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Batik N° 21 Avril 2001

lundi 30 avril 2001

Bulletin d’Analyse sur les Technologies de l’Information et de la Communication
Lettre d’information électronique mensuelle publiée par OSIRIS
l’Observatoire sur les Systèmes d’Information, les Réseaux et les Inforoutes au Sénégal
n° 21 avril 2001


Sommaire


Editorial
Toujours les méfaits du monopole
Actualités
Nombreuses interrogations sur le rachat des noms de domaines de la Sonatel
Le Plan Oméga consultable en ligne
L’Université des Mutants à l’heure d’Internet
L’Onel divorce d’avec Internet
La Sonatel enquête par téléphone
Nomination du Dg de l’Agence Sénégalaise pour l’Innovation Technologique
La Banque Mondiale parle Wolof
Le Soleil organise une soirée électorale sur Internet
Politique
Réponse du Ministre de la Communication et des TI à Sidy Lamine Niasse
Les acteurs du secteur des TIC se penchent sur la stratégie nationale
Infrastructures et services
La Sonatel se lance dans la terminaison d’appels
Accord pour l’utilisation du câble de garde à fibres optiques du projet de Manantali
Sentel se positionne sur le créneau de la fourniture d’accès Internet à large bande
Projets
Kaolack, ville numérique
Le ministère de l’éducation nationale travaille à la mise en ligne de contenus pédagogiques
Les TIC au service de la modernisation du ministère de l’Economie et des Finances
Un nouveau projet de télémédecine pour le Sénégal
Le projet Joko se met en place
TIC et insertion socio-professionnelle des personnes handicapées
Rendez-vous
IVème Cours international d’épidémiologie et d’informatique appliquées en Afrique
INET 2001 se tiendra à Stockholm du 5 au 8 juin 2001
Formations aux logiciels libres
Lancement du Prix Hafkin


Editorial


Toujours les méfaits du monopole

Le cinglant rappel à l’ordre de la Direction des Etudes, de la Prospective et de la Réglementation du ministère de la Communication et des Technologies de l’Information signifiant à la société Sentel qu’elle n’avait ni le droit d’installer ni le droit d’exploiter une boucle locale radio pour fournir des accès Internet à large bande, est une illustration supplémentaire des méfaits découlant du monopole qui continue à être accordé contre toute logique politique, économique et sociale à la Sonatel. En effet à l’heure où les fournisseurs d’accès Internet et tous ceux qui veulent se lancer dans le secteur des téléservices se plaignent de l’étroitesse, de la piètre qualité et de la cherté de la bande passante fournie par la Sonatel, quoi de plus absurde que d’interdire une telle initiative au nom d’un monopole qui porte préjudice au plus grand nombre et surtout entrave le développement d’un secteur porteur de l’économie nationale au profit des intérêts d’une société privée étrangère. Une fois de plus l’esprit d’initiative a été condamné au nom de la défense d’une situation de rente qui se nourrit principalement du refus de la concurrence. Lorsque l’on analyse l’évolution qui prévaut dans tous les secteurs de la vie culturelle, politique et sociale depuis le changement de régime de l’année dernière, on a d’autant plus de mal à comprendre l’immobilisme qui règne dans le secteur des télécommunications. Alors que la fin des privilèges indus, la liberté d’entreprendre, la libération des énergies créatrices, l’équité, la transparence et la recherche de l’excellence sont exaltés en permanence dans les discours des plus hautes autorités de l’Etat, le secteur des télécommunications continue lui à fonctionner avec les règles et les valeurs de l’ancien régime. Hier comme aujourd’hui, de nombreux spécialistes ont pourtant démontré qu’il est non seulement possible mais indispensable de faire autrement si le Sénégal veut garder l’avantage comparatif qui est aujourd’hui le sien dans le domaine des télécommunications et pouvoir se positionner comme il l’ambitionne sur le marché des téléservices. Mieux de multiples opérateurs ont prouvé que non seulement d’autres technologies pouvaient valablement être utilisées mais encore que des prix nettement inférieurs à ceux de la Sonatel pouvaient être pratiqués sans pour autant remettre en cause les impératifs de rentabilité. La question qui est donc aujourd’hui posée aux autorités sénégalaises est de savoir jusqu’à quand les internautes et les professionnels du secteur des télécommunications devront-ils continuer de subir les méfaits de ce monopole suranné, vestige d’une époque aujourd’hui révolue. Pour l’écrasante majorité des acteurs du secteur, la réponse est claire : il faut en finir au plus vite et une fois pour toute avec le régime de « parti unique » qui sévit encore dans le domaine des télécommunications et dont la survie retarde chaque jour un peu plus les chances du Sénégal de profiter au mieux des opportunités offertes par la Société de l’information.

