur sa page Facebook un jeu intitulé « Sauve tes amis des délestages » dans le cadre duquel il était possible de plus de 150 000 FCFA en lots pour eux et leurs amis, dont un ravitaillement, des lampes solaires et du crédit téléphonique.

Niokobok : http://www.facebook.com/Niokobok

Le CEM Tété Diédhiou a remporté la 2ème édition du concours national Oscar TICE

A l’occasion de la 2ème édition du concours national Oscar TICE 2013 organisée par l’USAID/Sénégal, le collège d’enseignement moyen(CEM) Tété Diédhiou de Ziguinchor a été sacré comme « Collège du 21ème siècle ayant le meilleur site Web ». Ce concours lancé au mois de décembre 2012 visait à récompenser les innovations apportées dans les enseignements et apprentissages dans les collèges et les daaras du Sénégal via l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC).

CEM Tété Diédhiou : http://www.tetediadhiou.edu.sn/

La LONASE innove avec le jeu « Bii ak Bii » utilisant les SMS

Dans le cadre du jeu « Bii ak Bii », la Loterie nationale sénégalaise (LONASE) offre désormais à ses parieurs la possibilité de jouer par SMS avec leur téléphone portable. Il est en effet possible de jouer à ce nouveau jeu va distribuer une cagnotte de 400 millions FCFA en grattant sur un ticket ou en envoyant un SMS.

LONASE : http://www.lalonase.com/

Développement d’une version Pulaar de Firefox OS

Grace à la version « Developer Preview » du futur Smartphone de Mozilla embarquant Firefox OS, une version en Pulaar-Fulfulde, dénomination officielle de la langue Pulaar dans les produits Mozilla, a été développée. Le Pulaar est ainsi la première langue africaine à être officiellement supportée par Firefox OS.

Mozilla Sénégal : http://www.mozilla-senegal.org/

Politique

Plus de 500 fréquences radio et télé ont été attribuées sous le régime libéral (2000-2012)

Lors de l’émission de radio « Grand Jury » de RFM, le ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Cheikh Bamba Dièye, a indiqué qu’une étude approfondie sur l’attribution des fréquences était en cours. A cette occasion, il a déclaré que la politique d’attribution des fréquences radio et télé sous l’ancien régime (2000-2012) était assimilable à « un véritable capharnaüm » puisque plus de 159 fréquences de chaines de télévisions ont été distribuées et que toutes chaines confondues, radio et télé, ce sont plus de 500 fréquences qui ont été distribuées. A l’occasion de la célébration du 1er mai, le Président de la république, Macky Sall, avait indiqué qu’il comptait notamment mettre de l’ordre dans l’octroi des licences de télévision.

Lancement d’une nouvelle campagne d’identification des abonnés à la téléphonie mobile

Le 20 juin 2013, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) a lancé une nouvelle campagne d’identification des abonnés à la téléphonie mobile à l’issue de de laquelle tous les abonnés devraient s’être identifiés d’ici le 31 juillet 2013. Pour s’identifier, les abonnés devront fournir une carte nationale d’identité (CNI) ou un passeport, les abonnés mineurs devant être identifiés par puisque la carte d’identité scolaire n’est plus acceptée comme justificatif d’identité. En décembre 2006 déjà, ayant constaté que la vente de cartes d’abonnement des opérateurs de téléphonie mobile avait « engendré des pratiques attentatoires à la sécurité publique » l’ARTP avait demandé aux opérateurs de veiller au respect strict des obligations leur incombant en matière de sécurité.

ARTP : http://www.artp.sn/

Infrastructures et services

Vitesse Internet : Le Sénégal à la 24ème place en Afrique et à la 164ème dans le monde

Selon la mise à jour de l’indice « Net Index » au 30 juin 2013, Madagascar occupe désormais la première place des pays africains pour ce qui est de la vitesse Internet avec 8,89 Mbps ce qui place ce pays à la 66ème place au niveau mondial. La Namibie vient en seconde position avec 7,95 Mbps suivie par la Lybie, 6,76 Mbps, le Cap-Vert avec 6,15 Mbps et le Ghana, 6,00 Mbps. Le Sénégal est à la 24ème place en Afrique et à la 164ème dans le monde avec 2,22 Mbps derrière des pays comme la Tunisie (2,52 Mpbs), le Mali (3,52 Mbps), la Côte d’ivoire (3,68 Mbps), le Kenya (3,86 Mbps) et le Gabon (4,45 Mbps). Au 30 juin 2013, la moyenne mobile mondiale était de 13,94 Mbps et c’est Hong Kong qui est en tête du classement avec une vitesse de téléchargement Internet, 48,61 Mbps, en moyenne, suivi par la Lituanie 38,18 Mbps, Taïwan 36,78 Mbps, Andorre (35,15 Mbps) et les Pays-Bas (34, 91 Mbps).

