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Appel de Saly pour la mise en place d’un Forum africain sur l’IGF

samedi 15 juillet 2006

Du 13 au 15 juillet 2006, des acteurs et professionnels des médias et des TIC (régulateurs, secteur privé, société civile, institutions publiques et régionales, etc.) se sont réunis à Saly, au Sénégal, pour débattre des politiques des TIC et de la participation africaine dans la gouvernance de l’Internet. L’atelier a été organisé par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO - Projet CIPACO), en collaboration avec AfrISPA (Association des associations des Prestataires de service Internet Africains) et ACSIS (Société civile africaine pour la société de l’information). Il a bénéficié de l’appui du Programme CATIA de DFID, avec la contribution de l’APC (Association for Progressive Communications). Le thème de l’atelier était « GOUVERNANCE TIC ET STRATEGIES POST-SMSI EN AFRIQUE DE L’OUEST ET DU CENTRE ». C’est la première rencontre convoquée en Afrique occidentale et centrale pour préparer les acteurs africains en vue de leur participation au Forum sur la Gouvernance de l’Internet (FGI).

Le but de l’atelier consistait à évaluer l’engagement dans les politiques en matière de TIC en Afrique occidentale et centrale et à contribuer à la préparation des acteurs en vue de la tenue du forum international sur la gouvernance de l’Internet.

Les discussions ont été centrées sur diverses questions et recommandations pertinentes, dont les principales sont présentées ci-après :

1. L’importance du renforcement d’une approche collaborative multiactrice dans les initiatives liées aux TIC ;

2. Le besoin de renforcer les organisations africaines actives autour de l’internet comme l’AfNOG (African Network Operators Group), l’AfTLD (Africa Top Level Domain Organisation), l’AfrISPA (Association of African Internet Service Providers Associations), la société civile les organisations régionales des secteurs privé et public, etc. ; Soutenir l’ AfriNIC (African Network Information Center) et l’encourager pour ses réalisations ;

3. Donner une visibilité aux initiatives des organisations intergouvernementales régionales comme l’ARTAO, la CEDEAO, l’UEMOA, l’UA, etc. ; la CEA ; il est nécessaire que ces organisations établissent avec les acteurs une collaboration plus visible ;

4. La nécessité de promouvoir l’implication du secteur privé local africain du secteur des TIC dans le développement des infrastructures et des contenus africains ;

5. L’importance de la régulation et du renforcement des capacités des régulateurs, surtout en matière de régulation des infrastructures régionales et de la convergence des technologies ;

6. L’importance des consultations et des contributions publiques sur la gestion des infrastructures et ressources publiques (par exemple SAT3, RASCOM, etc.) et la nécessité de consultations ouvertes sur le sujet ;

7. La nécessité d’encourager l’utilisation du modèle de l’accès ouvert en matière de gestion des infrastructures d’intérêt public ;

8. Les télécommunications doivent être considérées comme un bien public ;

9. Faciliter la sensibilisation et les consultations sur l’importance des TIC par tous les acteurs (gouvernement, la société civile, le pouvoir législatif, le secteur privé, etc.)

10. Imaginer des mécanismes de financement pouvant soutenir la mise en œuvre des initiatives liées aux TIC, en analysant et en influençant les cadres régionaux, continentaux et internationaux de partenariat au niveau mondial, comme PICTA (Partenariat pour les TIC en Afrique) et autres réseaux de bailleurs de fonds ;

11. La nécessité de former les médias et décideurs politiques à la dynamique de l’évolution de l’industrie des TIC

12. La participation africaine au processus du SMSI a été positive, malgré le changement constant des délégués gouvernementaux et autres contraintes qui se sont avérées être de véritables obstacles ; les participants félicitent les gouvernements africains pour leur participation au SMSI ;

13. Féliciter l’ACSIS pour ses activités liées au Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI) et renforcer les activités du réseau ;

14. La nécessité d’un renforcement des capacités au niveau technique en matière de gouvernance de l’Internet, au bénéfice de tous les acteurs (secteurs privé, public, société civile) ;

15. Soutenir les membres africains du comité conseil des Nations Unies sur le Forum sur la Gouvernance de l’Internet ;

16. Les questions de gouvernance de l’Internet pour l’Afrique relèvent dans une grande mesure de considérations locales, et il convient de les résoudre d’abord au niveau local ;

17. La nécessité d’encourager les acteurs africains à apporter leurs contributions au processus du Forum sur la Gouvernance de l’Internet ;

18. Encourager le Projet CIPACO de l’IPAO dont la pertinence en Afrique de l’Ouest et du Centre est reconnue.

Les participants font à nouveau le plaidoyer pour un accès universel aux TIC en vue du développement en Afrique.

Liste des institutions présentes :

ACSIS
AFNOG
AFRINIC
AFRISPA
AG3L (GABON)
ALTERNATIVES-DRC
ARTAC (AFRIQUE CENTRALE)
ARTP (SENEGAL)
ASAFE (CAMEROUN)
BOKK JANG (SENEGAL)
CEDEAO
DEVNET (NIGERIA)
GROUPE AFRICONCEPT
IICD
IMC/SIERRA LEONE
INIIT (GHANA)
IT EDGES NEWS (NIGERIA)
MINISTÈRE TIC/MALI
MINISTÈRE TIC/SENEGAL
NEXT
NIC.CI (IVORY COAST)
NITDA (NIGERIA)
OPTIC (SENEGAL)
OSIWA
PINET (NIGERIA)
IPAO (AFRIQUE DE L’OUEST)
PNUD/SURF
PURA (GAMBIA)
RIA
UNIQUE SOLUTIONS (GAMBIE)
UNIVERSITE DE YAOUNDÉ
YAM PUKRI (BURKINA FASO)

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