twitter facebook rss
Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Aller au delà de l’espace numérique parlementaire

lundi 31 mars 2003

Avec la récente inauguration de l’espace numérique parlementaire de l’Assemblée nationale, un pas significatif a été franchi dans le sens de l’amélioration des conditions d’exercice du mandat de député au Sénégal. Grâce à cet outil, les parlementaires ont désormais la possibilité d’accéder à nombreuses sources d’information ce qui devrait leur permettre de s’informer plus facilement sur les questions qui sont soumises à leur appréciation et d’être mieux armés pour contrôler l’action du gouvernement. De plus, dans le cadre du processus d’intégration africaine, notamment au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ce dispositif devrait faciliter les échanges entre les députés sénégalais et leurs homologues de la sous-région. Cela étant, il ne faudrait pas que ce projet se limite à faire de nos députés de simples utilisateurs d’Internet. En effet, compte tenu des nombreuses questions soulevées par l’utilisation croissante des technologies de l’information et de la communication, il est indispensable que les députés soient non seulement capables d’utiliser ces instruments mais aussi et surtout qu’ils soient informés des enjeux liées au développement de la Société de l’information de manière à pouvoir modifier, en connaissance de cause, l’environnement légal et réglementaire. Reconnaissance de la signature électronique, utilisation des moyens de cryptographie, délimitation des responsabilités respectives des propriétaires de sites Web, des hébergeurs et des opérateurs de télécommunications, sont ainsi autant de questions qui interpelleront tôt ou tard nos députés et sur lesquelles ils doivent être en mesure de se prononcer. Au delà de l’accès à Internet, il faut donc capaciter les députés sur ces problématiques nouvelles d’une part en mettant à leur disposition des assistants parlementaires spécialisés et d’autre part en organisant à leur intention des activités formatrices (séminaires, auditions d’experts par l’Assemblée nationale, visites sur le terrain, etc.). Enfin, il faudrait saisir cette occasion pour mettre les technologies de l’information et de la communication au service d’une démocratie participative dans laquelle le citoyen doit non seulement pouvoir s’informer le plus largement possible sur l’activité parlementaire mais également être en mesure de donner directement son point de vue sur toute sorte de questions, d’interpeller le parlement et d’interragir avec lui grâce notamment à des dispositifs de communication électronique interactifs.

Amadou Top _Président d’OSIRIS

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 25 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 8 701 175 abonnés Internet

  • 8 473 462 abonnés 2G+3G (97,4%)
  • 182 023 clés Internet (1,3%)
  • 98 353 abonnés ADSL (1,1%)
  • 18 428 abonnés bas débit (0,2%)

- 635 liaisons louées
- Taux de pénétration des services Internet : 58,79%

(ARTP, 31 décembre 2016)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 5324 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 17 juin 2016)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 285 933 abonnés
- 1 156 lignes publiques
- Taux de pénétration : 1,93%

(ARTP, 31 décembre 2016)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 186 485 abonnés
- Taux de pénétration : 102, 61%

(ARTP, 31 décembre 2016)

FACEBOOK

- 2 300 000 utilisateurs

(Internet World Stats, 30 juin 2016)