Net Index : http://www.netindex.com/

Projets

Le groupe Sonatel envisagerait de s’implanter en Gambie

Selon l’édition de l’hebdomadaire « Nouvel Horizon « du 21 juin 2013, la Gambie serait l’une des prochaines étapes de l’extension du réseau du groupe Sonatel en Afrique de l’Ouest. Pour ce faire, le Groupe Sonatel envisagerait d’acheter la majorité des actions de l’un des opérateurs déjà présents sur le marché. La Gambie compte actuellement un opérateur de téléphonie fixe, l’opérateur historique Gamtel, et quatre opérateurs de téléphonie mobile, à savoir Gamcell, détenu à 100% par Gamtel, Africell, filiale de l’opérateur libanais Lintel, Comium et Qcell. De son côté, le groupe Sonatel est présent en Guinée, en Guinée Bissau, au Mali et au Sénégal.

Groupe Sonatel : http://www.sonatel.com/

Vers la mise en place d’un système de paiement électronique en Afrique de l’Ouest

Les 14 et juin 2013, une rencontre visant à la mise en place d’un système de paiement électronique transfrontalier en Afrique de l’Ouest en concertation avec la Commission de la Commission économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les banques centrales et les centres monétiques de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (GIM-UEMOA), du Ghana (GhIPSS) et du Nigéria (NIBSS) a été organisée à l’initiative de la Banque mondiale à Dakar (Sénégal). Ce projet vise à doter la CEDEAO d’une plateforme d’échanges de flux financiers en vue d’assurer la fluidité des transactions domestiques pour le développement d’un marché unique de paiements et le renforcement de l’intégration régionale.

Rendez-vous

Les médias face aux défis du numérique (2-3 juillet 2013, Dakar, Sénégal)

Les 2 et 3 juillet 2013, la Commission nationale sénégalaise pour l’UNESCO organisera un séminaire sous-régional portant sur le thème « Les médias face aux défis du numérique ». Il réunira plus de quarante participants issus du secteur des médias, des TIC et de la régulation provenant du Bénin, du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, du Gabon, du Mali, du Niger et du Sénégal en vue de se pencher sur les défis de la transition de l’analogique vers le numérique.

Commission nationale sénégalaise pour l’UNESCO : http://www.unesco.sn/

Forum ouest-africain sur la gouvernance de l’Internet (3-5 juillet 2013, Abidjan, Cote d’ivoire)

La sixième édition du Forum ouest-africain sur la gouvernance de l’Internet (WAIGF 2013) se déroulera du 3 au 5 juillet 2013 à Abidjan (Côte d’ivoire) sur le thème « Gouvernance de l’Internet au service de la paix : une responsabilité partagée des parties prenantes ». Les principales questions abordées seront la cybersécurité, l’accès à l’Internet, les ressources de l’Internet ainsi que la gestion et la régulation de l’Internet.

WAIGF 2013 : http://www.waigf.org/

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 25 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 8 701 175 abonnés Internet

  • 8 473 462 abonnés 2G+3G (97,4%)
  • 182 023 clés Internet (1,3%)
  • 98 353 abonnés ADSL (1,1%)
  • 18 428 abonnés bas débit (0,2%)

- 635 liaisons louées
- Taux de pénétration des services Internet : 58,79%

(ARTP, 31 décembre 2016)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 285 933 abonnés
- 1 156 lignes publiques
- Taux de pénétration : 1,93%

(ARTP, 31 décembre 2016)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 186 485 abonnés
- Taux de pénétration : 102, 61%

(ARTP, 31 décembre 2016)

FACEBOOK

- 2 300 000 utilisateurs

(Internet World Stats, 30 juin 2016)