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Après les primes faramineuses de Daniel Goumalo et compagnie : Bamboula continue à l’ARTP

lundi 15 mars 2010

L’affaire du pactole de près de deux milliards distribués aux agents de l’Artp ne s’est pas encore estompée qu’une autre affaire de gros sous vient secouer l’Artp. Et pour cause, pas moins de 500 millions de francs ont été mobilisés à travers des contrats signés entre janvier et février 2010, par cette agence publique. Ce, pour sponsoriser la lutte et le foot au Sénégal. Qu’est ce qui peut bien se cacher derrière cette opération ?

L’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) est encore au-devant de la scène. Et toujours à cause de fortes sommes d’argent décaissées dans des conditions nébuleuses. Et si Daniel Goumalo Seck, l’ex-directeur général, est aujourd’hui en prison pour s’être partagé des primes jugées indues, avec ses collaborateurs, le nouveau Directeur général a, pour sa part, effectué des dépenses colossales. Dont certains de ses proches collaborateurs et autres observateurs de la « désormais » scène économique ne comprennent pas les motivations. Surtout au moment où l’Etat du Sénégal a des problèmes d’argent dans certains secteurs d’activité. M. Ndongo Diao a en effet signé des contrats de sponsoring qui s’élèvent à demi-milliard demi milliard de nos francs, dans le but, dit-on, de « donner plus de visibilité à l’agence ».

De façon plus concrète, entre janvier et février 2010, il faut en effet savoir que l’Artp a signé des contrats avec des promoteurs, une agence marketing et des chaînes de télévision à hauteur 540 millions FCfa. L’agence a signé ces contrats avec les grands promoteurs de lutte de la place : Luc Nicolaï et Gaston Mbengue. Massata Diack qui est depuis quelque temps dans la lutte a aussi reçu sa part du magot, sans oublier la Rts et la 2Stv. Décliné en termes d’enveloppes, ça donne. 130 millions pour Gaston, 60 millions pour Luc Nicolaï, 260 pour 2STV dont 70 déjà décaissés, 20 million pour la Rdv, 70 millions pour Pamodzi dont 25 déjà libérés. Mais des sources proches de cette affaire ne manquent pas d’écarquiller les yeux. Car, la grande question que l’on se pose est de savoir comment un établissement public doté, certes doté d’une autonomie financière et placé sous l’autorité du président de la République, qui n’est pas dans un milieu concurrentiel, peut se permettre ses dépenses de sponsoring, pour avoir de la visibilité dans son travail ? L’argument de la visibilité ne devrait-il être synonyme de la qualité du contrôle exercé sur les opérateurs privés, tels que la Sonatel, Expresso et Tigo ? Quel effet peut attendre l’Artp du port de tee-shirts estampillés au logo de la boîte, dans les arènes de lutte ? La cible est-elle la plus indiquée, si tant est que le travail de l’Artp est plutôt technique ? Autant de question que ne manquent pas de se poser des observateurs avertis.

Ndongo Diao s’explique

Joint au téléphone, le Directeur général de l’Artp dédramatise. Il tient à préciser que ces chiffres faramineux constituent des contrats sur une année. Mieux, pour le contrat avec Pamodzi, c’est sur deux années. Alors que celui qui a été signé avec la 2Stv devrait s’étaler sur un an, même s’il n’a pas encore été confirmé. Autre précision, le Dg signale que ce n’est pas lui qui a négocié ces contrats. Il n’aurait fait que signer. C’est M. Ly, chargé des relations publiques qui aurait conclu ces contrats avec les promoteurs. Pour ce qui est de l’origine de ces fonds, M. Diao laisse entendre qu’il provient de l’excédent budgétaire. Et c’est précisément le tiers de ces fonds... excédentaires... qui sont justement utilisés dans le volet promotion de l’agence.

Même si l’agence n’est pas dans un secteur concurrentiel, il déroule des stratégies de communication, « comme la Lonase », lâche le Dg. Et dans cette stratégie de communication, ils ont pour objectif principal, de donner plus de visibilité à l’agence, mais aussi redorer son blason. Et le sport en général, et la lutte en particulier, constitue des canaux importants de communication. C’est pourquoi, il aurait investi ces secteurs en y injectant autant de millions. Et pour quelqu’un qui a été le directeur de la stratégie, du marketing et des affaires sociales de la Rts, il soutient connaître l’intérêt du sponsoring en général et de la publicité en particulier. C’est pourquoi, explique-t-il, il compte débourser encore plus pour mieux faire connaître l’Artp, par le canal de la presse privée. Et pour finir, M. Diao soutient qu’il est venu assainir le milieu dans lequel il évolue.

Gaston Mbengue dédramatise

Pour le promoteur Gaston Mbengue, il n y a vraiment pas de quoi fouetter un chat. Mieux, son contrat avec l’Artp ne constitue pas une somme importante. Simplement parce qu’il leur aurait fait un forfait. Cependant, il refuse de confirmer le montant exact de la somme, non sans laisser entendre qu’avec ce contrat, il perçoit 10 millions de FCfa par combat. Alors que certaines entreprises ont des contrats de 50, 100 ou 200 millions, ajoute-t-il. En droite ligne du Dg de l’Artp, il estime que, pour avoir occupé certains postes de responsabilité, ce dernier sait bien ce que rapporte le sponsoring, en termes de retombées. Mais, ajoute-t-il, les Sénégalais ne doivent pas chercher la petite bête dans ces transactions. Car pour les promoteurs, c’est une aubaine, et sans le sponsoring, le sport ne peut pas se développer. Et c’est ce même sponsoring qui paye les entreprises de presse qui reçoivent de la publicité. Pour dire que c’est du win-win. Tout un programme...

Latyr Mané

(Source : L’Observateur, 15 mars 2010)

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