OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2003 > Janvier > Aide-toi, le Réseau t’aidera

Aide-toi, le Réseau t’aidera

mercredi 15 janvier 2003

Télécentres/Cybercentres

Produit de luxe, l’Internet ? Au Sénégal, l’ONG panafricaine Enda connecte les quartiers défavorisés de Dakar pour soutenir les initiatives de leurs habitants et dynamiser l’économie informelle. Rencontre avec Rabiah Abdelkrim Chikh, responsable du programme Enda Ecopole.

Pourquoi avoir choisi d’installer des cybercentres dans les quartiers pauvres de Dakar ?

Rabiah Abdelkrim Chikh : Au Sénégal, comme dans toute l’Afrique de l’Ouest, l’économie informelle représente 80% des emplois, notamment dans la périphérie des grandes villes. C’est le secteur le plus dynamique, le seul qui crée des emplois. Nous avons fait le pari de soutenir la débrouillardise des habitants en leur donnant les moyens de pérenniser et développer leurs activités, notamment grâce à l’Internet. Nous avons ciblé huit secteurs, notamment la santé, l’artisanat, le commerce, le sport, la culture... L’idée était de couvrir à peu près l’éventail de l’économie populaire, en nous appuyant sur l’existant, les associations de femmes, les coopératives, les artisans, les médecins traditionnels. En 1998, nous avons installé huit cybercentres communautaires - ou « cyberpop » - dans les quartiers pauvres de Dakar et de la grande périphérie, jusqu’à Yeumbeul, Thiès ou Rufisque.

Que font les habitants avec cet outil ?

Rabiah Abdelkrim Chikh : Ce ne sont pas de grands surfeurs, sauf les jeunes ! Nous, on apporte une thématique : l’hygiène, l’alphabétisation, la pêche, l’artisanat. Ensuite, les habitants laissent libre cours à leur créativité. Certains souhaitent mettre en réseau leurs compétences. C’est le cas des médecins traditionnels de Yeumbeul, qui créent actuellement une base de données sur la santé et les plantes médicinales. D’autres ont l’idée de proposer un petit service de bureautique pour les micro-entreprises du quartier. Des femmes décident de créer une page Web pour vendre les poissons péchés par leurs maris... C’est un effet boule de neige. Mais on laisse les gens aller à leur rythme. D’abord parce qu’ils ont beaucoup d’idées. Ensuite parce que c’est le seul moyen de rendre le cyberpop durable.

Comment résoudre l’obstacle de l’illettrisme ?

Rabiah Abdelkrim Chikh : Nous avons formé des écrivains publics aux principaux logiciels utilisés. Ce sont souvent des jeunes descolarisés ou au chômage habitant les quartiers. Dans chaque cyberpop, ils sont deux pour aider les personnes illettrées à écrire un mail ou créer une page Web. Tant pis si la page n’est pas terrible ! L’essentiel est que les gens se comprennent entre eux et que l’on se mette à communiquer de quartier à quartier, de réseau à réseau...

Économiquement, les cyberpops sont-ils viables ?

Rabiah Abdelkrim Chikh : Nous proposons des tarifs très bas, pour le téléphone et l’Internet. C’est obligatoire pour ouvrir l’accès au plus grand nombre. Mais la demande est très forte. Même à de tous petits prix, les cyberpops parviennent au moins à rémunérer les services des deux animateurs et parfois à réinvestir une partie du chiffre dans le secteur collectif. D’autre part, certaines activités soutenues localement sont aujourd’hui devenues rentables. Par exemple, dans le quartier des Rails, à Dakar, les artisans ont mis sur pied un système de comptabilité écrite. Ça leur a donné les moyens de négocier avec d’autres partenaires, en dehors du quartier, et de se développer. À Yeumbeul, les médecins traditionnels sont en train de créer un réseau qui couvrira bientôt les dix régions du Sénégal. À Pikine, grâce à l’Internet, les femmes des pêcheurs vendent désormais leurs produits jusqu’en Guinée. Et aujourd’hui, elles visent la France.

Propos recueillis par André Mora

(Source : Novethic 15 janvier 2003)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 7724/9102 Régulation des télécoms
  • 592/9102 Télécentres/Cybercentres
  • 6028/9102 Economie numérique
  • 3122/9102 Politique nationale
  • 8821/9102 Fintech
  • 882/9102 Noms de domaine
  • 3429/9102 Produits et services
  • 2631/9102 Faits divers/Contentieux
  • 1279/9102 Nouveau site web
  • 9102/9102 Infrastructures
  • 3185/9102 TIC pour l’éducation
  • 326/9102 Recherche
  • 417/9102 Projet
  • 6407/9102 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 3310/9102 Sonatel/Orange
  • 2643/9102 Licences de télécommunications
  • 460/9102 Sudatel/Expresso
  • 1679/9102 Régulation des médias
  • 2143/9102 Applications
  • 1758/9102 Mouvements sociaux
  • 2978/9102 Données personnelles
  • 275/9102 Big Data/Données ouvertes
  • 1120/9102 Mouvement consumériste
  • 603/9102 Médias
  • 1050/9102 Appels internationaux entrants
  • 2974/9102 Formation
  • 185/9102 Logiciel libre
  • 3971/9102 Politiques africaines
  • 1963/9102 Fiscalité
  • 297/9102 Art et culture
  • 998/9102 Genre
  • 4690/9102 Point de vue
  • 1845/9102 Commerce électronique
  • 2474/9102 Manifestation
  • 554/9102 Presse en ligne
  • 226/9102 Piratage
  • 366/9102 Téléservices
  • 1818/9102 Biométrie/Identité numérique
  • 536/9102 Environnement/Santé
  • 632/9102 Législation/Réglementation
  • 636/9102 Gouvernance
  • 3203/9102 Portrait/Entretien
  • 259/9102 Radio
  • 1399/9102 TIC pour la santé
  • 459/9102 Propriété intellectuelle
  • 141/9102 Langues/Localisation
  • 1865/9102 Médias/Réseaux sociaux
  • 3601/9102 Téléphonie
  • 326/9102 Désengagement de l’Etat
  • 1865/9102 Internet
  • 215/9102 Collectivités locales
  • 711/9102 Dédouanement électronique
  • 2053/9102 Usages et comportements
  • 1741/9102 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 893/9102 Audiovisuel
  • 6166/9102 Transformation digitale
  • 630/9102 Affaire Global Voice
  • 296/9102 Géomatique/Géolocalisation
  • 595/9102 Service universel
  • 1093/9102 Sentel/Tigo
  • 313/9102 Vie politique
  • 2884/9102 Distinction/Nomination
  • 94/9102 Handicapés
  • 1227/9102 Enseignement à distance
  • 1364/9102 Contenus numériques
  • 970/9102 Gestion de l’ARTP
  • 333/9102 Radios communautaires
  • 3129/9102 Qualité de service
  • 929/9102 Privatisation/Libéralisation
  • 275/9102 SMSI
  • 835/9102 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4750/9102 Innovation/Entreprenariat
  • 2304/9102 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 109/9102 Internet des objets
  • 442/9102 Free Sénégal
  • 1956/9102 Intelligence artificielle
  • 527/9102 Editorial
  • 26/9102 Gaming/Jeux vidéos
  • 77/9102 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous