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Batik N° 48 Juillet 2003

jeudi 31 juillet 2003

Bulletin d’Analyse sur les Technologies de l’Information et de la Communication
Lettre d’information électronique mensuelle publiée par OSIRIS
l’Observatoire sur les Systèmes d’Information, les Réseaux et les Inforoutes au Sénégal
n° 48 juillet 2003


Sommaire
Éditorial
Vers des Etats généraux de la Société de l’information
Actualités
La piraterie sur Internet fait son apparition au Sénégal
Nouvelle version du site gratuit "Annonces.sn"
La société civile se dote d’un bulletin d’information électronique
Politique
L’ART rencontre les opérateurs de télécommunications
Le gouvernement favorable à la création de chaînes de télévisions privées
Infrastructures et services
Le DG de la RTS confirme que la deuxième chaine de télévision est en test
L’essentiel de la législation douanières disponible en ligne
Projets
Une seconde société de montage d’ordinateurs devrait s’installer à Dakar
Rendez-vous
Atelier international sur la technologie pour l’éducation dans les pays en développement
Colloque sur les fractures numériques (Hourtin 25-28 août 2003)


Editorial


Vers des Etats généraux de la Société de l’information

Dans les deux livres qui défrayent aujourd’hui la chronique au Sénégal, à savoir celui d’Abdou Latif Coulibaly intitulé « Wade, un opposant au pouvoir, l’Alternance piégée » [1] et celui de Jacques Habib Sy titré « Crise de l’audiovisuel au Sénégal » [2] , le secteur des technologies de l’information et de la communication figure en bonne place. Dans le premier ouvrage, c’est la promesse électorale non tenue d’Abdoulaye Wade d’autoriser le transfert au Sénégal de la station de télévision « La Chaîne Africaine » (LCA), appartenant au groupe Sud Communication, qui émettait sur le câble en France et l’arrêt aussi brusque qu’inexpliqué du processus d’appel d’offres qui aurait du conduire à l’autorisation d’une chaîne de télévision privée qui sont au cœur des débats. Le second ouvrage est quant à lui un réquisitoire particulièrement sévère contre l’audiovisuel public dans lequel sont dénoncés pêle-mêle, le traitement inégal entre les médias privés et publics dans l’accès aux sources d’information, l’indigence des subventions accordées à la presse privée, les lacunes du Haut Conseil de l’Audiovisuel, le caractère extraverti de la programmation télévisuelle avec 60 à 70% de productions étrangères, la marginalisation des langues nationales minoritaires, la gestion éclatée du secteur des télécommunications entre le HCA d’une part et l’Agence de Régulations des Télécommunications d’autre part, etc. Même si nous ne partageons pas totalement les analyses et points de vue développés par les deux auteurs, il faut reconnaître que leurs ouvrages ont le mérite de mettre l’accent sur certains graves dysfonctionnements qui touchent depuis des années le secteur de l’économie de l’information et de la communication au Sénégal. Aujourd’hui comme hier, les autorités politiques aiment à déclarer qu’elles considèrent le secteur des technologies de l’information et de la communication comme un des piliers du développement économique et social du pays voire même de l’Afrique dans le cadre du NEPAD. Pour qu’il en soit effectivement ainsi, il est grand temps de rompre avec des pratiques d’un autre age dont les conséquences les plus immédiates ont pour noms désintérêt et suspicion des citoyens envers l’audiovisuel national et méfiance des investisseurs potentiels. Afin de réconcilier les Sénégalais et les Sénégalaises avec le service public de l’audiovisuel et libérer les énergies créatrices qui n’attendent que la mise en place de conditions favorables pour exploiter pleinement les potentialités offertes par les technologies de l’information et de la communication, l’Etat en collaboration étroite avec le secteur privé, les partenaires au développement et la société civile doit s’atteler à l’organisation de véritables états généraux de la société de l’information ayant pour objectifs de faire un bilan sans complaisance de la situation, de définir une vision partagée et d’élaborer une stratégie nationale s’appuyant sur un plan d’action et les ressources nécessaires à sa mise en œuvre.

