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Antoine Ngom, Président de l’Optic : « Nous demandons plus d’espace dans tout ce qui est marché public »

mercredi 24 novembre 2010

Les entreprises locales évoluant dans le secteur de Technologies de l’information et de la communication (Tic) ne veulent plus être des faire-valoir ou jouer les bouches trou légalisant les avis d’appel d’offre devant déboucher à l’attribution des marchés publics. Elles ne doutent aucunement de leur capacité à exécuter tout type de marché attribué dans leur domaine.

L’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication (Optic) qui regroupe une cinquantaine d’entreprises réclame plus de part dans la commande publique. Elle l’a fait savoir hier, mardi 23 novembre au siège du Conseil national du patronat (Cnp), lors de la restitution du rapport diagnostic et la validation de son plan d’action. Ne doutant aucunement de la capacité des entreprises locale évoluant dans le secteur des Tic, Antoine Ngom, président de l’Optic affirme : « Ce que nous demandons, c’est qu’on nous donne plus d’espace parce qu’on a les capacités pour faire plus. Nous demandons plus d’espace dans tout ce qui est marché public. Nous demandons plus de partenariat public-privé dans les projets d’envergure ».

Sur cette lancée, il faut rappeler que pas mal de projets publics réalisés dans le secteur des Tic ont été attribués à des entreprises étrangères dont les dernières sont celles chinoises. Un constat qui ne semble pas trop agréé les entreprises locales des Tic. Pour ainsi inverser cette tendance, l’Optic a fait part de son souhait de renforcer son partenariat avec le public et les partenaires au développement pour permettre à la Pme sénégalaise d’accéder davantage à la commande publique.

En dehors de l’accès aux marchés publics, le président d’Optic a énuméré d’autres difficultés qui frappent les Pme des Tic dont l’accès aux financements. « Notre secteur est essentiellement immatériel et les financements classiques ne sont pas toujours adaptés aux attentes de nos entreprise ». Dans ce même ordre d’idée, M. Ngom a également citer les capacités d’innovations et de recherche des Pme des Tic qui, à son avis, « devraient être appuyées parce qu’on ne peut pas développer notre secteur localement sans pour autant procéder à des innovations ». Face à cette kyrielle de problèmes, cette organisation a déroulé hier, mardi 23 novembre, son plan d’action 2010-2011. Une vision qui est partie d’un diagnostic sans complaisance sur le fonctionnement de l’organisation. Antoine Ngom informe qu’à travers ce plan d’action, « on veut qu’Optic serve de catalyseur pour l’ensemble des Pme du secteur en partenariat avec tous les acteurs, partenaires publics et partenaires au développement afin de nous permettre de palier à ces faiblesses qui handicapent le développement des Pme des Tic ».

A son avis, « tous nos partenaires du secteur public et au développement avec qui nous discutons de notre plan d’action sont convaincus que l’économie numérique est un levier pour le développement économique au Sénégal ». Devant de cet état de fait, poursuit-il, « il est normal que notre organisation mette un plan d’action approprié pour pouvoir en faire une réalité. D’où l’intérêt du rapport diagnostic qui a été restitué et qui montre les points forts et les points faibles de l’organisation ». Le président d’Optic a fait remarquer que le secteur des TIC au Sénégal, en dehors des opérateurs, est constitué essentiellement de Pme. « C’est pour cela que nous pensons qu’Optic doit avoir une vraie force d’intervention pour porter le dialogue dans le débat public-privé dans ce domaine ».

Le directeur des Pme, Ibrahima Diouf, pense que l’Etat accorte une importance capitale au secteur des TIC. Sur ce plan, il indique le fait que la Stratégie de croissance accélérée (Sca) ait retenu les Tic comme grappe de convergence pour contribuer à doper de développement économie. A cela, il a ajouté la Lettre de politique sectorielle des Pme-Pmi et le plan d’action avec le programme croissance-Pme qui traitent des préoccupations soulevées par les professionnels des Tic. Selon lui, « le secteur des Tic occupe une part prépondérante avec une contribution à hauteur de 10% au Pib. C’est un secteur qui est caractérisé par une grande évolution et par la forte présence des Pme. Un appui conséquent de ce secteur mérite d’être apporté en terme d’accès des Pme des Tic à la commande publique et accès aux financements de leur développement ». Il fait remarquer que « la loi d’orientation des Pme a clairement indiqué qu’il sera accordé une large part du marché public aux Pme ». Maintenant, a-t-il poursuivi, « il s’agit avec les professionnels des secteurs comme les Tic d’être autour d’une table avec les autorités compétentes pour aborder la question et voir quel type de marchés alloués aux Pme-Pmi ».

(Source : Sud Quotidien, 24 novembre 2010)

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