Amadou Top
Président d’OSIRIS


Actualités


Nombreuses interrogations sur le rachat des noms de domaines de la Sonatel

Lors d’un meeting tenu à Thiès le 18 avril 2001, Idrissa Seck, Directeur de cabinet du Président de la république, répondant aux nombreuses interrogations suscitées par les sommes colossales investies par le PDS pendant la campagne électorale pour les élections législatives a déclaré que cet argent provenait de la vente de noms de domaine sur Internet dont ceux de la Sonatel (sonatel.net et sonatel.org). Dans les jours qui suivirent cette déclaration, des indiscrétions firent état du fait que la transaction aurait porté sur un montant de 500 millions de FCFA ce qui amena le Club des Actionnaires de la Sonatel, l’association des petits porteurs, à faire savoir par la voix de son président, l’avocat Me Ibrahima Diawara, qu’elle avait l’intention de porter l’affaire devant la justice au nom de la défense des intérêts de la société. En réaction, la Sonatel publia le 24 avril un communiqué de presse dans lequel elle affirma que la transaction n’avait porté que sur un montant de 15 millions de FCFA et que la somme avait été versée à un groupement d’intérêt économique domicilié à Thiès...qui se trouve être le fief politique d’Idrissa Seck. Malgré les explications données par les uns et par les autres, cette affaire soulève un certain nombre de questions qui restent jusqu’ici sans réponse. Ainsi on peut se demander pourquoi la Sonatel n’a pas engagé de procédure auprès de l’OMPI pour récupérer des noms de domaines dont elle peut être considérée comme la légitime propriétaire, quelles sont les raisons qui ont poussé la Sonatel qui avait toujours refusé de racheter ces noms de domaines à Idrissa Seck lorsqu’il était dans l’opposition a subitement décidé de les racheter lorsque celui-ci est devenu Directeur de cabinet du Président de la république et enfin quel a été le montant réel de la transaction. Toujours est-il que cette nouvelle affaire survenant dans le secteur des télécommunications n’est pas pour rassurée tous ceux qui luttent depuis des années pour la fin du monopole de la Sonatel, l’instauration d’une concurrence saine et loyale dans le secteur et la mise sur pied d’une autorité indépendante de régulation capable de protéger, l’intérêt général dans l’équité et la transparence la plus totale.

Sonatel : http://www.sonatel.sn/
Club Sonatel Action : http://www.sonatelaction.sn/
OMPI : http://www.wipo.org/

Le Plan Oméga consultable en ligne

Le Plan Oméga, initié par Abdoulaye Wade, et dont l’objectif est de procéder à l’évaluation des besoins du continent africain de façon à combler les disparités fondamentales dans les quatre secteurs fondamentaux que sont les infrastructures, l’éducation, la santé et l’agriculture, est désormais consultable en ligne.

Plan Omega : http://www.planomega.com/

L’Université des Mutants à l’heure d’Internet

L’Université des Mutants à l’heure d’Internet qui était plongée dans une certaine léthargie depuis des années semble retrouver l’éclat qui était jadis le sien. C’est ainsi que depuis le début du mois d’avril, elle est connectée à Internet par une boucle locale radio via l’accès dont dispose la société Salta au niveau du campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

L’Onel divorce d’avec Internet

L’Observatoire national des élections (Onel) qui possédait jadis un site web grâce au travail effectué par sa délégation de Washington, n’est plus présent sur Internet. En effet lorsque l’on se rend à l’adresse http://www.onel.org on est désormais sur le site d’une boutique virtuelle intitulée « Welcome to Raleigh Wedding Mall » proposant toute sorte de produits et services en rapport avec le mariage ! Espérons que ce divorce de l’Onel avec Internet n’est que temporaire et que l’Observatoire se dotera de nouveau d’un site institutionnel.