Amadou Top
Président d’OSIRIS


Actualités


La piraterie sur Internet fait son apparition au Sénégal

La Division des investigations criminelles (Dic) de la Direction de la police judiciaire (Dpj) vient de démanteler un gang de faussaires internationaux sur Internet qui opéraient à partir à Dakar (Sénégal). Utilisant des cartes de crédit volées ou dont le numéro avait été piraté, ils travaillaient à partir de cybercafés. Avec la complicité de propriétaires de sociétés de location de véhicules, ils débitaient les comptes de leurs victimes à l’aide de fausses factures et de faux contrats de location. Ils disposaient notamment d’un logiciel appelé « MPI » qui leur permettait de déterminer la validité des cartes de crédit car disposant dans une base de données, les numéros de cartes émises par 1432 banques, la plupart américaines, mais aussi de d’autres pays du globe. Mieux, à partir d’un numéro de carte valable, le logiciel était capable de fournir une série de 999 autres numéros valables par extrapolation. Enfin, quel que soit le type de carte, le logiciel était en mesure d’en déterminer la validité ou non.

Nouvelle version du site gratuit "Annonces.sn"

Depuis le 15 juillet, il est possible de consulter une nouvelle version du site d’annonces gratuites « Annonces.sn ». Il comporte notamment des nouvelles rubriques telles Appels d’offres, Agenda, Evénementiel, etc. et proposent plus de 1500 nouvelles annonces.

Annonces.sn : http://www.annonces.sn/

La société civile se dote d’un bulletin d’information électronique

Suite à un atelier de formation organisé au mois de juin 2003 au CESAG par l’Institut Panos Afrique de l’ouest, des organisations de la société civile se sont dotés d’un bulletin d’information électronique intitulé « Le Bateau ». Si le premier numéro était entièrement consacré à la tragédie du bateau « Le Joola », ce bulletin est appelé à se saisir de toutes les questions qui traversent la société civile sénégalaise et entend servir de relais à ses différentes composantes.

Le bateau : http://www.topica.com/lists/civiles...


Politique


L’ART rencontre les opérateurs de télécommunications

Le Directeur général de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART), M. Malick F.M. Guèye, a reçu le 10 et le 11 juillet 2003, les responsables des opérateurs de télécommunications au Sénégal à savoir le Directeur général de la Sonatel et le Directeur général de Sentel M. Amnon Avissar. Les discussions ont permis de passer en revue les perspectives et principaux problèmes qui se posent dans le secteur et entre opérateurs, particulièrement celui de l’interconnexion qui, au Sénégal, se passe relativement bien selon les responsables de Sonatel et de Sentel. L’ART envisage de systématiser ce type de réunion de manière à assurer une meilleure régulation du secteur des télécommunications.

ART : http://www.art-telecom-senegal.org/

Le gouvernement favorable à la création de chaînes de télévisions privées

Le ministre de la Culture et de la Communication, M. Abdou Fall, a déclaré le 25 juillet 2003 devant l’Assemblée nationale que le gouvernement était favorable à une libéralisation du secteur de l’audiovisuel pour la création de chaînes de télévision privées, soulignant toutefois que cette perspective ne serait réellement envisageable qu’après l’adoption d’un code de l’audiovisuel en cours d’élaboration. Le ministre, qui n’a pas donné d’échéancier pour l’adoption du code, a également indiqué que celui-ci sera soumis à une large concertation qui réunira les professionnels du secteur, les syndicats et la société civile. Enfin, il a indiqué que le Gouvernement procéderait à un bilan des expériences de libéralisation de l’audiovisuel engagées dans les pays de la sous-région.


Infrastructures et services


Le DG de la RTS confirme que la deuxième chaine de télévision est en test

Le Directeur général de la RTS Abdou Khoudoss Niang a confirmé dans un communiqué de presse que la deuxième chaîne publique de télévision, créée en partenariat avec Origines Sa, était en phase d’essai pour une période de six mois depuis le 21 juin 2003. Cette deuxième chaîne de télévision devrait avoir une vocation culturelle, sportive et récréative.

RTS : http://www.rts.sn/

L’essentiel de la législation douanières disponible en ligne

En partenariat avec la société IDEE, la Douanes a mis en ligne une base de données documentaires contenant l’essentiel des textes pouvant intéressés les investissuers comme les professionnles d el’import-export. Il s’agit notamment du Traif extérieur commun de l’UEMOA, des Actes et règlements de l’UEMOA, du Traité de l’UEMO, du Codes des Douanes de l’UEMOA, du Code des Douanes du Sénégal et du Code des investissements du Sénégal. Pour chacun des documents, il est soit possible de faire une recherche dans le texte intégral soit d’interroger des index (sujet, chapitre, numéro et texte).

