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African Digital Week : « La Côte d’Ivoire a fait des sauts qualitatifs importants »

jeudi 18 janvier 2018

Comment saisir les opportunités de la révolution numérique pour façonner le paysage des affaires et offrir aux ménages africains un cadre de vie connecté en permanence, facilitant l’accès aux services sociaux de base tels que l’éducation et la santé ? Cette question a servi de fil conducteur aux différents panels qui se sont tenus mercredi 17 janvier au Palais de la Culture d’Abidjan, au cours de la première journée du salon African Digital Week (ADW 2018).

En présence des délégations africaines venues du Maroc, de la Tunisie, du Sénégal, du Cameroun, de France et d’Allemagne, les conférenciers ont donné le ton à cet événement qui réunit, pour la première fois, toutes les organisations ivoiriennes de la filière IT (la Confédération générale des entreprises (CGECI), le Groupement des opérateurs des TIC (GOTIC), l’Union des entreprises de télécommunications, le Club DSI), autour d’un thème : « Quels modèles de transformation digitale pour réussir le développement économique et social de l’Afrique. »

De quoi réjouir le président du comité de pilotage de l’African Digital Week 2018. Pour Jocelyn Adjobi, « la satisfaction d’avoir réussi ce pari augure des lendemains meilleurs pour l’Afrique ». Ce d’autant plus que l’African Digital Week sera un cadre d’échange face aux innovations qui peuvent, selon lui, améliorer l’efficacité opérationnelle et la productivité des entreprises. Mais également les conditions de vie et de travail des populations.

Des solutions concrètes

« Il y a eu plusieurs séminaires, ateliers, conférences sur la transformation digitale en Afrique, et il était important que tous les acteurs ivoiriens, réunis autour d’une même plateforme, organisent le débat sur la transformation digitale en Afrique et en Côte d’Ivoire, et aboutissent à des solutions concrètes », a renchéri le président du GOTIC, Patrick M’Bengue.

Férus des TIC, plusieurs centaines de jeunes ivoiriens, parmi lesquels figuraient de nombreux étudiants de l’Université virtuelle de Côte d’Ivoire (UVCI), ont pris d’assaut le Palais de la Culture de Treichville pour élargir leur champ de compréhension sur la notion de transformation digitale. « Nous voulons, dans le cadre de cet évènement, penser, réfléchir à des solutions digitales concrètes pour changer la vie des Ivoiriens et des Africains, et améliorer l’ensemble des chaînes de valeur économique de nos pays. L’enjeu, c’est de sortir de ces conférences avec des solutions concrètes capables d’être mises en œuvre et capables de transformer à court, moyen et long terme, l’avenir digital de nos pays », a-t-il déclaré.

Développer le capital humain

Poursuivant, M. M’Bengue a fait cette observation : « La Côte d’Ivoire a fait des sauts qualitatifs importants en matière de transformation digitale. J’en veux pour preuve le fait que notre pays se trouve aujourd’hui dans le top 10 des pays africains les plus avancés en matière de maturité numérique ; cela valide l’ensemble des efforts qui ont été consentis par notre ministre depuis six ans. Aujourd’hui, l’enjeu en Côte d’Ivoire, c’est de développer le capital humain. »

A l’instar du président du GOTIC, le développement du capital humain, dans des domaines comme le data management, la cybersécurité, le codage informatique, etc., a été évoqué par l’ensemble des panélistes comme la condition sine qua non à une transformation digitale réussie des pays africains, autour de contenus adaptés aux besoins des entreprises, des organisations et des ménages.

Modibo Samaké, le conseiller du ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Poste (MCENP), s’est joint au concert de recommandations en déclarant que « l’Etat lui-même doit fournir du contenu et encourager le développement du capital humain ». Et c’est à juste titre, selon lui, que le renforcement des capacités et la création de l’Ecole supérieure africaine des TIC (ESATIC) figurent en bonne place dans la stratégie numérique de l’Etat de Côte d’Ivoire. Au même titre que la création d’un cadre légal et réglementaire ; la construction d’infrastructures de télécommunications fiables et sécurisées ; le développement de contenus locaux ; et la vulgarisation des TIC.

Pour sa part, Alexandre Zapolsky, président de l’entreprise française Linagora, a indiqué que « le numérique est la clé des relations entre l’Europe et l’Afrique ; une relation qui se veut équilibrée, de pair à pair, pour faire en sorte que le numérique profite à tous ».

Démarrée mercredi, la première édition de l’African Digital Week se déroulera jusqu’au vendredi 19 janvier. En point d’orgue, la cérémonie inaugurale prévue jeudi 18, en présence du MCENP, Bruno Nabagné Koné.

Anselme Akéko

(Source : CIO Mag, 18 janvier 2018)

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