La Sonatel enquête par téléphone

La Sonatel mène depuis quelques temps une enquête par téléphone auprès de ces abonnés afin de connaître leurs usages et attentes en matière de connexion à Internet et notamment évaluer le marché de l’ADSL et des forfaits abonnement + communications illimitées.

Le PDS enfin sur Internet

Après, AJ/PADS, le PS, l’AFP et le PIT, le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) dispose à son tour d’un site web. En le visitant, on y trouve des informations relatives à l’actualité politique sénégalaise, les textes fondamentaux du PDS ainsi que la possibilité d’adhérer au PDS par voie électronique, de participer à un forum de discussion ou de contacter les responsables du PDS à l’extérieur du Sénégal. Il faut noter que, bien que n’étant pas un parti politique légalement reconnu, le Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) dispose également d’un site web.

AFP : http://www.afp-senegal.org/
AJ/PADS : http://www.ajpads.org/
MFDC : http://www.ifrance.com/Casamance/
PDS : http://www.sopionline.com/
PIT : http://www.pit-senegal.com/>BR> PS : http://www.telecomplus.sn/ps

Le Populaire rejoint le club de la presse en ligne

Depuis la mi-avril, le journal Le Populaire a rejoint, Le Soleil, Sud Quotidien et Wal Fadjri dans le club des journaux en ligne.

Le Populaire : http://www.pop.sn/
Le Soleil : http://www.lesoleil.sn/
Sud Quotidien : http://www.sudonline.sn/>BR> Wal Fadjri : http://www.walf.sn/

Nomination du Dg de l’Agence Sénégalaise pour l’Innovation Technologique

Cheikh Oumar Anne, Docteur-Ingénieur en génie chimique, précédemment conseiller technique au Ministère des Mines, de l’Artisanat et de l’industrie, a été nommé Directeur général de l’Agence Sénégalaise pour I’innovation Technologique (ASIT) à l’issue du Conseil des ministres du 12 avril 2001.

La Banque Mondiale parle Wolof

Le site Web du Programme Connaissances Autochtones (CA) pour le Développement de la Banque Mondiale qui offre un point d’accès à différentes sources d’information sur les savoirs locaux est accessible en français, en anglais mais également en Wolof et en Swahili et le sera bientôt en Hausa. Il vise à faciliter le dialogue entre communautés locales, ONG, gouvernements, organismes donateurs, société civile et secteur privé. Le but ultime de ce site est de faciliter l’intégration des connaissances autochtones aux activités des partenaires du développement et d’optimiser les bénéfices de l’aide au développement, particulièrement celle en faveur des pauvres. Au fait comment dit-on « ajustement structurel » en Wolof ?

Banque mondiale : http://www.worldbank.org/
Connaissances autochtones : http://www.worldbank.org/afr/ik/wolof/wdefault.htm

Le Soleil organise une soirée électorale sur Internet

Le quotidien Le Soleil a encore innové en organisant une soirée électorale sur Internet le 29 mars 2001. A cette occasion, les internautes ont pu lire une série d’analyses, mises en ligne à partir de 19h30 et à travers desquelles ont été progressivement dégagées les grandes tendances du scrutin.

Actualités des législatives : http://www.lesoleil.sn/legislatives2001/actualites/index.cfm


Politique


Réponse du Ministre de la Communication et des TI à Sidy Lamine Niasse

Dans un communiqué de presse publié le 12 avril 2001, le Ministre de la Communication et des Technologies de l’Information a répondu en ces termes à Sidy Lamine Niasse, Président du Groupe de presse Wal Fadjri, sur le dossier de l’autorisation d’exploitation de télévisions privées :

« De retour d’une mission à l’extérieur du pays, j’ai pris connaissance des positions exprimées par Monsieur Sidy Lamine Niass, du Groupe Wal Fadjri, à l’occasion d’une conférence de presse tenue le jeudi 29 mars 2001 et relayée par divers médias de la place. Je tiens à ce propos à apporter les précisions suivantes :

1)Le dossier des appels à candidatures pour autorisation d’exploitation de chaînes de télévisions privées au Sénégal continue d’être géré par mon département.

2)L’option du Gouvernement de l’alternance d’autoriser l’exploitation de chaînes de télévisions privées au Sénégal est irréversible, et correspond à des engagements pris par le Président de la République et le Gouvernement en faveur du pluralisme médiatique et du renforcement de la démocratie dans notre pays.

