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ATDA 2017 : Quel message des entreprises du numérique pour le Sommet UA-UE d’Abidjan ?

lundi 4 décembre 2017

Session 1 des ATDA 2017, 5 représentants d’organisations patronales africaines nous ont fait part des prérogatives et priorités des entreprises du continent pour réussir cette transformation digitale. La session a été modérée par Gilles Babinet, Digital Champion France auprès de l’Union Européenne.

Les 5 intervenants étaient :

  • Kais Sellami, Président de l’UTICA – Tunisie
  • Saloua Karkri-Belkeziz, Président de l’APEBI – Maroc
  • Antoine Ngom, Président de l’OPTIC – Sénégal
  • Patrick Mbengue, Président du GOTIC – Côte d’Ivoire
  • Philippe Arnaud, Président de Digital Réunion – La Réunion

Il s’agissait de proposer un agenda pour le sommet afin de créer des stratégies d’ensemble.

Saloua Karkri-Belkziz : Chaque pays a une stratégie digitale à l’horizon 2020. Mais quid de sa mise en œuvre ? On a créé l’agence du développement du digital. On a les mêmes défis en Afrique. Pourquoi ne pas avoir une stratégie régionale afin de partager les projets, assurer leur portabilité… ?

Patrick Mbengue : En Côte d’Ivoire, la stratégie digitale s’inscrit dans une stratégie globale et inclusive. Son sens doit permettre de s’inscrire dans une stratégie régionale ; optique de cybersécurité, de contenus avec des déterminants sectoriels dans chaque pays.

Antoine Ngom : On doit sortir d’ici avec des propositions concrètes dans la perspective de la rencontre d’Abidjan. C’est à nous, secteur privé d’impulser la dynamique.

Dans la feuille de route UE-UA 2014/2017, on trouve 2 fois le mot numérique : archivage et TNT, ce qui apparait très léger. Il faut que nos recommandations puissent s’inscrire dans la recommandation finale du sommet d’Abidjan.

Il faut que le numérique soit un domaine prioritaire dans les relations UE/UA.

Il faut que le secteur privé soit au cœur et le leader des recommandations et des échanges numériques.

Philippe Arnaud : Attente des acteurs privés pour investir à partir du moment où le contexte réglementaire, juridique et de sécurité permet de travailler dans des normes correctes.

Dans le cadre du sommet on attend que les régulateurs s’interconnectent.

Filière numérique à la Réunion : 1,4 milliard € par an

Gilles Babinet : On voit surgir deux idées nouvelles :

  • Présence des acteurs économiques
  • Régulation spécifique des régulateurs.

La Tunisie a mis en évidence très tôt le capital humain. Peut-on démultiplier ce qui a été fait sur la Tunisie dans la région ?

Kais Sellami : Idée d’un conseil africain du numérique avec un représentant des chefs d’Etat de chaque pays. Smart Africa est un des ingrédients de coopération entre les Etats. Il y a aussi l’alliance du club des DSI, … Il faut maintenant faire vivre les plates-formes.

En ce qui concerne le capital humain, on se heurte à un problème à la fois qualitatif et quantitatif.

L’important ce ne sont pas les diplômés mais les compétences pour répondre aux demandes des entreprises.

Gilles Babinet : comment fait-on pour former des talents qui restent en Afrique ?

Antoine Ngom : L’implémentation d’Atos au Sénégal fait partie des actions qui fixent les talents.

Il faut non seulement disposer des ressources suffisantes mais leur donner les opportunités pour développer leur propre compétence. Donc engager une transformation digitale de l’économie pour fixer ces talents.

Saloua Karkri-Belkeziz : 30 000 emplois de jeunes notamment sur Casablanca. Mais on doit accélérer la formation car beaucoup de nos jeunes partent en Europe. Il faut le mettre dans les recommandations. Il faut favoriser le financement des formations pour que les Africains puissent travailler depuis leurs pays pour l’Europe.

Idée de mettre un % dans le numérique pour tout investissement en Afrique. Cela aura un effet d’accélérateur pour le digital.

Le défi de l’emploi ce sont les actions des entreprises africaines qui doivent le mettre en place et pas uniquement des entreprises européennes.

Gilles Babinet : L’importance de la régulation. Les plus grands collecteurs d’impôts sont les régulateurs. Pouvons-nous leur confier des objectifs d’impacts ?

Les régulateurs collectent les fonds du service universel. Il faut donc utiliser ces fonds pour lancer des appels à projets notamment en termes de contenus.

Philippe Arnaud : Idée de mettre tous les efforts sur la formation et la montée en compétence. Si on ne le fait pas on va prendre du retard.

3 propositions :

  • La jeunesse de la population qui vit hors des villes doit être intégrée
  • La mobilité régionale des étudiants via des socles communs de formation et d’accréditations des diplômes entre les pays.
  • Faisons un Erasmus numérique francophone en Afrique.

Kais Sellami : Les entreprises traditionnelles en Afrique –agriculture, industrie, administrations – ne sont pas au niveau en termes de digital. Il faut une prise de conscience au niveau des chefs d’entreprises.

Gilles Babinet : A ce conseil africain du numérique, devraient être associées des instances européennes.

(Source : CIO Mag, 4 décembre 2017)

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- Taux de pénétration des services Internet : 63,21%

(ARTP, 30 septembre 2017)

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(ARTP, 30 septembre 2017)

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