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Batik fête son quinzième anniversaire

jeudi 31 juillet 2014

Avec ce 180ème numéro, Batik, le Bulletin sur l’actualité des technologies de l’information et de la communication publié par l’Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal (OSIRIS), fête son quinzième anniversaire. Quinze ans, c’est à la fois peu historiquement parlant et beaucoup si l’on mesure cette période à l’aune de nos vies. Pour se faire une juste idée du chemin parcouru, rappelons qu’au cours de ces quinze dernières années le Sénégal a connu trois (3) présidents de la république, dix (10) premiers ministre, quatorze (14) ministres en charge du secteur des TIC et sept (7) directeurs généraux de l’organe de régulation des télécommunications ! Il y a quinze ans, le Sénégal n’était connecté à Internet de manière permanente que depuis trois années, la bande passante internationale disponible était de 2 Mbps, il y avait 8 000 abonnés à Internet, la connexion à Internet se faisait via le réseau téléphonique commuté avec des modems dont le débit ne dépassait pas 64 Kbps, la Sonatel commercialisait des liaisons spécialisées de 64 Kpbs au tarif de 1 064 000 FCFA, la téléphonie mobile, apparue elle aussi en 1996, comptait 75 000 abonnés, Yahoo et Altavista étaient les moteurs de recherche par excellence et le WiFi, Facebook, Twitter, Youtube, Skype, Instagram, WhatApps, n’existaient pas, aussi incroyable que cela puisse paraître aux « Digital natives », ces jeunes nées à l’ère du numérique. Durant ces quinze années, nombreuses ont été les tentatives de créer des supports électroniques dédiés à l’actualité des TIC mais aucune n’a pu s’inscrire dans la durée. A contrario, grâce à leur pérennité, le site Web d’OSIRIS et Batik sont devenus des références, pour tous ceux qui s’intéressent au développement de la Société de l’information en Afrique et qui sont à la recherche d’informations et d’analyses produites sur ce phénomène par des Africains. Le chemin n’a cependant pas été sans embûches car l’indépendance et la liberté de ton affichées par Batik ainsi que son attachement viscéral à la défense de l’intérêt général, voire de l’intérêt national, face aux intérêts particuliers et à ceux des multinationales, n’a pas toujours été du goût de tout le monde. Dans les cercles du pouvoir, dans les ambassades, chez les opérateurs, au sein de diverses institutions, nos positions ont parfois provoqué des grincements de dents qui ont été à l’origine de coups de téléphone, de pressions plus ou moins amicales ou carrément d’attaques personnelles pour tenter de nous amadouer, voire de nous faire taire, mais en vain. Nous sommes conscients que nous avons pu nous tromper dans nos jugements et nos démarches mais jamais nous n’avons cherché à nuire à quiconque. En effet, nous n’avons jamais visé qui que ce soit, personne physique comme personne morale, nous plaçant toujours sur le terrain du débat d’idées, critiquant des philosophies, des visions, des stratégies, des politiques, des options, des actions, des gestions mais jamais les hommes et les femmes qui étaient derrière. Aux côtés des organisations de la société civile, s’intéressant non seulement aux problèmes techniques posés par les TIC mais aussi et surtout aux questions sociétales qu’elles soulèvent, nous avons fait entendre notre voix chaque fois que nécessaire et partout où cela était possible, convaincus que dans l’expression « Société de l’information », c’est le terme « Société » qui est le plus important et que par conséquent les citoyens ne peuvent rester impassibles sur les questions qui les concernent. Globalement, cela nous a valu beaucoup de témoignages de satisfaction et le respect du plus grand nombre, y compris parmi ceux qu’il nous arrive d’égratigner. Si nous regardons en arrière, le seul véritable regret que nous avons, c’est de constater que le Sénégal est passé du statut de premier de la classe, au point de s’être vu confier le volet TIC du NEPAD, à celui de bonnet d’âne ou du moins d’élève très moyen, dans la course vers la création d’une économie numérique dynamique et l’exploitation des opportunités offertes par les TIC au bénéfice du plus grand nombre. Pour garder le cap, il aurait fallu écouter les acteurs du secteur, prendre les décisions qui s’imposaient au bon moment et mettre en œuvre des politiques publiques visionnaires. La lutte pour le progrès étant une quête perpétuelle, rien n’est cependant perdu pour notre pays qui ne manque pas de talents en matière de réflexion comme d’action. Le défi est de savoir catalyser les énergies pour que dans quinze ans, le bilan soit des plus florissants.

Alex Corenthin
Secrétaire aux relations internationales

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 35 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 8 592 990 abonnés Internet

  • 8 304 319 abonnés 2G+3G (96,6%)
  • 166 539 clés Internet (1,9%)
  • 103 706 bonnés ADSL (1,2%)
  • 18 426 abonnés bas débit (0,2%)

- Taux de pénétration des services Internet : 57,59%

(ARTP, 31 mars 2017)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 288 652 abonnés
- 1 156 lignes publiques
- Taux de pénétration : 1,95%

(ARTP, 31 mars 2017)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 281 488 abonnés
- Taux de pénétration : 103, 25%

(ARTP, 31 mars 2017)

FACEBOOK

- 2 800 000 utilisateurs

(Facebook Ads, août 2017)