3)A ce jour, aucune autorisation d’exploitation n’a été délivrée à aucun opérateur, et il reste entendu à mes yeux que toute attribution se fera dans la transparence, l’équité et le respect des critères définis.

4)Je tiens donc à rassurer M. Sidy Lamine Niass et tous ceux qui ont pu s’inquiéter du report des délais de dépôt et le dépouillement des offres. Cette décision a été prise dans le souci de tenir compte des difficultés signalées par un certain nombre d’opérateurs en rapport avec les dispositions du cahier des charges, ce en vue de favoriser au mieux la multiplicité de candidatures fiables et viables. Cette mesure nous semblait d’autant plus opportune que le 14 mars, c’est-à-dire la veille de la clôture de l’appel à candidatures, aucun dossier n’avait encore été déposé auprès des services compétents du ministère de la Communication et des Technologies de l’Information. »

Les acteurs du secteur des TIC se penchent sur la stratégie nationale

Dans le cadre du projet d’élaboration d’une stratégie nationale pour le développement des NTIC initiée par le ministère de la Communication et des Technologies de l’Information avec l’appui du Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI), plus de 150 personnes provenant de divers horizons se sont retrouvées le 6 avril 2001 à l’Hôtel Ngor Diarama pour apprécier le document rédigé par un groupe d’experts nationaux dirigé par Amadou Top. Après avoir adopté la vision selon la quelle « Grâce à l’apport des NTIC, le Sénégal deviendra à l’horizon 2005 un pays qui, grace à une appropriation intelligente des NTIC, développera une économie compétitive et orientée vers la solution des problèmes sociaux et culturels de sa population », les participants ont travaillé dans quatre ateliers consacrés aux infrastructures, aux ressources humaines, à l’environnement juridique, réglementaire, fiscal et institutionnel ainsi qu’aux usages et contenus. La contribution apportée par les participants de l’atelier sera prise en compte pour la rédaction du document de stratégie final qui devrait également inclure les principales conclusions tirées de l’étude sur les téléservices réalisée par le cabinet SOFEG et de l’étude sur la grappe NTIC récemment présentée par le GRCC.


Infrastructures et services


La Sonatel se lance dans la terminaison d’appels

La Sonatel, qui par le passé a toujours farouchement combattu les opérateurs qui faisaient de la terminaison d’appels allant même jusqu’à couper brutalement leur lignes téléphoniques, dispose désormais d’une offre commerciale en la matière !!! Dans ce sens, elle a adressée une correspondance à un certain nombre de fournisseurs de services en leur proposant de faire de la terminaison d’appels sous réserve du respect des conditions suivantes :

- Utilisation des circuits téléphoniques du réseau téléphonique commuté ;
- Déclaration par écrit du fournisseur de service relative à l’ensemble de ses équipements et installations ;
- Caution de 25.000.000 FCFA par accès T2 ou groupement de lignes pour le trafic sortant ;
- Tarifs des communications :
- 100 FCFA HT/M pour les appels vers le fixe national (sans modulation horaire)
- 200 FCFA HT/M pour les appels vers le mobile (sans modulation horaire).
- Signature d’un contrat de fournisseur de service de terminaison.

Accord pour l’utilisation du câble de garde à fibres optiques du projet de Manantali

Suite à l’accord signé entre la Sonatel (Sénégal), la Sotelma (Mali) et Mauritel (Mauritanie) d’une part et la Société de Gestion de l’Energie de Manantali (SOGEM) d’autre part pour l’utilisation du Câble de Garde en Fibre Optique (CGFO) du projet Energie de Manatali, le contrat de construction et de maintenance dudit câble a été signé le 3 avril 2001. Une fois opérationnel, le CGFO devrait permettre d’améliorer la connectivité entre les réseaux des trois pays et de prolonger les câbles sous-marins ATLANTIS 2, SAT3/WASC/SAFE et Africa One. D’un coût global de 2,5 milliards de FCFA, le CGFO autorisera le transport de 30.000 communications simultanées ou 48 canaux de télévision.

