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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2011 > Octobre > Appels entrants : Les vraies raisons de la rebuffade de la Sonatel

Appels entrants : Les vraies raisons de la rebuffade de la Sonatel

mardi 11 octobre 2011

Appels internationaux entrants

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, Momar Ndao n’a pas créé l’ASCOSEN. Il y a adhéré, le 4 décembre 1989. Donc, un mois après sa création. Successivement, il a eu à occuper les fonctions de Président de la commission des transports et de la logistique, ensuite de Secrétaire général, jusqu’en 1994. Année pendant laquelle il a été élu, pour la première fois, Président. La dernière réélection de Momar Ndao date du congrès du 3 novembre 2008. Il avait été rélu pour 5 ans. Certainement que c’était dû au niveau élevé de son engagement dans l’ASCOSEN. D’ailleurs, cela lui a valu la perte d’un de ses enfants. La perte d’un emploi de Directeur de réseau commercial. De même que son électrocution, et son arrestation en 2008. Sans risque de se tromper, on peut relever que c’est grâce à son engagement sans faille au service des consommateurs, que cette confiance a été renouvelée. En sa qualité de membre du conseil d’administration de la Sonatel, Momar Ndao ne saurait manquer d’informations fiables sur la dite société. Pour vous, bitimrew a été à la bonne source afin d’éclairer la lanterne des citoyens sénégalais...

Selon Momar Ndao, les opérateurs de télécommunication se font des milliards de francs sur le dos des Africains. Se voulant plus explicite, il comparera à une petite goutte d’eau les 600 milliards de francs de chiffres d’affaires, et les 185 milliards de bénéfices après impôts de la SONATEL. A l’en croire, les marges des opérateurs de télécoms, en tant que « carriers », vont entre 300 % et 1100 % selon les opérateurs. Ce qui a poussé M. Ndao a avancé, qu’en tant que patriote, le Président Wade, a décidé de prélever sur ces recettes pour financer le développement de son pays. En guise de preuves, Momar Ndao n’a pas manqué de déclarer des pays versant dans une telle pratique tels que ; la France, l’Espagne. Au passage, M. Ndao a fait remarquer que ces deux pays gagnent entre 330 millions et 400 millions d’euros avec çà. M. Ndao a encore révélé que des pays africains comme la Guinée, le Ghana, la Rd Congo ont adopté le même système de taxation des appels entrants. Pour M. Ndao, il se trouve que certains opérateurs, parmi lesquels la Sonatel, ont refusé de diminuer leurs marges, et continuent de répercuter la hausse à l’étranger. Selon lui, c’est ce qui fait qu’aujourd’hui, cette taxation est payée donc par : les pays qui appellent leur ambassade au Sénégal. Les organisations internationales et les entreprises multinationales qui appellent leurs représentations locales. Les hommes et femmes d’affaires et riches sénégalais, en voyage à l’étranger, qui appellent au pays. Les modou-modou qui appellent leurs familles restées au Sénégal. Or, pour M. Momar Ndao, toutes ces personnes sont beaucoup plus nanties que les « goorgoorlus » sénégalais qui passent leur temps à « biper ». Ou à faire du « rappelez-moi ». Quand ce n’est pas du « lebbal ma crédit ». Voilà, a-t-il dit, pourquoi en sa qualité de Président de l’ASCOSEN, il a préféré protéger d’abord les plus pauvres avant de penser aux plus riches. Selon M. Ndao, il est plus logique de taxer les étrangers, les plus riches. Plutôt, dit-il, que de taxer les sénégalais si fatigués. M. Ndao ira plus loin en révélant que la surtaxe n’est pas payée par la Sonatel. Or, tient-il à faire remarquer, cette société est entrain de tympaniser les citoyens sénégalais avec des syndicats à sa solde. Pour M. Ndao, afin de savoir la part exacte qui lui revient, l’Etat a décidé de poser des compteurs pour déterminer, de manière précise, le nombre de minutes de téléphone vendues par les opérateurs tels que Sonatel. A l’en croire, la dite société ne pas en veut entendre parler. C’est pourquoi, dit encore M. Ndao, elle ameute ses syndicats et ses valets circonstanciels, pour tenter de diaboliser le contrôle des appels entrants en arguant que l’entreprise risque de couler. Ce qui, à l’en croire, est totalement faux. D’ailleurs, sur ce point, M. Ndao a tenu à faire relever, qu’aucun opérateur n’a fermé boutique dans tous les pays où ce type de contrôle des appels, et la surtaxe, ont été appliqués. Poussant plus loin ses argumentaires, M. Ndao a encore déclaré, que la Sonatel a vu sa balance des appels passer de 117 milliards en 2009 à plus de 125 milliards en 2010. M. Ndao a aussi avancé, que même en Guinée où, Orange Guinée, qui fait partie du groupe Sonatel, a vu ses appels entrants augmenter de plus de 51%. Ce, dira-t-il encore, malgré l’application de la surtaxe, et du contrôle. Concluant, M. Ndao a aussi fait remarquer, que le contrôle des appels entrants concerne tous les opérateurs. A l’en croire, c’est curieux, que Sonatel soit la seule à ruer dans les brancards. Or, dira-t-il encore, Tigo et Expresso acceptent de collaborer. Pour le président de l’Ascosen et Conseiller technique du président Wade, il faut bien s’interroger pourquoi la Sonatel refuse si obstinément d’être contrôlée ? Selon lui, donc, la dite société tente de cacher quelque chose ? Pour M. Ndao, la seule et véritable question tourne autour de ça.

(Source : Bitimrew, 11 octobre 2011)

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