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Accès au services universel : Les journalistes invités à réfléchir sur la question genre

mercredi 18 janvier 2006

La question de l’accès au service universel a été au centre des débats lors de l’ouverture du séminaire sur « Politiques de communication, genre et service universel : Rôle des professionnels des médias », organisé par Enda Ecopole en collaboration avec la Convention des jeunes reporters du Sénégal. Cette rencontre, qui réunira trois jours durant les acteurs d’Ong et autres décideurs, sera un creuset de formation pour les professionnels des médias. Ils seront, au sortir de l’atelier, munis de données pour vulgariser un agenda politique portant sur l’accès au service universel et les questions de genre.

Aussi, l’atelier permettra aux professionnels des médias d’être imprégnés des résultats des travaux effectués par le Réseau genre et Tic au cours de son plan d’action 2003-2005. L’objectif est d’informer les participants sur l’évolution des politiques nationales des Tics en Afrique en termes d’accès et de service universel, de les sensibiliser sur les enjeux en termes de genre. Ces échanges devraient surtout leur permettre de produire des éléments d’information pertinents sur les besoins et effets des politiques locales des Tics.

Introduisant une communication sur la « Prise en compte des questions de genre dans les politiques de service universel », Marie Hellène Mottin-Sylla, du Réseau genre et Tic/ Enda, souligne que : « les politiques de service universel ne peuvent faire l’économie des questions de genre ». Le service universel, souligne-t-on, est la mise en place d’une politique de Tic avec un minimum auquel tout le monde a accès. Avoir un ordinateur à la maison ou disposer du téléphone dans les zones rurales les plus reculées, tel doit être, selon Ken Lohento de l’Institut Panos, l’orientation des politiques de Tic des décideurs. Selon lui, les populations doivent disposer d’un « minimum basique ». Ce service basique est différemment appréhendé suivant le niveau de développement des pays.

Si dans les pays du Nord, la tendance est à l’accès à l’Internet haut débit pour chaque citoyen, dans les pays du Sud par contre, disposer d’un téléphone fixe dans un village relève encore du luxe. C’est pourquoi, plaide Ken Lohento, les décideurs des pays en voie de développement, par le biais des organes de régulation des télécommunications, doivent mettre une politique qui va assurer le service universel. Il s’agit de veiller à ce que ce service soit une obligation au niveau des opérateurs.

Au Sénégal, l’article 2 de la loi numéro 2001-15 du 27 décembre 2001, portant code des télécommunications, définit le service universel comme étant « une mise en service pour tous d’un service minimum ». Au niveau de l’Agence de régulation des télécommunications du Sénégal (Art), on dispose d’un Fonds de développement au service universel. Selon la représentante de l’Art, Madjiguène Mbaye, qui a axé son intervention sur la mise en œuvre des politiques d’accès au service universel au Sénégal, ce fonds permet de financer le gap qui existe entre les zones rurales et les zones urbaines.

L’atelier a par ailleurs permis aux journalistes de s’interroger sur les véritables missions de l’Art. L’Art n’a-t-elle pas les mains liées ? se demandent les journalistes. Ces derniers ne peuvent comprendre que les consommateurs subissent parfois des désagréments notoires à cause des aléas du réseau et que l’organe de régulation ne puisse sortir de sa boîte pour adresser ne serait-ce qu’une sommation interpellative à l’opérateur de téléphonie concerné ?

Issa NIANG

(Source : Wal Fadjri, 18 janvier 2006)

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