Sonatel :http://www.sonatel.sn/
Sotelma : http://www.sotelma.ml/>BR> Mauritel : http://www.opt.mr/

Sentel se positionne sur le créneau de la fourniture d’accès Internet à large bande

A travers des encarts publicitaires publiés dans les principaux journaux de la place depuis la mi-avril 2001, Sentel a annoncé son positionnement sur le créneau de la fourniture d’accès Internet à large bande. Le département HelloNET de la firme de téléphonie cellulaire propose désormais, aux entreprises comme aux particuliers, des accès rapides et sécurisés à Internet utilisant la technologie Wireless BroadBand et offrant des débits allant de 64 kbps à 12 mbps. Les prix de lancement de ce nouveau produit semblent particulièrement intéressant puisqu’il en coûterait 240.000 FCFA pour une liaison à 64 kbps, 540.000 FCFA pour une liaison à 256 kbps et 1.215.000 FCFA pour une liaison à 1 mégabits alors que les tarifs de la Sonatel pour ces mêmes types de liaisons sont respectivement de 600.000 FCFA, 1.550.000 FCFA et 3.200.000 FCFA. Cela étant, dans un communiqué en date du 17 avril 2001, la Direction des Etudes, de la Prospective et de la Réglementation du ministère de la Communication et des Technologies de l’Information s’est empressé de dire que "la société SENTEL GSM n’est autorisée ni à installer, ni à exploiter un réseau de boucle locale radio". A l’heure actuelle la Sonatel est le seul opérateur à posséder un point d’accès sur Internet et à être autorisé à commercialiser des liaisons Internet ce qui explique à la fois la cherté des coûts et la faible qualité du service fournis.

Sentel : http://www.everyday.sn/

Les 10.000 télécentres du Sénégal génèrent annuellement 30 milliards de FCFA

A l’occasion de la deuxième édition du séminaire sur ’’L’avenir des médias’’, organisé par le centre culturel allemand de Dakar, Bassirou Cissé, Président du Syndicat national des gérants des télécentres du Sénégal a révélé que les 10.000 télécentres que compte le pays génèrent annuellement 30 milliards de FCFA. Lancés en 1993, les télécentres totalisent environ 13.000 lignes téléphoniques dont l’exploitation rapporte en moyenne à leurs gérants entre 15.000 et 20.000 FCFA par mois.


Projets


Kaolack, ville numérique

Jean Jos, Directeur général de l’Ecole des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (ENTIC), a récemment annoncé à Kaolack que son institution, associée à l’ISEG et à des investisseurs étrangers allait exécuter un programme intitulé Oxygène composé de volets le plan Macnet et le plan Millénium. Le département Macnet supervisera l’implantation nationale de l’outil pédagogique avec un grand centre de formation par capitale régionale alors que le département Millénium se chargera de superviser l’intégration de l’univers informatique au sein des structures gouvernementales. La ville de Kaolack devrait être le premier bénéficiaire de ce programme avec le projet Kaolack Ville Internet (Kavinet) D’un coût de 2 milliards et demi de FCFA, Kavinet a pour ambition de doter la ville de Kaolack d’un campus numérique dont l’effectif de la première promotion devrait être de 400 étudiants.

Le ministère de l’éducation nationale travaille à la mise en ligne de contenus pédagogiques

Les techniciens du Bureau pour les Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Éducation et l’Enseignement Scientifique du ministère de l’Education nationale travaillent actuellement au développement d’un portail éducatif rassemblant toute une série de contenus pédagogiques. Cet outil qui permettra notamment de guider les élèves et les enseignants vers des ressources pédagogiques accessibles sur Internet est le bienvenue compte tenu de la multiplication des expériences visant à introduire les TIC dans le système éducatif tel le projet World Links for Development (WorLD) ou encore le projet Espaces Cyber-Jeunes du GEEP qui lui s’appuie sur les TIC pour donner une autre dimension à l’Education à la Vie Familiale (EVF).

WorLD/Sénégal : http://www.worldbank.org/worldlinks/english/html/senegal.htm
Espaces Cyber-jeunes : http://www.refer.sn/geep
Ministère de l’éducation nationale : http://www.gouv.sn/men/site/Home.htm

Les TIC au service de la modernisation du ministère de l’Economie et des Finances

Dans le cadre de l’indispensable rénovation de l’administration sénégalaise, le ministère de l’Economie et des Financesenvisage de créer un intranet s’appuyant sur un réseau IP qui devrait comprendre, dans un premier temps, sept sites pilotes de manière à disposer d’un système d’information fiscal moderne. Le site de Yoff, où se situe un des postes de douanes les plus importants du pays, sera opérationnel dès le mois de juin 2001. Par la suite, la Direction Générale des Impôts et Domaines (DGID), la Direction du Traitement Automatisé de l’Information (DTAI) et les postes de douanes de Rosso (frontière sénégalo-mauritanienne), Keur Ayib et Karang (frontière sénégalo-gambienne) devraient également être reliés à ce système. Ce projet vise notamment à moderniser et fiabiliser le système Gaïndé qui n’a guère évolué, tant sur les plans matériel et logiciel, depuis qu’il a été mis en service il y a de cela une dizaine d’années.