Base de données documentaires des douanes : http://leuk.douanes.sn/


Projets


Une seconde société de montage d’ordinateurs devrait s’installer à Dakar

Après la société Touch Technology à capitaux majoritairment canadiens, une seconde société de montage d’ordinateurs appelée Compagnie africaine de technologies informatiques (CATI) devrait s’installer à Dakar. Résultat d’un partenariat entre la CAT (Compagnie africaine de technologies), une entreprise sénégalaise qui fournit des matières premières et du matériel aux imprimeurs, et la société londonienne Time Investments, spécialisée dans les investissements de la sphère des hautes technologies, la CATI devrait s’installer sur le site du Technopôle dans le cadre du projet « Cybervillage » destiné à accueillir des sociétés de haute technologie. Les travaux de construction de l’usine devraient démarrer incessamment et la livraison d’une première tranche est prévue pour novembre 2003 et la seconde dans le courant du premier trimestre 2004. Au final la CATI devrait s’étendre sur 3500 m2 pour un investissement de 1,3 milliard de Francs CFA qui devrait générer une soixantaine d’emplois d’ici la fin 2003 et atteindre 200 emplois en fin 2004. Le volume de production devrait s’élever à un millier d’unités au lancement de l’usine et augmenter par la suite. La CATI devrait proposer, dans un premier temps, essentiellement deux modèle appelés « Terminator » pour les ordinateurs de bureau et « Trienium » pour les serveurs et les unités de stockage de données. En termes commerciaux, l’objectif de la CATI est de vendre 20% de sa production sur le marché sénégalais et dans la zone UEMOA et les 80% restant sur le marché africain hors UEMOA et dans les reste du monde.


Rendez-vous


Atelier international sur la technologie pour l’éducation dans les pays en développement

Le Premier atelier international sur la « Technologie pour l’éducation dans les pays en développement » (TECD) se déroulera le 22 août 2003 à Newark (New Jersey). Cet atelier se tiendra dans le cadre de l’édition 2003 de la Conférence internationale sur les technologies de l’information (ITRE 2003) organisée par l’Institute of Electrical and Electronics Engineers (EEE) et qui portera cette année sur le thème « Recherche et Education ».

TECD : http://www.ctr.columbia.edu/dvmm/tedc/
IEEE : http://www.ieee.org/

Colloque sur les fractures numériques (Hourtin 25-28 août 2003)

Le colloque sur les fractures numériques organisé par Africanti se déroulera du 25 au 28 août 2003 à Hourtin (France). Le programme se présente de la manière suivante :

1ère partie : Les enjeux globaux

Session 1 - La fracture soumise à la question
Session 2 - Les nouveaux développements technologiques : quelles opportunités ?

2ème partie : Les enjeux nationaux et locaux : quel modèle de l’Internet pour les pays du Sud ?

Session 3 - L’offre d’accès et de production
Session 4 - La demande, les usages et contenus
Session 5 - L’impact des TIC
Table Ronde 1 - Les enjeux nationaux : l’Etat entre local et global, quelles politiques, quelles régulations ?

3ème partie : Réduire la fracture, quels partenariats ?

Session 6 : Quels partenariats ?
Table Ronde 2 - Le pari de la solidarité ?
Session 7 - Bilan, recommandations et propositions d’actions

Les actes du colloque rassemblant les interventions et les débats ainsi que les recommandations formulées devraient être publiés en vue notamment de contribuer aux travaux du Sommet mondial de la société de l’information qui se déroulera en décembre 2003 à Genève (Suisse).

Africanti : http://www.africanti.org/


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Abonnement : cliquez ici
Copyright © Osiris, juillet 2003


[1] Abdou Latif Coulibaly : Wade, un opposant au pouvoir, l’Alternance piégée. Les éditions Sentinelles, 2003, 300 p.

[2] Jacques Habib Sy : Crise de l’audiovisuel au Sénégal. Aide Transparence, 2003, 304 p.

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 25 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 8 701 175 abonnés Internet

  • 8 473 462 abonnés 2G+3G (97,4%)
  • 182 023 clés Internet (1,3%)
  • 98 353 abonnés ADSL (1,1%)
  • 18 428 abonnés bas débit (0,2%)

- 635 liaisons louées
- Taux de pénétration des services Internet : 58,79%

(ARTP, 31 décembre 2016)

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(ARTP, 31 décembre 2016)


Téléphonie mobile

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(ARTP, 31 décembre 2016)

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- 2 300 000 utilisateurs

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