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Abdoulaye Diop sur la vente des actions Sonatel : L’Etat a un besoin urgent d’argent

jeudi 16 avril 2009

Le ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, s’est expliqué, hier, sur la cession programmée de 9,7% des parts Sonatel de l’Etat à France Télécom. La principale raison avancée est que l’Etat a des engagements à honorer vis-à-vis des entreprises. L’autoroute à péage et les autres chantiers ouverts doivent aussi être terminés.

Le ministre de l’Economie et des Finances signait, hier, deux protocoles d’accord avec la Banque mondiale et la Commission de l’Union européenne pour le financement du Projet de sécurité et de sûreté du transport aérien en Afrique de l’Ouest et du Centre et celui relatif aux projets du 10e Fonds européen de développement (Fed). En marge de ces signatures, Abdoulaye Diop s’est prononcé sur la vente programmée d’actions Sonatel de l’Etat à France Télécom. ’Pourquoi garder des actions qu’on peut vendre pour financer le développement (...) ?’, s’est demandé le ministre de l’Economie et des Finances qui souligne que tous les pays du monde rencontrent actuellement des difficultés financière et cherchent à trouver des solutions à ces problèmes. Aussi, indique-t-il que l’urgence pour le Sénégal est de parachever les chantiers ouverts, notamment les infrastructures routières, de payer les dettes de l’Etat et de soutenir les politiques économiques et sociales. Selon Abdoulaye Diop, l’Etat ne va pas sacrifier des entreprises à qui il doit de l’argent pour le simple plaisir de sauvegarder ses actions Sonatel.

La cession des 9,7 % des parts de l’Etat a été négociée à raison de 138 000 francs l’action alors que le cours de l’action était à l’époque, à 117 000 francs en bourse, a révélé l’argentier de l’Etat. Le ministre précise que les actions à vendre représentent le bloc stratégique de l’Etat, c’est-à-dire que ce sont des actions non cotées en bourse.

Abdoulaye Diop dit, par ailleurs, ne pas comprendre la réaction des travailleurs de la Sonatel, qui s’offusquent de la vente de ces actions. Il rappelle qu’à la privatisation de la Sonatel en 1997, les employés de la société détenaient 10 % des parts. Aujourd’hui, ils en sont à seulement 5 % de parts dans le capital, selon le ministre qui demande si les travailleurs n’ont pas vendu la moitié de leurs actions, ce qu’ils en ont fait.

Les travailleurs continuent d’avoir les mêmes droits avec la cessation des actions de l’Etat, d’après le ministre qui ajoute que les autorités étatiques ont ‘essayé de protéger les travailleurs de la Sonatel pour leur éviter des positions assez difficiles’. Il déclare, en outre, ‘que France Télécom achète une part n’est pas un élément nouveau’. Dans le cas de cession d’actions, affirme-t-il, l’actionnaire majoritaire a un droit de préemption. Et l’Etat du Sénégal ne pouvait vendre, en priorité, qu’aux actionnaires. ‘On ne peut pas vendre en dehors des actionnaires’, explique le ministre qui estime, par ailleurs, qu’il faut vendre à celui qui a le potentiel de payer rapidement.

Pour rassurer, Abdoulaye Diop dira que le Sénégal perd ‘un peu’ dans la vente des actions puisque la dividende va diminuer. Toutefois, l’Etat va tirer des avantages de cette vente. Les impôts et taxes de la Sonatel représenteraient 80 % de ce que l’Etat gagne dans la société. Selon Abdoulaye Diop, le siège de la Sonatel restera à Dakar où la société va continuer être fiscalisée. Un Sénégalais va rester à la tête de la direction et il y aura un maximum de citoyens du pays dans le Top management de la Sonatel.

La société de téléphonie a étendu ses tentacules dans la sous-région et la base de financement de toutes ces entreprises sera la Sonatel. Ainsi, toutes les décisions qui seront prises par l’actionnaire majoritaire se feront, de concert, avec l’Etat du Sénégal.

Avant la signature du protocole d’accord entre l’Etat et France Télécom, l’opinion avait, pendant longtemps, spéculé sur la vente des actions Sonatel. L’Etat avait toujours démenti son intention de vendre. Aujourd’hui, Abdoulaye Diop avance que, pour une entreprise cotée en bourse, ‘on ne négocie pas sur la place publique, au risque de faire baisser la cote de l’action en bourse’. Toujours est-il que la cession des actions Sonatel à France Télécom, qui pourrait devenir l’actionnaire majoritaire avec 52,2 % de parts, n’est qu’au stade d’accord de principe. En définitive, il est du ressort de l’Assemblée nationale de valider ou non la cession des parts de l’Etat.

Kh. Bakhoum

(Source : Wal Fadjri, 16 avril 2009)

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