Ministère de l’Economie et des Finances : http://www.finances.gouv.sn/

Un nouveau projet de télémédecine pour le Sénégal

Lors de son récent séjour au Sénégal, la Force d’intervention sanitaire et satellitaire autoportée (FISSA), une organisation humanitaire française, a présenté un important programme de santé,s’appuyant sur la télémédecine, d’un coût d’environ 4 milliards de FCFA. L’idée centrale, est d’aider le Sénégal à résoudre un certains nombre de problèmes de santé, en donnant l’accessibilité des soins à tous, grâce à un équipement mobile permettant de procéder au diagnostic, de prodiguer des soins et de dispenser un enseignement jusque dans les zones les plus reculées du pays. Il existait déjà deux projets dans le domaine de la télémédecine, le premier, financé par l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), la Sonatel et le Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI), visant à connecter les hôpitaux de Dakar, Diourbel et Saint-Louis et le second, financé par le gouvernement sénégalais, visant quant à lui à étendre le premier projet aux régions de Tambacounda et de Ziguinchor.

Le projet Joko se met en place

Joko, le projet lancé par le chanteur Youssou Ndour le 23 octobre 2000, avec l’appui de la firme Hewlet Packard (HP) dans le cadre de son initiative World E-Inclusion, est en train de se mettre progressivement en place. Dans un premier temps, le quartier de la Médina (dont est originaire Youssou Ndour) et le village de Ngoundiane ont été choisis comme sites expérimentaux pour l’implantation de « Clubs Joko ». Ces deux clubs sont actuellement en train de développer des plans d’affaires qui pourront ensuite servir de modèles pour les quelques 300 clubs que le projet ambitionne de monter. A termes les clubs Joko devront être des espaces offrant divers services utilisant les technologies de l’information et de la communication (micro-édition, téléphone, télécopie, accès à Internet, etc.) et générant des revenus pour des communautés données. L’objectif principal de ce projet est de lutter concrètement contre la fracture numérique, la pauvreté et le sous-emploi par le biais d’Internet.

Joko la communauté web du Sénégal : http://jokoclub.org/

SPIP TIC et insertion socio-professionnelle des personnes handicapées

Dans le cadre du programme Acacia, le Centre de recherches pour le développement international-Canada (CRDI) vient d’accepter de financer un projet pilote intitulé : Technologies de l’information et de la communication et insertion socio-professionnelle des personnes handicapées. Le projet d’une durée de 24 mois sera exécuté par FORUT Sénégal, une ONG spécialisée dans la formation des jeunes aux métiers de l’audiovisuel et des NTIC, en partenariat avec quatre associations de personnes handicapées :

- L’Association Nationale des Handicapés Moteurs du Sénégal (ANHMS) ;

- Handicaps, Formation, Education, Culture (HFEC) ;

- Appui aux Handicapés Visuels (AHAVIS )

- l’Association Nationale des Sourds du Sénégal (ANASSEN).

Le financement de ce projet a été obtenu avec l’appui du Ministère de la Famille et de la Solidarité Nationale et il devrait permettre de mieux cerner les paramètres associés à la promotion du télé-travail en faveur des personnes handicapées. Les principales activités du projet porteront sur :

- L’identification des potentialités et compétences des personnes handicapées.

- La formation dans les domaines des NTIC (Informatique, Infographie, PAO, Gestion etc.)

- La création d’un site portail sur l’emploi des personnes handicapées.

- L’étude sur la législation et l’emploi des personnes handicapées au Sénégal.

- Le plaidoyer pour l’insertion socio-professionnelle des personnes handicapées.

- L’expérimentation d’un espace de télé-travail adapté à différents types de handicaps.

CVH : http://www1.telecomplus.sn/cvh
FORUT Sénégal : http://www.telecom-plus.sn/forut/


Rendez-vous


IVème Cours international d’épidémiologie et d’informatique appliquées en Afrique

Le IVème Cours international d’épidémiologie et d’informatique appliquées en Afrique, se tiendra à Dakar (Sénégal) du 7 mai au 1er juin 2001. Organisé par l’Association pour l’Aide à la Médecine Préventive (AMP) et par l’Institut pour le Développement de l’Epidémiologie Appliquée (IDEA), en partenariat avec la Fondation Marcel Mérieux, l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD),l’Institut Pasteur de Dakar et l’Institut National d’Hygiène Publique, il sera centré sur les principales préoccupations de santé publique avec pour objectifs de renforcer les capacités africaines en matièredesurveillance, d’investigation,de contrôle et de prévention des maladies infectieuses et épidémiques et de développer un réseau francophone d’épidémiologie de terrain exerçant en Afrique. Il s’adresse en priorité aux professionnels de la santé publique, aux médecins, vétérinaires, pharmaciens, ingénieurs sanitaires, dont l’activité est orientée vers la pratique de l’épidémiologie.

SPIP INET 2001 se tiendra à Stockholm du 5 au 8 juin 2001

INET 2001, 11ème conférence annuelle d’Internet society (ISOC) se tiendra à Stockholm (Suède) du 5 au 8 juin 2001. Les principales questions abordées à cette occasion seront : la technologie, la gouvernance, la législation et la régulation et l’usage d’Internet.

INET 2001 : http://www.isoc.org/inet2001/
Contact : inet2001@isoc.org

Formations aux logiciels libres

Dans le courant du mois de juin 2001, le Campus numérique francophone de Dakar (CFND) organisera deux sessions de formation aux logiciels libres. La première session qui se déroulera du 11 au 15 juin 2001, consistera en une "Introduction au système Linux" qui couvrira les aspects du fonctionnement, de l’installation et du suivi d’un système basé sur Linux. Cette formation s’adresse aux informaticiens désireux de migrer en douceur vers ce nouveau système. La seconde session aura lieu du 25 au 29 juin 2001 et sera consacrée à l’"Administration réseau sous Linux". Au programme : étude des possibilités des logiciels libres et notamment du noyau Linux en ce qui concerne TCP/IP (adressage, routage, nommage, messagerie). Cette formation s’adresse à des personnes connaissant déjà Linux et voulant apprendre à ce servir de ce système pour construire et interconnecter des réseaux IP. Le coût de chaque session de formation est de 350.000 FCFA par personne et chaque session pourra accueillir un maximum 14 personnes. Le programme complet et le dossier de candidature peuvent être consultés à l’adresse http://www.refer.sn/formations-linux/et des renseignements complémentaires peuvent être obtenus en envoyant un message à l’adresse suivante formations-linux@refer.sn.

CNFD : http://www.refer.sn/

Lancement du Prix Hafkin

Le « Prix Hafkin », destiné à récompenser les initiatives africaines originales en matière d’utilisation des Technologies de l’Information et la Communication (TIC) dans un objectif de développement, organisé par l’Association pour le Progrès des Communications (APC) et le Programme Afrique d’APC portera cette année sur le thème : « Initiatives de Femmes Meneuses, Femmes Informées, Femmes Inspirées ». Le Prix Hafkin a été institué en l’honneur de Nancy Hafkin qui, fait depuis plus de vingt ans, la promotion des activités de communication et des réseaux électroniques en Afrique.

Prix Hafkin : http://www.apc.org/francais/hafkin/index.htm
Alliance for Progressive Communication : http://www.apc.org/


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Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 25 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 8 592 990 abonnés Internet

  • 8 304 319 abonnés 2G+3G (96,6%)
  • 166 539 clés Internet (1,9%)
  • 103 706 bonnés ADSL (1,2%)
  • 18 426 abonnés bas débit (0,2%)

- Taux de pénétration des services Internet : 57,59%

(ARTP, 31 mars 2017)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 288 652 abonnés
- 1 156 lignes publiques
- Taux de pénétration : 1,95%

(ARTP, 31 mars 2017)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 281 488 abonnés
- Taux de pénétration : 103, 25%

(ARTP, 31 mars 2017)

FACEBOOK

- 2 300 000 utilisateurs

(Internet World Stats, 30 juin 2016)